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Tag Archives: loi

L'unanimité en faveur des pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l'autisme

L’unanimité pour la pratique de la psychanalyse dans l’accompagnement des personnes autistes et contre la position du député Fasquelle selon qui il faudrait l’abandonner

Ces jours-ci, nous avons l’honneur de prendre connaissance de la proposition de loi de Mr le député Fasquelle Daniel, UMP, maire du Touquet, une station balnéaire du Nord de la France, pour nous expliquer sa « décision mûrement réfléchie » :

1- il faudrait « arrêter » les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes

2- les prises en charges d’inspiration psychanalytique seraient « déconseillées »

3- elles seraient « unanimement décriées » par les associations de parents

4- il faudrait « abandonner » la psychanalyse elle-même

5- il faudrait « faire interdire » la psychanalyse « sous toutes ses formes » dans le traitement de l’autisme

6- la France serait en retard sur la prise en charge de l’autisme

7- d’autres pays que la France auraient déjà « abandonné » la psychanalyse

8- ces autres pays que la France utiliseraient maintenant les méthodes d’éducation (ABA, PECS, TEACCH, etc…. )

9- donc, il faudrait donc « généraliser » les « méthodes éducatives et comportementales » et « réaffecter les financements existants à ces méthodes »

10- au profit de traitements « opérants »

Cette démonstration est sans doute «mûre », nous en sommes convaincus….

Voici les réactions « unanimes » aux propos du député Fasquelle, à qui il est recommandé de continuer cette « réflexion ». La pratique de la psychanalyse fait l’unanimité en sa faveur dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes autistes (les syndicats des psychologues et des psychiatres, les centres ressources autisme ainsi que l’union de défense des personnes handicapées et de leurs familles) :

  1. – Lettre ouverte à Daniel Fasquelles de Mme le député Edwige Antier, UMP

  2. – Le parti communiste français : « Une ingérence totalitaire » 

  3. – L’UNAPEI s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes, communiqué du 20 01 2012

  4. – communiqué de l’association TEAdir, des pères, des mères et des parents de personnes avec TSA – trouble du spectre de l’autisme

  5. – Le syndicat des psychiatres des hôpitaux , « Projet de loi pour interidre la psychanalyse : à quand un procès en hérésie contre la psychiatrie ? »

  6. – le Syndicat national des psychologues : « Soins psychiques : la liberté est en danger ! »

  7. – la fédération française des psychologues et de psychologie : « Les psychologues dénoncent le projet de loi de D. Fasquelles« 

  8. – communiqué de l’ANCRA (associations des centre ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  9. – « L’autisme grande cause nationale ? », le collectif des 39

  10. – Position de la CIPPA (Coordination internationale entre psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes avec Autisme), communiqué du 26 01 2012

  11. – « Nos convictions » par l’institut psychanalytique de l’enfant, lacanquotidien n° 148

  12. – Communiqué de la société psychanalytique de Paris : « Autisme et psychanalyse »

  13. – « Une loi pour interdire la psychanalyse dans l’autisme ?, Pr Jacques Hochmann, Le Monde, 26 01 2012

  14. – « Autisme et psychanalyse », Philippe Grimbert, The Huffington post

  15. – « Storytelling et jugement », Eric Laurent, lacanquotidien n° 142

  16. – Le commentaire de François-Régis Dupond Muzart, le 24 01 2012

  17. – Autisme : trois psys répondent aux accusations du film « Le mur », collectif des 39rue 89

  18. – La page autisme du site Oedipe : http://www.oedipe.org/fr/autisme#body

  19. – Un forum sur le thème de la législation de la prise en charge de l’autisme sur le site Oedipe, à cette adresse

  20. – communiqué de l’ANCRA (associations des centres ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  21. – Bernard Dugué, philosophe, « Autisme et psychanalyse : le député Fasquelle joue au Lyssenko »

  22. – Jean-Claude Maleval, « Ecoutez les autistes ! » 

  23. – CNAPE (convention nationale des associations de protection de l’enfance) : http://efleury.fr/wp-content/uploads/CNAPE-CA-03-02-2012.jpg 

  24. – communiqué de l’appel des 39 : à propos des initiatves actuelles contre la psychanalyse 

  25. – Jean-François Rey, « c’est la psychiatrie qu’on attaque », Le Monde

  26. – Société de l’Information Psychiatrique : communiqué

  27. – éditorial de Charles Melman, ALI, « Au député Fasquelle »: http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Edito_Au_depute_Fasquelle

