20è colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH
Journée Franz KALTENBECK

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« Je n’arrive jamais à m’endormir», «je me réveille en sursaut au milieu de la nuit et je ne peux pas me rendormir», «j’en ai perdu le sommeil», «mon enfant refuse de faire ses nuits», qui n’a eu l’occasion de dire ou d’entendre des phrases de ce genre? L’insomnie nous renvoie à une




expérience intime, qu’elle accompagne une période de crise ou semble s’installer pour longtemps.

La médecine,

qui en a fait un problème majeur de santé publique, tente d’y apporter des réponses immédiates – l’abondance des prescriptions et la consommation de médicaments du sommeil en témoigne. Des services spécialisés en pathologie du sommeil ont été ouverts dans les hôpitaux, dans un but non seulement de diagnostic et de soin, mais aussi de recherche et d’enseignement1 ; nombre de leurs publications scientifiques sont d’ailleurs régulièrement relayées par les media. Car il ne s’agit pas seulement de dormir – ce qui est un impératif biologique – mais de «bien dormir», c’est-à-dire ni trop peu, ni trop. Notre sommeil doit répondre à des normes de plus en plus précises : dormons-nous suffisamment, aux bonnes heures, faut-il bannir la grasse matinée ou la sieste, respectons-nous les cycles circadiens – cette horloge biologique qui rythme l’alternance des périodes de veille et de sommeil –, souffrons-nous d’apnées du sommeil? Nous plaignons-nous de somnolence diurne, voire d’hypersomnie? Ou aussi de cauchemars ?

En même temps, à l’opposé, des études, spécialement dans le domaine militaire, se donnent pour objectif de décupler les capacités d’éveil (de 34 à 64 heures) des hommes en opération à haut risque. Comment se débarrasser du sommeil lorsque la vie de tous dépend de la vigilance de quelques-uns ?
Or, si la médecine et les neurosciences nous prescrivent ainsi d’une façon normative les modalités du bien dormir, elles cherchent moins à éclairer le vécu subjectif de l’insomnie qu’à réduire celle-ci: «La dette de sommeil doit toujours être réglée», affirme le professeur Stuart Peirson, de l’université d’Oxford.

Dès le départ, la psychanalyse a pris ces questions de biais en introduisant le désir en tiers entre le sommeil et le rêve. Freud met en effet le désir au principe du rêve comme du sommeil. Si on le sait bien pour le rêve – qui ne connaît aujourd’hui la théorie freudienne du rêve comme accomplissement d’un désir? – on l’oublie pour le sommeil. Et pourtant, pour Freud, le sommeil fait bien l’objet d’un désir et non pas d’un simple besoin – comme l’a souligné Lacan, non sans relever le côté énigmatique d’une telle affirmation. Que signifie en effet un désir de dormir dès lors que le sommeil demande l’abandon passager des investissements libidinaux sur le monde, comme des vêtements que l’on quitte? Et qu’implique par rapport à un tel désir de dormir l’insomnie envisagée cette fois comme un symptôme? En outre, comment articuler l’un à l’autre le désir de dormir et le désir du rêve? Le meilleur gardien du sommeil est, selon Freud, le rêve qui retarde le moment du réveil, le rêve qui est soutenu par un désir plongeant ses racines dans l’inconscient et dans l’enfance. Ce désir infantile ne déterminerait donc la création du rêve qu’en s’alliant au désir de dormir, le mécanisme du rêve s’ordonnant ainsi autour de l’articulation de ces deux désirs. Cet équilibre est du reste rendu fragile par la censure, fonction qui, selon Freud, nécessite le déguisement du désir du rêve, en tant qu’il est par hypothèse un désir refoulé. Or la censure ne dort pas, même si le sommeil atténue la résistance du moi au désir à laquelle celle-ci équivaut.

