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Le blog

Mobilisation des médecins américains contre la propagande du DSM

La mobilisation des médecins aux USA croit contre la propagande promue par le DSM.

Les critiques pleuvent drues sur le DSM, le manuel de diagnostic statistique de psychiatrie. Celui-ci apparaît idéologique, infondé, conservateur, normatif et autoritaire, aux médecins américains.
Quand il ne provoque pas la ségrégation des hommes !

Autant de critiques sont-elles raisonnables ?

C’est ce que Christopher Lane affirme depuis des années. En effet, comment ne pas rire des « innovations cliniques » du DSM, autant de concepts dignes de Tartuffe : la « dérégulation de la colère », « le désordre dysphorique prémenstruel » ou encore, le désormais fameux « désordre hypersexuel » !

Lane nous informe que le manuel est tellement scientifique qu’il vient de payer une société de marketing (GYMR) pour améliorer son image désastreuse dans l’opinion des médecins américains. Lane dénonce les mensonges « scientifiques » diffusés lors de la campagne de cette société.

Une pétition contre le DSM est lancée. A signer par tous ceux qui combattent cette propagande coûteuse.

Lane C. : « If you find the PR marketing of DSM-5 distasteful, even disturbing, given such widespread concern about the likely inclusion of “temper dysregulation,” “premenstrual dysphoric disorder” and (in the appendix to the manual) of “hypersexual disorder,” then you’ve just under two weeks to let the APA know. You can, for starters, sign the petition here: ipetitions.com », http://www.psychologytoday.com/blog/side-effects/201206/the-apa-s-pr-problem

Le traitement de l’autisme par la méthode ABA n’est ni efficace, ni scientifique !

Les critiques à l’encontre de la méthode ABA fusent dans le monde pédiatrique, médical et scientifique. La méthode ABA n’y apparaît ni efficace, ni scientifique ! 

La méthode ABA est une méthode cognitivo-comportementale de prise en charge éducative de l’autisme.

D’ailleurs, s’agit-il d’un traitement ou d’une psychothérapie ? Ne serait-ce pas plutôt une méthode d’éducation de l’enfant ?

Il lui est reproché :

– son absence d’efficacité selon l’étude de Spreckley et Boyd  (1) Read more »

L’ABA laisse sceptiques les pédiatres américains

L’Association Américaine de Pédiatrie se montre légèrement sceptique quand elle examine l’efficacité des méthodes éducatives intensives de traitement de l’autisme (ABA). 

L’association des pédiatres américains avait déjà pris position pour mettre en garde les familles d’enfants autistes contre « les mythes et les idées fausses  » qui circulent à propos du traitement de l’autisme.

Cette fois-ci, l’association prend position pour nuancer les résultats de la méthode ABA dans le traitement de l’autisme. L’association prend en compte les résultats récents de l’étude de Zachary Warren et de ses collaborateurs dans le Tenesse (2). Il s’agit d’une méta-analyse dans laquelle, les auteurs estiment que 23 des études sur l’efficacité de l’ABA sont mauvaises sur le plan scientifique, et 10 de qualité médiocre. Une seule étude leur parait remplir les critères d’un minimum de sérieux et de rigueur scientifique. Read more »

Temple Grandin

Temple Grandin est une autiste qui a révolutionné l’élevage et l’abattage des animaux aux USA.
Vous pouvez consulter sa présentation sur Wikipédia. Elle est l’auteur de plusieurs livres autobiographiques, dont : Ma vie d’autiste, Odile Jacob, 1986. En 2010, un film lui est consacré.

Quand sa mère apprend le diagnostic, elle se lance dans l’apprentissage de la lecture, genre PECS. Sa mère lui montre le panneau « chien » marqué en dessous, « chien », et tente de le lui faire répéter. Temple regarde ailleurs ce qui l’intéresse, les méandres compliqués d’un lustre du plafond. Cette méthode basée sur les images ne peut pas marcher, c’est assez évident. Read more »

La psychiatrie n'existe pas ! Jean Oury

« La psychiatrie n’existe pas ! (….) Il n’y a pas la psychanalyse comme ça, dans un casier, la neurologie dans un autre casier, la médecine dans un autre…. c’est pas vrai ! Quand on voit quelqu’un, c’est tout ça à la fois ! »

Jean Oury, citéphilo 2011, Psychiatrie et résistance, « La psychiatrie n’existe pas ! »

Et aussi : « Lacan, il faut le connaître par cœur. C’est comme le guide Michelin quand on veut voyager ! Pour pas se tromper ! C’est pas plus compliqué qu’on croit  »

Le podcast : http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=86e411b4-5ba9-4224-b982-ce3020090c5a

 

 

L’unanimité en faveur des pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l’autisme

L’unanimité pour la pratique de la psychanalyse dans l’accompagnement des personnes autistes et contre la position du député Fasquelle selon qui il faudrait l’abandonner

Ces jours-ci, nous avons l’honneur de prendre connaissance de la proposition de loi de Mr le député Fasquelle Daniel, UMP, maire du Touquet, une station balnéaire du Nord de la France, pour nous expliquer sa « décision mûrement réfléchie » :

1- il faudrait « arrêter » les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes

2- les prises en charges d’inspiration psychanalytique seraient « déconseillées »

3- elles seraient « unanimement décriées » par les associations de parents Read more »

La maltraitance de l’enfant autiste par la méthode ABA

La punition de l’enfant autiste fait bel et bien partie de la méthode ABA. Fessée, choc électrique, son ou odeur désagréable. Ces punitions sont non seulement considérées comme efficaces mais aussi, nécessaires et inévitables. Alors que les punitions comme « dire non » sont inefficaces ou aggravent le comportement contre lequel les auteurs luttent. Une lecture critique de l’ouvrage de Catherine Maurice.