  28. – Communiqué du Cercle Freudien : http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3238

  29. – Communiqué de l’InterCoPsychos, « on ne saurait imposer par la loi, l’orientation de travail d’un praticien ou d’une institution » : http://intercopsychos.blogvie.com/2012/02/24/autisme-le-communique-du-comite-de-liaison-des-psychologues-clips/

  30. – position du Pr Mottron, « Le pouvoir de l’autisme », http://www.asperger.asn.au/images/pdf_files/articles/changing%20perceptions%20-%20the%20power%20of%20autism.pdf

  31. – Interview de Daniel Karlin par Eric Favereau dans Libération, le 14 02 2012, « Les enfants ne sont pas des chiens savants », http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,25681

  32. – Communiqué de Espace analytique, association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes, à la Haute Autorité de Santé, http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/ESPANALY.htm

  33. – Roland Gori, le nouveau totalitarisme culturel de la pensée simplificatrice

  34. – conférence de presse au Lutécium, le dimanche 4 mars 2012, Jacques-Alain Miller, autisme et psychanalyse

  35. – Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), « Pour le maintien de pratiques humanistes et diverses auprès des enfants autistes et de toute personne en souffrance », texte du communiqué

  36. – Manifeste pour une pratique humaniste auprès des sujets dits autistes et de leurs familles, http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21248

  37. Position des CEMEA, Dominique Besnard, http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3499

Et….. rappelez-vous ce qu’en pense Jacqueline Berger : http://efleury.fr/lautisme-nest-pas-une-fatalite/   

Enfin, signez la pétition en ligne en faveur de l’abord clinique de l’autisme



Non à la perpétuité sur ordonnance !

Signer la pétition   –   Voir les signataires


La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur « particulière dangerosité ». Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! A juste titre, Robert Badinter a dénoncé dans cette loi une rupture majeure avec les principes fondamentaux de notre justice pénale.

Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.

C’est une mystification et une confusion organisée des registres.
Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. L’usage que l’on fait à cet égard des statistiques concernant la récidive est une duperie, car ces chiffres concernent des populations, non des individus. Or c’est bien de la liberté d’un individu qu’il s’agit.
C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non de l’ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. La psychiatrie est familière de ces dérives : faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques ?

La monstruosité de certains crimes et la souffrance terrible des victimes, dont chacun est saisi, sont utilisées pour aveugler la raison et céder aux politiques prétendument efficaces. C’est une manœuvre démagogique. On sait par avance que cette politique ne résoudra en rien le problème des criminels récidivants. Par contre ce dont on est sûr, c’est que ce dispositif, d’abord destiné à des populations restreintes s’étendra progressivement, au nom du principe de précaution. Ce fut le cas des mesures d’obligation aux soins, initialement destinées aux agresseurs sexuels, et qui sont aujourd’hui appliquées à une part croissante de personnes condamnées, quel que soit leur acte.
En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.

Au nom de notre éthique et de la nécessaire séparation des domaines, garante des libertés, nous, professionnels de la psychiatrie, déclarons publiquement refuser de participer à la mise en place de ce dispositif de rétention de sûreté. Parce que la psychiatrie n’est pas l’affaire des seuls psychiatres, chacun, concerné par ce refus, manifeste son soutien en signant et en faisant signer cet appel.