Freud postule par ailleurs une continuité entre le rêve nocturne et la rêverie diurne. Car la rêverie diurne vise elle-même à un accomplissement de désir. Lacan accentue le trait: nous passerions donc notre vie à rêver et le réveil ne se produirait que le temps d’un éclair, d’un battement, l’instant d’un changement de rideau: on ne se réveillerait que pour continuer à rêver – à rêver tout éveillé. Que vise Lacan avec cette métaphore du rideau? Serait-ce le réel, défini comme l’impossible à supporter, que la rêverie (ou le rêve) nous permettrait d’éviter? Et si nous ne faisons que sauter d’un rêve (nocturne) à l’autre (diurne), l’insomnie ne serait-elle qu’une autre espèce particulière de rêve? Ou bien au contraire, doit-on voir dans l’insomnie la présence insistante du réel, tapi derrière ce rideau, qui mettrait en échec la fabrication du rêve protecteur du sommeil?
Peut-on alors rapprocher l’insomnie des rêves qui mettent en échec la qualité du sommeil, que Freud a liés à l’au-delà de ce principe d’équilibre que constitue le principe de plaisir ainsi qu’à la compulsion de répétition soutenue par la pulsion de mort? Parmi ces rêves où l’accomplissement de désir n’est pas évident, on trouve les rêves répétitifs dans lesquels le sujet revit un événement traumatique (actes de guerre, agressions, pratiques sexuelles imposées, etc.). Cette catégorie de rêves pointée par le contemporain de la Première Guerre mondiale qu’a été Freud revêt du reste une actualité toute particulière dans le contexte de notre époque, marqué par les attentats.
Quel est enfin le lien de l’insomnie au cauchemar, Alptraum, terme qui n’est presque jamais utilisé par Freud qui lui a préféré celui de rêve d’angoisse? Franz Kaltenbeck, dans son article «Extension du domaine du cauchemar2 », indiquait que Freud «n’avait pas besoin de faire grand cas du cauchemar parce que sa découverte de la formation des rêves [avait], en elle-même, un côté cauchemardesque» dans la mesure où le rêve se nourrit des restes diurnes et garde une part «d’inconnaissable». Cette part d’énigme montre qu’on ne peut pas caractériser le cauchemar seulement par l’affect d’angoisse.
Ainsi une analysante évoque un cauchemar répétitif: elle est poursuivie par une ombre menaçante. À l’instant d’être saisie par l’ombre, elle se réveille angoissée. L’ombre figure sa mère, qu’elle perçoit comme une menace qui peut l’engloutir. L’angoisse qui la réveille surgit juste avant de savoir ce qu’il en est de ce réel énigmatique, ici la jouissance de sa mère. Le cauchemar s’interrompt pour la protéger de ce savoir insupportable. Lacan l’avait noté: «Quand il arrive dans le rêve (des analysants) quelque chose qui menacerait de passer au réel, ça les affole tellement qu’aussitôt ils se réveillent […], c’est-à-dire qu’ils continuent à rêver3.»
S’il y a – éventuellement – une communauté de structure entre l’insomnie et le cauchemar, il faudra donc la rechercher non seulement dans notre angoisse face au réel mais aussi dans notre désir de ne rien savoir de notre inconscient, qui commande le refoulement et la censure.
Alors, que pouvons-nous attendre d’une psychanalyse, qui est justement la seule façon de nous approcher de notre savoir inconscient? Nous permettra-telle de soulever le masque et de nous réveiller enfin? Pour Lacan, le réel ne se démasque pas, mais nous pouvons, comme le fait la patiente citée ci-dessus, le cerner grâce à la parole adressée à l’analyste, celle qui raconte notre vie et nos rêves nocturnes ou diurnes, séance après séance. Nous serons ainsi en mesure de déchiffrer et dénouer nos symptômes douloureux et d’avoir un aperçu sur ce qui nous permet d’éviter le réel: nos rêves et nos fantasmes.

Notre colloque soumettra ces questions à l’épreuve de la clinique psychanalytique ou psychothérapeutique, grâce aussi à des exemples empruntés à la littérature, l’art ou le cinéma. Des chercheurs d’autres disciplines, scientifiques, psychiatres, philosophes, viendront éclairer et nourrir nos débats avec les participants.

1 Comme par exemple à l’Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière à Paris qui travaille en réseau avec Le Centre de l’Insomnie du service de neurophysiologie dirigé par le Pr Lionel Naccache
2 Franz Kaltenbeck, Savoirs et clinique n° 12, p. 196.
3 Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XX, Encore, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Le Seuil, 1975, p.52-53.

SKEMA Lille, avenue Willy Brandt, 59777 Euralille, métro : gares. (30€ / TR 10€)

Les intervenants au colloque sont :

– Isabelle BALDET, Psychanalyste à Lille, présidente de l’ALEPH, membre du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH et enseignante à l’association « Savoirs et clinique ». :

« 
Cauchemars d’exil »

La difficulté à dormir, voire son impossibilité, la répétition de cauchemars horrifiques et la ténacité de terreurs nocturnes sont souvent les motifs qui conduisent les réfugiés d’un CAO (centre d’accueil et d’orientation) à se présenter à « l’accueil-psy », proposé depuis trois années par des psychanalystes bénévoles. Ecouter cette plainte et leur proposer de raconter ce qui hante leurs jours et leurs nuits est une façon d’entrer de plein fouet dans des existences que la vie a cruellement malmenées et de mettre à l’épreuve la théorie freudienne relative au rêve et à la pulsion de mort.