Mon commentaire est une lecture critique d’un extrait de l’ouvrage suivant : Intervention béhaviorale auprès des jeunes enfants autistes, sous la direction de Catherine Maurice, avec Gina Green et Stephen C. Luce, éditions de la Chenelière, De Boeck, Bruxelles, 2006

L’extrait en question peut être consulté Read more »

Pétition internationale pour l’abord clinique de l’autisme

PÉTITION INTERNATIONALE

POUR L’ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

à l’initiative de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

(Université populaire Jacques-Lacan)

Les associations,

les professionnels impliqués à divers titres dans l’accueil, le soin et l’accompagnement des sujets autistes,

les parents dont les enfants sont accueillis en structure médicale ou médico-sociale,

les citoyens concernés, français ou non, tous signataires de cette pétition

–       demandent à ce que la psychanalyse, ses recherches et ses praticiens, cessent d’être diffamés par des allégations visant à les déconsidérer ;

–       souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte le souci légitime des familles, sans négliger pour autant le travail que, depuis des décennies, les équipes de professionnels accomplissent auprès des enfants et des adultes autistes dans le cadre des secteurs de psychiatrie, des consultations privées, des institutions médico-sociales. Ce travail bénéficie, dans de très nombreux cas, de la formation psychanalytique des intervenants ;

Suite du texte de la pétition et page de signaturehttp://www.lacanquotidien.fr/blog/petition/

La psychanalyse apporte des bienfaits durables

Une étude Jonathan Shedler montre que pour la dépression, l’anxiété, la panique et le stress, la psychanalyse a des effets « au moins aussi grands » que ceux des TCC (thérapies cognitivo-comportementales) ou des médicaments. Y compris neuf mois après l’arrêt de la thérapie, alors que les avantages des autres thérapies diminuent dans le temps.

Nous savions déjà que:  

      1. les TCC sont moins efficaces et plus coûteuses que la psychanalyse: http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/
      2. la psychanalyse a des résultats supérieurs aux thérapies courtes http://efleury.fr/superiorite-de-la-psychanalyse-sur-les-psychotherapies-courtes/

L’article de Shedler se trouve à cette adresse : http://www.nvpp.nl/JonathanShedlerStudy20100202.pdf

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Psychodynamic Psychotherapy Brings Lasting Benefits through Self-Knowledge

Patients Continue to Improve After Treatment Ends

Jonathan Shedler, PhD, January 25, 2010, Université of Colorado Denver School of Medecine, American Psychologist, vol. 65, n°2

WASHINGTON—Psychodynamic psychotherapy is effective for a wide range of mental health symptoms, including depression, anxiety, panic and stress-related physical ailments, and the benefits of the therapy grow after treatment has ended, according to new research published by the American Psychological Association.

Psychodynamic therapy focuses on the psychological roots of emotional suffering. Its hallmarks are self-reflection and self-examination, and the use of the relationship between therapist and patient as a window into problematic relationship patterns in the patient’s life. Its goal is not only to alleviate the most obvious symptoms but to help people lead healthier lives.

The American public has been told that only newer, symptom-focused treatments like cognitive behavior therapy or medication have scientific support,” said study author Jonathan Shedler, PhD, of the University of Colorado Denver School of Medicine. “The actual scientific evidence shows that psychodynamic therapy is highly effective. The benefits are at least as large as those of other psychotherapies, and they last.”

To reach these conclusions, Shedler reviewed eight meta-analyses comprising 160 studies of psychodynamic therapy, plus nine meta-analyses of other psychological treatments and antidepressant medications. Shedler focused on effect size, which measures the amount of change produced by each treatment. An effect size of 0.80 is considered a large effect in psychological and medical research. One major meta-analysis of psychodynamic therapy included 1,431 patients with a range of mental health problems and found an effect size of 0.97 for overall symptom improvement (the therapy was typically once per week and lasted less than a year). The effect size increased by 50 percent, to 1.51, when patients were re-evaluated nine or more months after therapy ended. The effect size for the most widely used antidepressant medications is a more modest 0.31. The findings are published in the February issue of American Psychologist, the flagship journal of the American Psychological Association.

The eight meta-analyses, representing the best available scientific evidence on psychodynamic therapy, all showed substantial treatment benefits, according to Shedler. Effect sizes were impressive even for personality disorders—deeply ingrained maladaptive traits that are notoriously difficult to treat, he said. “The consistent trend toward larger effect sizes at follow-up suggests that psychodynamic psychotherapy sets in motion psychological processes that lead to ongoing change, even after therapy has ended,” Shedler said. “In contrast, the benefits of other ‘empirically supported’ therapies tend to diminish over time for the most common conditions, like depression and generalized anxiety.”