Premiers signataires

Association Pratiques de la folie – Alain ABRIEU, psychiatre de secteur, chef de service, président de l’AMPI (Association Méditerranéenne de Psychothérapie Institutionnelle) – Jean ALLOUCH, psychanalyste, Paris – Elsa ARFEUILLERE, psychologue, Evry – Stéphane ARFEUILLERE, psychologue – St Denis – Hervé BOKOBZA, psychiatre, psychanalyste, Montpellier – Mathieu BELHASSEN – interne en psychiatrie, Paris – Fethi BENSLAMA, Directeur de l’UFR Sciences Humaines Cliniques, Paris VII – Olivier BOITARD, psychiatre des hôpitaux, administrateur du CHI de Clermont de l’Oise – Paul BRETECHER, psychiatre, psychanalyste, Paris – Loriane BRUNESSAUX, interne en psychiatrie, Paris – Monique BUCHER, psychiatre, Paris – Anne CHAINTRIER, psychiatre, psychanalyste, Paris – Patrice CHARBIT, psychiatre, vice président de l’AFPEP-SNPP ( Association française des psychiatres d’exercice privé, syndicat national des psychiatres privés) – Franck CHAUMON, praticien hospitalier, psychanalyste, Paris – Patrick CHEMLA, psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, Reims – Alice Cherki, psychanalyste, Paris – Jean DANET, maître de conférences à la faculté de droit de Nantes – Pierre DELION, Professeur de psychiatrie, Lille – Michel DAVID, psychiatre des hôpitaux, chef de service du SMPR de Guadeloupe, Président de la Société Caraïbéenne de Psychiatrie et de Psychologie Légales – Olivier DOUVILLE, psychanalyste, maître de conférences Paris VII – Denis DUCLOS, sociologue, directeur de recherches au CNRS – Corinne EHRENBERG, psychanalyste, directrice de l’USIS Paris 14 – Patrick FAUGERAS, psychanalyste, Alès – Jean-Marie FAYOL-NOIRETERRE, magistrat honoraire, Lyon – Roger FERRERI, chef de service de psychiatrie infanto-juvénile, Evry – Jean-Jacques GIUDICELLI, psychiatre, psychanalyste, Paris – Roland GORI, psychanalyste, Professeur des Universités, Montpellier – Françoise GOUZVINSKI psychologue en psychiatrie – Pascale HASSOUN, psychanalyste, Paris – Clément JALLADE, praticien hospitalier, Bouffémont – Sandrine JALLADE, praticien hospitalier, Evry – Xavier LAMEYRE, magistrat chercheur, Paris – Guy LERES, psychanalyste, Paris – Marie-José LERES, psychologue en secteur de psychiatrie infanto-juvénile, Saint-Denis – Laurent LE VAGUERESE, psychanalyste, Paris – Danielle LEVY, psychanalyste, Paris – Serge KLOPP cadre de santé, EPS Maison Blanche Paris – Paul LACAZE, psychiatre, Montpellier – Antoine LAZARUS, Directeur du Département de Santé Publique et Médecine Sociale, Paris XIII – Loïc Le Faucheur, Psychologue, Evry – Claude LOUZOUN, psychiatre, Président du CEDEP (Comité européen droit, éthique et psychiatrie) – Sophie MARTIN-DUPONT, praticien hospitalier, présidente du SPEEP (Syndicat des praticiens exerçant en prison), Le Mans, – Paul MACHTO psychiatre, psychanalyste, Montfermeil – Francine MAZIERE, linguiste, professeur émérite, Paris XIII – Patrick MEROt, Psychiatre, psychanalyste, Nogent – Véronique NAHOUM-GRAPPE, anthropologue, EHESS – Marie NAPOLI, psychiatre des hôpitaux, présidente de l’USP (Union syndicale de la psychiatrie) – Okba NATAHI, psychanalyste, Paris – Jean-Marie NAUDIN, Psychiatre, praticien hospitalier, professeur des universités, Marseille – Jean OURY, psychiatre, Clinique de La Borde, Cour-Cheverny – Catherine PAULET, psychiatre des hôpitaux, Présidente de l’ASPMP (Association des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire), Marseille – Vincent PERDIGON, psychiatre, psychanalyste, Paris – Michel PLON, psychanalyste, Paris – Jean-Claude POLACK, psychanalyste, Paris – Erik PORGE, psychanalyste, Paris – Annie RUAT, psychiatre chef de service, MGEN, Paris – Marie Receveur, juge de l’application des peines, Lyon – Pierre Yves ROBERT, praticien hospitalier – Président du CSIP (Collège des soignants intervenant en prison), Nantes – Patrick SERRE, praticien hospitalier, président de l’APSEP (Association des professionnels de santé exerçant en prison), Le Mans – Olivier SCHMITT, psychiatre, Président de l’AFPEP-SNPP (syndicat national des psychiatres d’exercice privé) – Didier SICARD, Professeur de médecine, Président d’honneur du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) – Hanna SLOMCZEWSKA, psychiatre des hôpitaux, Avignon – Béatrice STAMBUL, Psychiatre des Hôpitaux, Responsable du CSST Villa Floréal à Aix en Provence – Annette VALLET, professeur retraitée – Alain VANIER, psychanalyste, Professeur de psychopathologie, Paris VII – François VILLA, psychanalyste, Maître de conférences, Paris VII – Martine VIAL-DURAND, psychologue psychanalyste, responsable du dispositif Ateliers Thérapeutiques de Nanterre – Loick VILLERBU, professeur de psychopathologie et criminologie, directeur de l’Institut de Criminologie et Sciences Humaines, Rennes – Daniel ZAGURY, psychiatre des hôpitaux , chef de service, Paris – Radmila ZIGOURIS, psychanalyste, Paris.


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