– Ariane BAZAN, Giulia OLYFF et Justine BRUXELMANE : « A propos des choses, et des lettres, dans le rêve »

Dans les années 60 le psychanalyste et chercheur Américain Howard Shevrin met à l’épreuve l’idée de Freud (1900, p. 242) que « le rêve est un rébus » et montre que, quand on présente un rébus subliminal composé d’un dessin d’une plume (pen) suivi d’un dessin d’un genou (knee) à des participants et qu’on les réveille dans la phase REM de leur sommeil, il produisent plus d’associations phonologiques (ex. anyopen) et d’associations rébus (ex. money) que quand on les réveille dans la phase non-REM. Récemment nous avons répliqué ce résultat (Steinig et al., 2017).

Nos études récentes, menées par Giulia Olyff, montrent que des participants tout venants ‘résolvent’ des rébus (supraliminaux) sans s’en rendre compte. Quand on leur demande d’associer à partir d’un mot tel que jus, précédé d’une image d’une scieet d’un tronc, ils produisent plus fréquemment l’association citronque dans une condition contrôle. Cependant, de façon étonnante, nos résultats montrent aussi qu’il n’y a pas d’argument pour prétendre à une résolution de rébus, mais qu’il ne pourrait s’agir « que » d’un simple effet d’amorçage phonologique sur base d’images.

Ceci peut s’accorder avec le fait qu’il n’y a dans toute l’Interprétation des Rêves pour ainsi dire pas de rêves qui prennent strictement la forme d’une série d’images à propos de la quelle on peut dire que « si vous transformez chaque image en son mot équivalent, ou son homonyme, vous obtiendrez une phrase qui est grammaticale et significative » (Blechner, 2018, p. 12). Par contre, comme pour nos résultats, il s’agit en effet plus souvent d’entendre les images sur leur formes phonologiques pour accéder aux contenus latents. 

Pourquoi Freud insiste-t-il alors à nous dire que le rêve est un rébus? Nous proposerons que dans l’idée de Freud raisonnait également toute l’idée historique du rébus, qui, selon l’Oxford English Dictionary, est également « une représentation énigmatique d’un mot ou d’une phrase par des images, des symboles, des agencements de lettres, etc. ». Aux époques médiévales, en effet, les rébus figurant des lettres faisait plus facilement partie du langage courant – tel l’enseigne de cette rue à Amiens,un A sur une ansequi figure la rue de L’Assurance. A l’aide de quelques fragments cliniques, nous proposerons que, si l’inconscient et le rêve sont en effet des rébus, ce soit aussi de chercher une signification en déchiffrant une syntaxe de la figuration des lettres au sein des mots (voir également Lacan, 1966-1967). 

Blechner, M. J. (2018). The Mindbrain and Dreams: an Exploration of Dreaming, Thinking and Artistic Creation(vol 43). New York: Routledge.

Freud, S. (1900/1967). L’Interprétation des rêves, trad. Meyerson, PUF.

Lacan, J. (1966-1967). La logique du fantasme, séminaire inédit.

Shevrin, H., Fisher, C. (1967). Changes in the effects of a waking subliminal stimulus as a function of dreaming and nondreaming sleep. J. Abnorm. Soc. Psychol. 72, 362–368. doi: 10.1037/h0024768 

Steinig, J., Bazan, A. Happe, S., Antonetti, S., Shevrin, H. (2017).Processing of a subliminal rebusduring sleep: Idiosyncratic primary versus secondary process associations upon awakening of REM- versus non-REM-sleep.  Frontiers in Psychology8, 1955. DOI=10.3389/fpsyg.2017.01955

Ariane Bazan, Dr Biologie (Gand)/Psychologie (Lyon), professeure de psychologie clinique et psychopathologie (ULB), psychanalyste
Giulia Olyff, MSc Psychologie Clinique (ULB)
Justine Bruxelmane, BA Psychologie (ULB)

– Daisuke FUKUDA,Docteur en psychanalyse de l’université de Paris VIII, maître de conférences à l’université Aoyama Gakuin (Tokyo). :

« Savoir-faire avec ses cauchemars — Lecture de Traumprotokolle de Theodor W. Adorno »

De 1934 à 1969, Adorno notait ses cauchemars liés principalement à l’atrocité du nazisme dans son ouvrage intitulé Traumprotokolle, traduit en français sous le titre de Mes rêves. Plusieurs scènes d’exécution très crues auraient pû susciter l’angoisse intense qui empêcherait le sommeil du philosophe allemand. Or ce n’est pas le cas. Après la prise de note de ses rêves, il s’endormait « paisiblement » dans son lit. Comment a-t-il vécu Adorno ses cauchemars ? La lecture de Traumprotokolle révèle non seulement la pensée intime de l’auteur de La dialectique négative mais aussi l’artifice secret qu’il a mis en place afin de ne pas enflammer le réel. 

