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Monthly Archives: novembre 2012

Psychanalyse du travail : aliénation et jouissance

2 ème journée d’étude organisée par ALEPH et CP-ALEPH

Samedi 19 janvier 2013

CHANGEMENT DE LIEU : la journée se tiendra à l’IAE-Ecole Universitaire de Management, 104 avenue du Peuple Belge à Lille, amphithéâtre 152

Le travail est devenu un thème central de préoccupation : dans la sphère médiatique, politique ou sociale, mais aussi en analyse puisque nombre d’analysants en parlent à longueur de séance. Après la journée Psychanalyse du travail : du symptôme au suicide, organisée en 2011 par l’ALEPH, nous proposons ici de continuer à explorer l’articulation entre travail et psychanalyse, pour dégager en quoi la psychanalyse peut permettre de renouveler la manière d’aborder certaines problématiques liées au travail. 
Concept historiquement indissociable du travail, l’aliénation a été abondamment traitée en philosophie, en économie ou en sociologie. Pourtant, la psychanalyse, notamment lacanienne, permet d’éclairer la question de l’aliénation au travail avec subtilité, en prenant au sérieux le fait que travailler mobilise toujours la figure de l’Autre, et en articulant la problématique de l’aliénation à celle de la subjectivation. La subjectivation implique en effet ce moment de choix très particulier que Lacan définit comme un « choix forcé », le vel, opération logique qui détermine l’existence même du sujet parlant et lui permet de vivre, mais n’en est pas moins profondément traumatique parce qu’elle implique une perte irrémédiable et ouvre au manque. Choix forcé, car il impose au sujet d’en passer par les signifiants de l’Autre mais, en soumettant le sujet aux lois de la parole et du langage, détermine aussi les rapports du sujet à son symptôme. Choix dont on ne peut constater les effets que dans l’après-coup.
La clinique psychanalytique montre la part intime mise par chacun dans son travail, et en quoi celui-ci devient souvent un symptôme qui lui est singulier, articulé à sa structure clinique. Chacun souffre de ce symptôme qui pourtant le soutient. Considérer le travail en terme de symptôme implique de prendre en compte, à côté de la souffrance réelle qu’engendre tout symptôme, le plus-de-jouir qu’il produit – le plus-de-jouir étant un terme que Lacan élabore à partir de celui de plus-value chez Marx. La jouissance apparaît ici comme un « envers de la souffrance » auquel il faut prêter particulièrement attention si l’on ne veut pas escamoter ce qui se joue de singulier dans le rapport du sujet au travail. Nous explorerons les liens entre travail, symptôme et jouissance.

Ouvert à tous, participation aux frais 30 euros (10 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi)

Renseignements : aleph-savoirs-et-clinique.org

Ecoutez Joseph Schovanec, il a des choses à nous dire !

Joseph Schovanec est longuement interviewé par Mathieu Vidard dans son émission de France Inter « la tête au carré ». Il est l’auteur de « Je suis à l’Est !« , Plon, 2013

Ce qu’il nous explique sur l’autisme parait très important.

Ecoutons-le !

Pour écouter l’émission : cliquez sur ce lien

Présentation de l’émission : cliquez sur ce lien

 

Une journée avec Freud sur France Inter

Elisabeth Roudinesco et Marcel Rufo : cliquer sur ce lien ou sur celui-ci 

François Morel : cliquer sur ce lien

Elisabeth Badinter : cliquer sur ce lien

Pierre Laurent Assoun, Samuel Lezé et Ursula Renard : cliquer sur ce lien 

Jean-Claude Ameisen et François Ansermet : cliquer sur ce lien

 

 

 

 

 

 

 

 

Atelier suicide, genre et sexe

Atelier animé par Emmanuel Fleury et Brigitte Lemonnier

mardi 20 novembre, de 21h15 à 23h00  

En Inde, des femmes sont exposées à la violence de leur mari. Par leur immolation, ne protesteraient-elles pas contre l’horreur de cette situation ?
Ce n’est pas ce qu’aurait pensé la philologue Nicole Loraux. Dans la tragédie grecque, le suicide est une « solution de femme et non un acte héroïque », affirme-t-elle. La pendaison surtout, comme celle d’Antigone étranglée dans le noeud de son voile. Où se redouble la féminité, car à la corde, les femmes savent substituer les parures dont elles se couvrent et qui sont autant d’emblèmes de leur sexe.
Il est donc légitime de se demander s’il existe un lien entre le suicide et la sexuation (le fait d’être un homme ou une femme).
Freud semble dans un premier temps, donner une valeur sexuelle aux moyens par lesquels on se suicide. Celui qui se pend «devient quelque chose qui pend de toute sa longueur», dit-il. Mais, s’il est possible d’en tirer une typologie sexuelle, celle-ci ne paraît pas forcément obéir à une loi universelle.