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24ème colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH
Au théâtre de la Verrière à Lille
samedi 18 mars 2023

Les idéaux de genre
La complexité psychanalytique du sexe chez l’enfant

Argument disponible dans la brochure de Savoirs et clinique à cette adresse : https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/wp-content/uploads/2022/07/SC-2022-2023-Brochure.pdf

« Elle est lui, il est elle », entend-on bruire dans les médias, les cours de lycées
et sur les réseaux sociaux. Le genre n’apparaît plus comme une donnée liée au sexe biologique mais comme le concept d’une identité qui peut y contredire. Certains adolescents refusent le binarisme sexuel et se lancent dans une transition sexuelle.
L’affirmation d’une identité de genre construite à l’encontre de tout ce qui serait censé découler de l’appartenance à un sexe, comme celle de la « fluidité » supposée rendre possible une telle démarche de transition, semblent s’inscrire parmi les idéaux de nos sociétés. En effet, les demandes de transitions sexuelles deviennent de plus en plus fréquentes. Par exemple, une étude récente, réalisée au sein d’une dizaine de lycées de Pittsburgh (États-Unis), révèle une prévalence nettement supérieure aux estimations antérieures : 10 % des élèves se déclarent désormais transgenres ou non binaires ou de genre incertain. En France, les demandes de changement de prénom explosent. On voit se manifester, tôt dans la vie, l’idée de ne pas être du sexe qu’on vous a assigné à la naissance. En venir à cette conclusion forte suppose cependant que l’adolescent ou l’enfant ait préalablement appréhendé la différence des sexes, ce qui est loin d’être une évidence.

Comment la psychanalyse aborde-t-elle cette différence ? Freud affirme avec force, on le sait, l’existence de la sexualité infantile pour les filles et les garçons. Alors qu’il n’y a selon lui qu’une seule libido, dite masculine, le complexe de castration détermine, sur un mode symétrique inversé, l’évolution différenciée de la fille et du garçon. Le garçon se détourne de l’amour œdipien voué à sa mère car il craint son père et la perte de son organe viril. La petite fille comprend vite que sa mère, semblable à elle-même, n’a pas l’organe viril et, en tirant les conséquences, se détache d’elle pour se tourner vers son père dont elle attend cet organe valorisé, éventuellement sous la forme d’un enfant. Elle entre dans l’œdipe pour y rester durablement, comme dans un port, dit Freud. Ces thèses ont été l’objet d’intenses débats des mouvements analytiques freudien et postfreudien, alors que des psychanalystes femmes et des féministes critiquaient la théorie freudienne.

Lors de son retour à Freud dans les années 50-60, Lacan relit les textes freudiens à partir de la théorie du signifiant et du structuralisme. Le signifiant du phallus, associé au Nom-du-Père, domine alors le rapport de chacun au sexe. Des formules, travaillées de manière à éviter une propriété telle qu’avoir ou ne pas avoir, déconstruisent la détermination anatomique des sexes : la femme n’est pas sans l’avoir, l’homme n’est pas sans l’être, etc. Signifiant du désir de l’Autre, le phallus n’est pas un organe : il symbolise le manque à avoir et la nostalgie de ne plus l’être pour les deux sexes (castration) et oblige le sujet au paraître dans un monde fait de semblants, mais que déchirent des pulsions nouées à la pulsion de mort qui reste le roc du réel.

Dans les années 70, Lacan aborde la différence sexuelle dans le cadre d’une logique grâce au concept aristotélicien du « pas-tout » qui caractérisera la féminité, pour une part hors-la loi phallique, à la différence de la masculinité toute phallique.
Le pousse-à-la-femme caractérise l’idéal féminin auquel aspirent, à l’instar du Président Schreber, nombre de sujets, hommes ou femmes anatomiques.
À son époque, Freud ne parlait évidemment pas en termes de « genre », même si certains cherchent à réintroduire rétroactivement cette notion dans ses théories
– ce qui semble anachronique. Si Lacan ne l’ignore pas, il considère que le genre reste une notion grammaticale, certes riche 2 – sa référence étant le dictionnaire de Damourette et Pichon -, mais qui ne suffit pas à définir la complexité de ce qu’il
nomme « la sexuation », soit le rapport de chaque individu au sexe, caractérisé par la façon dont il jouit dans ses relations de désir et d’amour, ratées, symptomatiques ou ravageantes selon les cas ».

