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Category: Blog

Mobilisation des médecins américains contre la propagande du DSM

La mobilisation des médecins aux USA croit contre la propagande promue par le DSM.

Les critiques pleuvent drues sur le DSM, le manuel de diagnostic statistique de psychiatrie. Celui-ci apparaît idéologique, infondé, conservateur, normatif et autoritaire, aux médecins américains.
Quand il ne provoque pas la ségrégation des hommes !

Autant de critiques sont-elles raisonnables ?

C’est ce que Christopher Lane affirme depuis des années. En effet, comment ne pas rire des « innovations cliniques » du DSM, autant de concepts dignes de Tartuffe : la « dérégulation de la colère », « le désordre dysphorique prémenstruel » ou encore, le désormais fameux « désordre hypersexuel » !

Lane nous informe que le manuel est tellement scientifique qu’il vient de payer une société de marketing (GYMR) pour améliorer son image désastreuse dans l’opinion des médecins américains. Lane dénonce les mensonges « scientifiques » diffusés lors de la campagne de cette société.

Une pétition contre le DSM est lancée. A signer par tous ceux qui combattent cette propagande coûteuse.

Lane C. : « If you find the PR marketing of DSM-5 distasteful, even disturbing, given such widespread concern about the likely inclusion of “temper dysregulation,” “premenstrual dysphoric disorder” and (in the appendix to the manual) of “hypersexual disorder,” then you’ve just under two weeks to let the APA know. You can, for starters, sign the petition here: ipetitions.com », http://www.psychologytoday.com/blog/side-effects/201206/the-apa-s-pr-problem

Temple Grandin

Temple Grandin est une autiste qui a révolutionné l’élevage et l’abattage des animaux aux USA.
Vous pouvez consulter sa présentation sur Wikipédia. Elle est l’auteur de plusieurs livres autobiographiques, dont : Ma vie d’autiste, Odile Jacob, 1986. En 2010, un film lui est consacré.

Quand sa mère apprend le diagnostic, elle se lance dans l’apprentissage de la lecture, genre PECS. Sa mère lui montre le panneau « chien » marqué en dessous, « chien », et tente de le lui faire répéter. Temple regarde ailleurs ce qui l’intéresse, les méandres compliqués d’un lustre du plafond. Cette méthode basée sur les images ne peut pas marcher, c’est assez évident. Read more »

La psychiatrie n'existe pas ! Jean Oury

« La psychiatrie n’existe pas ! (….) Il n’y a pas la psychanalyse comme ça, dans un casier, la neurologie dans un autre casier, la médecine dans un autre…. c’est pas vrai ! Quand on voit quelqu’un, c’est tout ça à la fois ! »

Jean Oury, citéphilo 2011, Psychiatrie et résistance, « La psychiatrie n’existe pas ! »

Et aussi : « Lacan, il faut le connaître par cœur. C’est comme le guide Michelin quand on veut voyager ! Pour pas se tromper ! C’est pas plus compliqué qu’on croit  »

Le podcast : http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=86e411b4-5ba9-4224-b982-ce3020090c5a

 

 

Contre la normalisation de l’autisme sous prétexte de science !

POUR UN AUTRE PLAN AUTISME 2013
POUR LE RETRAIT DE LA RECOMMANDATION DE L’HAS SUR L’AUTISME

L’ appel des 1000

http://www.hospitalite-autistes.org/spip.php?article1

L’annonce du plan autisme était attendue par les professionnels (soignants, enseignants, éducateurs, etc.) et les familles : le manque de moyens en termes de places et de personnels entraîne de tels dysfonctionnements, de tels délais d’attente, de telles ruptures de prise en charge, de telles souffrances parentales qu’il était urgent et indispensable de proposer un plan présentant une grande ambition.
Or si on retrouve dans ce plan quelques points attendus (comme le dépistage précoce), les moyens supplémentaires alloués sont dérisoires, voir nuls dans la psychiatrie publique et l’Éducation nationale, et ne régleront aucun des graves problèmes de pénurie.
Mme Carlotti, ministre déléguée en charge du dossier, a accompagné l’annonce de ce plan par des propos inacceptables à l’égard des approches fondées sur la psychanalyse. Read more »

Slavoj Zizek et Naomi Klein devant Occupy Wall Street à NYC

Slvoj Zizek : « ce qui nous manque, c’est l’encre rouge : le langage pour exprimer notre non-liberté ». A lire sur : http://www.legrandsoir.info/slavoj-zizek-allocution-a-liberty-place-occupy-wall-street-impose-magazine.html

Naomi Klein, il y a des choses qui comptent et d’autres qui ne comptent pas. A lire sur : http://www.bastamag.net/article1812.html

Le mouvement Occupy Wall Street : http://fr.wikipedia.org/wiki/Occupy_Wall_Street

"Nos inquiétudes"

Extrait du documentaire de Judith Du Pasquier
(France, 2003-55mn)
Coproduction : Abacaris Films, ARTE France
Mention spéciale « Témoignages » XXVIIe Festival de Lorquin, 2003

A la pointe de l'actu : le book !

