Philippe Merieu a été interviewé par Jacques Alain Miller sur l’hégémonie du cognitivisme dans l’éducation. Cet entretien a été publié dans L’âne, en février 2008.

Le texte figure à cette adresse: https://frama.link/M_4cawbg

Philippe Merieu est l’auteur d’un essai qui va sans doute faire date : La riposte. Écoles alternatives, neurosciences et bonnes vieilles méthodes : pour en finir avec le miroir aux alouettes. Paru le 29 août 2018.

Las !

Michel Blanquer lui donne raison sur toute la ligne !

Dans son livre sur l’école, Jean Claude Milner avait pourtant taxé la position de Merieu, de « catholicisme compassionnel » (http://efleury.fr/de-lecole-par-jean-claude-milner/).

Ce à quoi Merieu répond en distinguant le pédagogue du didacticien. Celui qui travaille avec les contradictions de sa matière, de celui qui « fonctionne à la pensée magique », qui croit en la « puissance sacramentelle du savoir », qui « réduit la culture à des comportements observables » et ramène l’enseignement à de la programmation !

Canguillhem le remarquait, c’est l’éthique qui décide de votre trajectoire : monter vers la Sorbonne ou descendre vers la préfecture.

Merieu le souligne pour le désir d’apprendre. C’est une folie de penser que « tout les élèves peuvent apprendre ! « . Tous les élèves ne sont pas éducables….

Penser que l’on peut « fabriquer » un homme, est un fantasme…. L’enseignement programmé s’appuie sur la banalisation du « contrôle » à l’école. Cette politique est une fourvoiement, une fausse route, qui a pour résultat de réduire l’enfant à une machine.

Merieu le montre, la normalisation générale est une folie…..