Lire la suite de l’argument dans la brochure de Savoirs et clinique à cette adresse : https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/wp-content/uploads/2022/07/SC-2022-2023-Brochure.pdf

Masques et mascarades

22ème colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH

Samedi 29 mai 2021

Pendant la pandémie, n’avons-nous pas fait la même expérience, non sans inquiétante étrangeté, à la vue de nos semblables tous uniformément masqués dans la rue ? Et la psychanalyse elle-même n’en a-t-elle pas été affectée : nouvelles expériences de séances le visage masqué, surprises de la défiguration, et, alternativement, visages démasqués en vidéo ou absents au bout du fil ?

Le masque est entré dans l’histoire de la psychanalyse, tout à son début, lorsque Freud a fait pour la première fois l’« analyse complète d’une hystérie ». Face à la belle indifférence de Fraülein Élisabeth von R., il s’est souvenu d’une phrase du Faust de Goethe – « ce petit masque-là fait augurer un sens caché ». Or il n’y avait rien de substantiel sous ce masque, il fallait juste faire parler le symptôme de conversion de la jeune fille – une paralysie signifiant un désir refoulé.

Lire la suite de l’argument

En visioconférence

Programme

L’enfant tyran, 21ème colloque de l’Aleph, le samedi 7 novembre 2020

C’est avec une grande fierté que l’Aleph annonce la tenue de son 21 ème colloque, le samedi 7 novembre 2020 à Skema à Lille.

EN VISIO-CONFERENCE

Initialement prévu le 21 mars 2020, le colloque a été reporté en raison des mesures prises par le gouvernement français pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

« Il n’est pas rare de voir arriver en consultation des parents exténués, dépassés par leur enfant qui semble ne répondre à aucune de leurs demandes, sur qui rien ne semble avoir prise. Ils décrivent alors les altercations systématiques avec les camarades de classe et les frères et sœurs, les conflits avec les enseignants et éducateurs, les exigences alimentaires et vestimentaires, les nombreuses activités extra-scolaires commencées et vite arrêtées, les devoirs non faits, les difficultés d’apprentissage, les troubles du sommeil, l’impossibilité de se faire obéir, etc….. ».

Lire la suite dans l’argument de la journée

Argument, formulaire d’inscription et programme à cette adresse

L’insomnie : sommeil, rêves, cauchemars, samedi 23 mars 2019, à Lille

20è colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH
Journée Franz KALTENBECK

« Je n’arrive jamais à m’endormir», «je me réveille en sursaut au milieu de la nuit et je ne peux pas me rendormir», «j’en ai perdu le sommeil», «mon enfant refuse de faire ses nuits», qui n’a eu l’occasion de dire ou d’entendre des phrases de ce genre? L’insomnie nous renvoie à une expérience intime, qu’elle accompagne une période de crise ou semble s’installer pour longtemps.

Continuer la lecture de « L’insomnie : sommeil, rêves, cauchemars, samedi 23 mars 2019, à Lille »

« Signer » de Nurith Aviv, le jeudi 13 décembre 2018 à 20 h 00

« Signer », le film de Nurith Aviv sera projeté le jeudi 13 décembre 2018, à 20 h 00, au cinéma La Métropole à Lille

La projection sera suivie d’un débat

avec Nurith Aviv

animé par Annie Risler, linguiste à l’Université de Lille

et Emmanuel Fleury, psychanalyste,

modéré par Monique Vaneufville, psychanalyste.

Dans son film SIGNER, Nurith Aviv s’aventure dans un champ peu connu, celui des langues des signes. Ces langues sont diverses, chacune a sa grammaire, sa syntaxe, complexe et riche. Trois générations de protagonistes, sourds et entendants, mais aussi les chercheuses du Laboratoire de Recherche de Langue des Signes de l’université de Haïfa, s’expriment sur des langues qui ont émergé en Israël au siècle dernier, rejoignant les questions chères à Nurith Aviv de la langue maternelle, la traduction, la transmission. Une invitation à élargir notre perception des langues humaines.

www.aleph-savoirs-et-clinique.org

La soirée est organisée par

L’ALEPH (Association pour L’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire), en collaboration avec l’Université de Lille, Le Métropole et Savoirs et clinique

 

Décès de Franz Kaltenbeck

C’est avec douleur que j’apprends le décès de Franz Kaltenbeck.