La technologie est sans cesse en train de se renouveler. Les innovations sortent à un rythme éfréné. Pas un mois, sans une nouveauté à aller consommer dare-dare.

Après ipad 2, voici donc book 1 !!!
Ta-ta-ta-ta !!!!


La vidéo a été aimablement relayée par Jean-Michel Salaun sur son bloc-note. Et Salaun nous rappelle quelques-uns des avantages de book :

  • On peut l’acheter de façon anonyme en payant comptant.
  • Il vous appartient.
  • On n’est pas obligé de signer une license qui en restreint l’usage.
  • Son format est connu, aucune technologie propriétaire n’est nécessaire pour le lire.
  • On peut le donner, le prêter ou le vendre à quelqu’un d’autre.
  • On peut concrètement numériser et copier le livre, et c’est même parfois autorisé malgré la propriété intellectuelle.
  • Personne n’a le pouvoir de détruire votre livre.

« Travailler à en mourir », le documentaire

« Travailler à en mourir », Infrarouge, émission du 10 février 2011. Documentaire réalisé par Paul Moreira. Produit par Premières Lignes Télévision rue Charlot Production. Avec la participation de France 2.

Voir la vidéo en cliquant sur ce lien

Documentaire. Réalisé par Paul Moreira. Produit par Premières Lignes Télévision rue Charlot Production. Avec la participation de France 2.

« Qu’est ce qui détruit les hommes dans le monde de l’entreprise ?… Cette question,
nous voulions que ce soit d’abord les salariés qui y répondent. Ceux qui avaient plongé dans la dépression, frôlé le geste ultime du suicide, ceux que le stress avait usés jusqu’à la maladie. Pour remonter aux racines du mal, ce documentaire a raconté l’histoire d’hommes et de femmes qui ont travaillé dans trois secteurs industriels particulièrement pathogènes : la banque, les plateformes téléphoniques et la sidérurgie. Travailler à en mourir montre comment certaines méthodes de travail ont un pouvoir bien plus destructeur que celui de petits chefs aux manières autoritaires. Où l’on découvre que ce sont plus souvent des mécaniques, des technologies, des modes d’organisation, qui rendent malades. Dans le monde de la banque, les concentrations de ces dernières années ont bouleversé les méthodes de management et soumis leurs employés à une pression inconnue jusqu’alors. Les salariés qui ne s’adaptent pas deviennent des perdants. Nous avons rencontré deux d’entre eux : Jean-Marc et Roger. La révolution numérique a libéré des forces créatives mais dans les plateformes téléphoniques, elle a aussi multiplié les capacités de contrôle. Claudia parlait trente secondes de trop en moyenne. Trente secondes qui sont devenues un cauchemar. Contrats à durée déterminée. Intérim. Soustraitance. A la marge des grandes entreprises, les travailleurs précaires sont les premières victimes de la réorganisation du travail. Ils sont ceux sur lesquels
tombent toute la pression de l’urgence. Des dégâts d’autant plus terribles qu’ils sont difficilement repérables. Voire invisibles. Rudy et Jean-Luc était précaires dans la métallurgie. L’un est mort d’arrêt cardiaque après 21 heures de travail, l’autre est dans le coma. Travailler à en mourir explore une zone grise du salariat, un lieu l’angoisse où des logiques nouvelles broient des hommes et des femmes. Plus qu’une enquête, ce film est une dissection. Journalistes Virginie Roels et Sandra Fréquelin ».

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Dossier de France 2

Derrière l’Ukraine et les USA, la France est le troisième pays où les dépressions au travail sont les plus nombreuses. A travers trois secteurs professionnels – la banque, les plateformes téléphoniques, la sidérurgie –, le réalisateur Paul Moreira dissèque ces méthodes de travail, de management, d’organisation au pouvoir destructeur. Devant la caméra, les témoignages d’hommes et de femmes écrasés, usés, brisés par leur vie professionnelle.Travailler à en mourir, un documentaire Infrarouge poignant et alarmant.