– Darien LEADER, Psychanalyste à Londres :

« Comment le sommeil est-il possible ? »

Le sommeil est souvent pris pour acquis et considéré comme un état naturel. Mais une fois que nous reconnaissons, avec Freud et beaucoup d’autres, qu’il est quelque chose qui doit être soigneusement conçu et entretenu, nous pouvons nous demander quelles sont ses conditions. Pourquoi les humains, contrairement aux autres espèces, doivent-ils souvent se laisser entraîner par le sommeil?

Traduit en plus de vingt langues, Darian LEADER a publié, entre autres, À quoi penses-tu ?, Les incertitudes de l’amour(Odile Jacob, 1998), Au-delà de la dépression, (Payot, 2010) et chez Albin Michel, en 2014, Bipolaire, vraiment ?

– Dr Eric LE TOULLEC, Psychanalyste et psychiatre à Toulouse,président du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH et enseignant à l’association « Savoirs et clinique »:

« 
L’insomnie et son double littéraire, figure de l’inquiétante étrangeté ».

Dans la psychiatrie et plus généralement la médecine, l’insomnie revêt l’évidence d’un symptôme à éradiquer de force, notamment dans la dépression. En revanche, pour la psychanalyse, il s’agira, afin et avant de défaire le symptôme, de savoir comment il s’est mis en place, c’est-à-dire d’en élucider le sens caché en interrogeant sa dimension inconsciente. En effet, l’insomnie met en échec toute forme d’interprétation readymade(prête à porter). Autrement dit, au-delà de la plainte récurrente du manque de sommeil qui nous est adressée, l’analyste incitera l’insomniaque au déchiffrage de son symptôme. 

Je soutiendrai l’hypothèse de l’inscription de l’insomnie dans le champ des formations de l’inconscient, en m’appuyant tant sur la clinique psychanalytique que sur la littérature : grâce à un cas clinique, d’une part, et différentes références littéraires d’autre part (E.T.A. Hoffmann, Nadine Gordimer, Alice Munro).

– Manya STEINKOLER, Psychanalyste à New-York. : 

«Treading on My Dreams » 

« Les rêves sont très littéraux. Les patients sont seulement capables de « pensées concrètes », ce qui est une espèce de restriction à une meilleure façon de penser du fait qu’ils sont collés au stade préœdipien. » Cela va avec l’image même de la clinique : « pas suffisamment de séparation, division primitive, envie pathologique, passage à l’acte, grandiosité, mégalomanie, tendance à fantasmer », ce qui est tout de même curieux étant donné l’accent mis sur le « concret »… « absence de limites, égo faible, comme si ceux deux aspects allaient nécessairement de pair – « excès de cauchemars, perturbations cognitives, sadisme, incapable d’un transfert.

J’étais écrivaine quand je me suis fait hospitaliser après la mort de mon père. Je rêvais que je couchais avec lui. Après avoir été diagnostiquée « cas limite », « trouble de l’identité, » « incapable d’avoir des rêves non littéraux », j’y suis restée deux ans m’efforçant de guérir. Après tout, qui veut être porteur d’un tel diagnostic ? j’étais déterminée à aller mieux. Un jour, ils m’ont dit que j’allais mieux et je suis partie. J’avais tout à fait cessé de rêver. Je ne parle à personne. Ça fait des années que je n’écris plus et je ne peux pas sortir de chez moi. Telle est mon histoire. »

C’est ainsi qu’une patiente s’est présentée à moi il y a près de deux ans. 

Cet exposé explore l’idée qui met en évidence les rêves dit « primitifs » ou concrets » relatifs à un trauma. Il revient sur quelques commentaires de Freud et de Lacan, et critique également la jouissance en jeu dans la position supposée « non primitive » de la théorie analytique, dans la mesure où elle attribue de manière diagnostique ce types de rêves à « ce dont l’analyste ne veut pas ». Il y a-t-il des « différences » dans la technique avec un rêve dit « primitif » ? De tels rêves, de tels rêveurs, posent-ils un problème particulier ? La différence est-elle importante « littéralement » pour la cure ? Si oui , comment et de quelle façon ? 

– Antoine VERSTRAET, Psychanalyste à Lille, membre du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH et enseignant à l’association « Savoirs et clinique » : «  Les insomnies de Franz Kafka »

Dans son Journal, Kafka parle des écrivains qu’il admire, du théâtre, du judaïsme, de Felice et de Milena. Il y explique également que son existence se réduit à sa volonté de décrire sa « vie intérieure, qui a quelque chose d’onirique ». C’est ainsi que nous y trouverons des propos concernant son angoisse, ses insomnies et ses difficultés à trouver le sommeil. Cette plongée dans le Journalnous offrira une occasion de nous intéresser aux cauchemars de Kafka, et nous tenterons de montrer comment l’écrivain s’approche et répond à cette étrangeté, inquiétante, qui le menace.