D’une très grande culture…… Un grand humour…… Sans cesse à encourager et soutenir la réflexion et le travail. Il était attachant et tendre…..

Un très bel hommage lui est rendu sur le site Oedipe.rog :

« Nous avons l’immense tristesse de vous faire part du décès de Franz Kaltenbeck, le 13 mars, à Kanazawa (Japon).

Franz Kaltenbeck est né en 1944 à Graz. Il a quitté l’Autriche lorsqu’il avait une vingtaine d’années pour fuir les pressions dont il était victime, comme membre de l’Actionnisme Viennois, un mouvement artistique influent en Europe, qui s’efforçait de briser l’omerta et le déni qui s’est imposé en Autriche sur la responsabilité de ce pays dans les crimes nazis (il a d’ailleurs publié le 15 janvier un article dans le journal Le Monde (1), s’alarmant du retour de l’extrême droite en Autriche, conséquence, à ses yeux, de ce déni) ».

La suite de l’hommage sur Oedipe est à cette adresse : https://frama.link/hna2Xb1E

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1- « Si l’Autriche avait assumé son passé, elle serait engagée dans une autre voie »

L’enfant objet et les objets de l’enfant, soirée enfant-objet, le mercredi 21 mars 2018

Mercredi 21 mars 2018
21h00 – 23h00 à l’URIOPSS de Lille

Jean Claude Duhamel, Psychanalyste, membre du Collège de psychanalystes-aleph.

Que veulent ces enfants, malgré tout ce qu’on leur donne et qui ne les comble pas ? 

Emmanuel Fleury, Psychanalyste, membre du Collège de psychanalystes-aleph, Lille.

L’enfant et ses objetsURIOPSS de Lille : 199/201 rue Colbert, 1er immeublre, 5è étage
Ouvert à tous, participations aux frais : 8 euros, tarif réduit : 5 euros

Renseignements :  Emmanuel Fleury, 06 89 73 62 43, e.fleury@nordnet.fr & Jean-Claude Duhamel, 07 87 58 82 02 & Hélène Coesnon, 06 75 58 50 48, coesnon.helene@gmail.com

Renseignements en cliquant sur ce lien : https://frama.link/WyajBLq_

Ambitions pour l’enfant / L’ambition des enfants

19ème colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH

Samedi 24 mars 2018

SKEMA, amphi A

« L’ambition emprunte sa force au désir de l’autre, fantasmatique ou réel, sans s’y réduire. Son intérêt réside dans l’orientation décisive qu’elle donne à la vie du sujet, qu’il s’agisse de son ambition ou, s’il est encore trop jeune ou timide, de celle de ses parents, professeurs ou camarades. Les buts de l’ambition sont multiples : médiocres, nocifs, criminels ou innovants, géniaux ou inouïs… »

Pour lire la suite de l’argument: https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/fr/19eme-colloque-de-l-aleph-et-du-cp-aleph-ambitions-pour-l-enfant-l-ambition-des-enfants-lille.html

Bulletin d’inscription : https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/index.php?option=com_phocadownload&view=category&id=41&Itemid=256&lang=fr

 

Ou se cacher ?

Quoi de neuf docteur… en matière d’autisme ?

ALEPH – Séminaire de lecture de textes sur l’autisme

Le mardi 16 janvier 2018 à 21 h 00

Au 17 place Leclerc à Lille (métro Cormontaigne, 5ème étage à gauche)

Il s’agit maintenant de mieux poser la question que soulève l’autisme et qui tourne autour des ses perceptions, du langage et de l’énonciation. 

Nous évoquerons les écrits de Josef Schovanec, dont le principal : « Je suis à l’est ». Ce texte est percutant, d’humour et d’intelligence, Schovanec Josef Schovanec apporte la preuve de « l’utilité des apprentissages personnels de l’enfant ». Continuer la lecture de « Ou se cacher ? »

L’actualité des recherches sur l’autisme

L’Université de Rennes 2, présente son colloque sur l’actualité des recherches sur l’autisme.

L’affinity thérapy souligne l’importance de la psychogenèse dans l’autisme, comme l’explique Mme Myriam Perrin, responsable scientifique du colloque, maître de conférences en psychopathologie à Rennes 2 et responsable du GRA : « l’autisme est un fonctionnement spécifique de penser. Une façon singulière d’être au monde ». Continuer la lecture de « L’actualité des recherches sur l’autisme »