Le mal-être a-t-il un genre ?

Cousteaux et Pan Ke shon ont étudié la question de la sexuation dans le suicide[1]. Leurs outils étant essentiellement épidémiologiques et statistiques, is prennent leur départ du livre princeps de Durckheim. Mais, la question vaut d’être posée. Leurs observations sont utiles car elles montrent la dimension sociologique de la question du genre pour le suicide. J’en retiens l’idée essentielle que la typologie sexuelle est fortement marquée dans ce domaine.

La question posée est celle de savoir pourquoi les hommes se suicident-ils plus que les femmes ? Continuer la lecture de « Le mal-être a-t-il un genre ? »

Un aperçu des modalités « caractéristiques » du suicide des hommes et des femmes

Ludwig Binswanger était d’abord psychiatre à la clinique du Burghozli dirigée par Eugen Bleuler. Après sa rencontre avec Freud, il échange avec lui une correspondance assez volumineuse. Il crée ensuite la Daseinanalyse qui inspire la phénoménologie.

Dans l’une de ses lettres [1], Freud évoque d’abord le cas d’une patiente de Binswanger, Mlle Faure (le cas serait publié ( ?) dans Essai d’analyse d’une hystérie, 1909).

Mlle Faure a le fantasme d’une grossesse. Inconsciemment, elle considère que la grossesse est un empoisonnement. Sa peur de l’infection recouvre son envie d’avoir un enfant.  Continuer la lecture de « Un aperçu des modalités « caractéristiques » du suicide des hommes et des femmes »

Les modalités sexuées du suicide selon Freud

Voici une lettre de Sigmund Freud adressée à Binswanger, publiée dans la correspondance (Sigmund Freud – Ludwig Binswanger : correspondance, 1908-1938, trad. R. Menahem et M. Strauss, Calmann-Lévy, Paris, 1995).

Cette lettre est précieuse pour poursuivre la réflexion à propos du suicide. En particulier, le commentaire centré sur la différence des sexes qui pourrait faire croire qu’il existe un suicide d’homme et un suicide de femme. Continuer la lecture de « Les modalités sexuées du suicide selon Freud »