« Si je reprends le travail, le soir même, je suis hospitalisé » ; « J’ai fait un malaise dans le magasin parce qu’ils m’ont licenciée » ; « Je préfère mourir que d’y retourner »… Des mots échappés d’un sanglot. Au service de pathologie professionnelle de l’hôpital de Créteil, les salles d’attente ne se désemplissent pas. En quatre ans, les consultations pour souffrance au travail ont même été multipliées par trois. Une augmentation significative, symptomatique d’un mal épidémique qu’aucune étude statistique globale ne permet aujourd’hui de réellement quantifier. Le corps médical alerte. L’actualité (la série de suicides au sein de la société Renault) parle d’elle-même. Pour beaucoup de salariés, l’entreprise est devenue un lieu de souffrance, le travail un univers anxiogène, parfois destructeur. Si le harcèlement au travail a souvent été pointé du doigt, les nouvelles méthodes de travail, d’organisation et de management méritent elles aussi d’être mises en accusation.

Les blessés de la finance
Immersion dans l’univers de la banque où règne le culte de l’objectif, du rendement à tout prix. « J’ai été frappé par l’émergence d’une vocabulaire guerrier, explique Paul Moreira.Dans cette guerre, ceux qui échouent doivent faire face à leur honte ». Ici, pour être efficace, le salarié doit apprendre à devenir agressif, quitte à oublier sa propre nature. Pour l’aider, des stages de motivation au cours desquels il se retrouve spectateur d’un bien étrange folklore : différentes mises en situation professionnelles – succession de saynètes sordides et caricaturales – jouées par les managers de la boîte. Pour Jean-Marc, conseiller en gestion de patrimoine, le message est rude : « On ridiculisait la manière dont j’avais toujours travaillé ». Une dévalorisation professionnelle amplifiée par de nouvelles procédures : communication par écrans interposés, agenda géré à distance… « J’avais l’impression qu’il y avait une espèce de système anonyme qui me broyait et que les hommes ne me reconnaissaient plus ». Et celui qui ne parvenait même plus à s’asseoir à son poste de travail finit par s’ « écrouler » lors d’une visite médicale annuelle. Jean-Marc est déclaré inapte au travail. Définitivement. Au sommet de l’échelle hiérarchique, même pression. Quand on demande à Roger, manager, de « traiter les gens à coups de pieds au cul », l’homme, à bout, est victime d’une crise d’angoisse. Aujourd’hui encore, il se sent incapable de reprendre une activité professionnelle. Pour Michel Francoz, psychiatre, les patients font preuve d’une « hypersensibilité, une hyperémotivité, décrites comme des états de stress post-traumatiques, comme après un attentat, une guerre. On retrouve les mêmes symptômes. »

Sous totale surveillance
Claudia, ex-téléopératrice d’un grand groupe de téléphonie mobile, a frôlé la mort de très près quand elle a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. « Je ne voulais pas mourir mais m’effacer », confie-t-elle à la caméra de Paul Moreira. Un passage à l’acte alarmant quand on sait qu’une étude médicale a récemment révélé que, dans les centres téléphoniques, un salarié sur trois serait en détresse psychologique. Pour Claudia, tout a commencé à cause d’un dépassement moyen de 30 secondes dans ses temps de communication. « C’est très déstabilisant de se savoir écoutée à n’importe quel moment, quand on sait qu’on est dans le collimateur, la faute se trouve toujours ». Dans une ambiance de total espionnage, la surveillance est permanente : contrôles des ventes en cours, temps de pause chronométrés, communications écoutées par un superviseur… lui-même surveillé à distance !

Les invisibles de la précarité
Les travailleurs précaires sont les premières victimes de la réorganisation du travail. L’un des ouvriers d’une des sociétés de sous-traitance présentes sur les chantiers d’un géant de la sidérurgie à Dunkerque témoigne : « ils gardent les postes stratégiques. Tout ce qui est travail de saleté, de chaleur, poussières, c’est sous-traité. Le matin, l’après-midi, la nuit… C’est des postes supplémentaires quand on est au repos…Quand ils ont besoin, ils appellent (…) Ca me bouffe les nerfs », ajoute-il. Les intérimaires, une population salariale plus flexible, docile aussi, car non syndiquée… Cette flexibilité, Jean-Luc Pruvost en a fait les frais. Victime d’une crise cardiaque, l’homme est plongé dans le coma depuis un an et demi. Un accident survenu alors qu’il était censé être au repos… En attente d’un CDI, l’homme acceptait les heures sans rechigner dans l’espoir de se faire un jour intégrer. C’est chose faite aujourd’hui. Un rêve contraint, un peu tard, par l’inspection du travail…

par Céline Boidin-Lounis

Le livre qui disparait

éditions volumiques sur Vimeo

Freud is not a terrorist !

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