Pharmaceutical companies and health insurance companies have a financial incentive to promote the view that mental suffering can be reduced to lists of symptoms, and that treatment means managing those symptoms and little else. For some specific psychiatric conditions, this makes sense,” he added. “But more often, emotional suffering is woven into the fabric of the person’s life and rooted in relationship patterns, inner contradictions and emotional blind spots. This is what psychodynamic therapy is designed to address.”

Shedler acknowledged that there are many more studies of other psychological treatments (other than psychodynamic), and that the developers of other therapies took the lead in recognizing the importance of rigorous scientific evaluation. “Accountability is crucial,” said Shedler. “But now that research is putting psychodynamic therapy to the test, we are not seeing evidence that the newer therapies are more effective.”

Shedler also noted that existing research does not adequately capture the benefits that psychodynamic therapy aims to achieve. “It is easy to measure change in acute symptoms, harder to measure deeper personality changes. But it can be done.”

The research also suggests that when other psychotherapies are effective, it may be because they include unacknowledged psychodynamic elements. “When you look past therapy ‘brand names’ and look at what the effective therapists are actuallydoing, it turns out they are doing what psychodynamic therapists have always done—facilitating self-exploration, examining emotional blind spots, understanding relationship patterns.” Four studies of therapy for depression used actual recordings of therapy sessions to study what therapists said and did that was effective or ineffective. The more the therapists acted like psychodynamic therapists, the better the outcome, Shedler said. “This was true regardless of the kind of therapy the therapists believed they were providing.”

Article: “The Efficacy of Psychodynamic Psychotherapy,” Jonathan K. Shedler, PhD, University of Colorado Denver School of Medicine; American Psychologist, Vol. 65. No.2.

Contact Jonathan Shedler, PhD, by e-mail or by phone at (303) 715-9099 and by cell at (970) 948-4576.

The American Psychological Association, in Washington, D.C., is the largest scientific and professional organization representing psychology in the United States and is the world’s largest association of psychologists. APA’s membership includes more than 150,000 researchers, educators, clinicians, consultants and students. Through its divisions in 54 subfields of psychology and affiliations with 60 state, territorial and Canadian provincial associations, APA works to advance psychology as a science, as a profession and as a means of promoting health, education and human welfare.

 

 

 

 

 

Supériorité de la psychanalyse sur les psychothérapies courtes

L’étude de Paul Knekt et de ses collaborateurs, de l’institut national pour la santé de Helsinki en Finlande, montre l’efficacité de la psychanalyse sur un suivi de 5 ans, ainsi que sa supériorité par rapport aux psychothérapies pour des patients souffrant de dépression ou d’anxiété. Les psychothérapies « courtes » apparaissent dès lors comme des traitements « insuffisants ».

Nous savions déjà que les TCC sont inefficaces et coûteuses : http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/

L’article de Paul Knekt : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21316768

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Quasi-experimental study on the effectiveness of psychoanalysis, long-term and short-term psychotherapy on psychiatric symptoms, work ability and functional capacity during a 5-year follow-up.

Knekt PLindfors OLaaksonen MARenlund CHaaramo PHärkänen TVirtala EHelsinki Psychotherapy Study Group.

Source

Social Insurance Institution, Helsinki, Finland. paul.knekt@thl.fi

Abstract

BACKGROUND:

Psychotherapy is apparently an insufficient treatment for some patients with mood or anxiety disorder. In this study the effectiveness of short-term and long-term psychotherapies was compared with that of psychoanalysis.

METHODS:

A total of 326 psychiatric outpatients with mood or anxiety disorder were randomly assigned to solution-focused therapy, short-term psychodynamic and long-term psychodynamic psychotherapies. Additionally, 41 patients suitable for psychoanalysis were included in the study. The patients were followed from the start of the treatment and assessed 9 times during a 5-year follow-up. The primary outcome measures on symptoms were the Beck Depression Inventory, the Hamilton Depression and Anxiety Rating Scales, and the Symptom Check List, anxiety scale. Primary work ability and functional capacity measures were the Work Ability Index, the Work-subscale of the Social Adjustment Scale, and the Perceived Psychological Functioning Scale.

RESULTS:

A reduction in psychiatric symptoms and improvement in work ability and functional capacity was noted in all treatment groups during the 5-year follow-up. The short-term therapies were more effective than psychoanalysis during the first year, whereas the long-term therapy was more effective after 3years of follow-up. Psychoanalysis was most effective at the 5-year follow-up, which also marked the end of the psychoanalysis.

CONCLUSIONS:

Psychotherapy gives faster benefits than psychoanalysis, but in the long run psychoanalysis seems to be more effective. Results from trials, among patients suitable for psychoanalysis and with longer follow-up, are needed before firm conclusions about the relative effectiveness of psychoanalysis and psychotherapy in the treatment of mood and anxiety disorders can be drawn.

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