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Tag Archives: psychothérapie

Supériorité de la psychanalyse sur les psychothérapies courtes

L’étude de Paul Knekt et de ses collaborateurs, de l’institut national pour la santé de Helsinki en Finlande, montre l’efficacité de la psychanalyse sur un suivi de 5 ans, ainsi que sa supériorité par rapport aux psychothérapies pour des patients souffrant de dépression ou d’anxiété. Les psychothérapies « courtes » apparaissent dès lors comme des traitements « insuffisants ».

Nous savions déjà que les TCC sont inefficaces et coûteuses : http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/

L’article de Paul Knekt : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21316768

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Quasi-experimental study on the effectiveness of psychoanalysis, long-term and short-term psychotherapy on psychiatric symptoms, work ability and functional capacity during a 5-year follow-up.

Knekt PLindfors OLaaksonen MARenlund CHaaramo PHärkänen TVirtala EHelsinki Psychotherapy Study Group.

Source

Social Insurance Institution, Helsinki, Finland. paul.knekt@thl.fi

Abstract

BACKGROUND:

Psychotherapy is apparently an insufficient treatment for some patients with mood or anxiety disorder. In this study the effectiveness of short-term and long-term psychotherapies was compared with that of psychoanalysis.

METHODS:

A total of 326 psychiatric outpatients with mood or anxiety disorder were randomly assigned to solution-focused therapy, short-term psychodynamic and long-term psychodynamic psychotherapies. Additionally, 41 patients suitable for psychoanalysis were included in the study. The patients were followed from the start of the treatment and assessed 9 times during a 5-year follow-up. The primary outcome measures on symptoms were the Beck Depression Inventory, the Hamilton Depression and Anxiety Rating Scales, and the Symptom Check List, anxiety scale. Primary work ability and functional capacity measures were the Work Ability Index, the Work-subscale of the Social Adjustment Scale, and the Perceived Psychological Functioning Scale.

RESULTS:

A reduction in psychiatric symptoms and improvement in work ability and functional capacity was noted in all treatment groups during the 5-year follow-up. The short-term therapies were more effective than psychoanalysis during the first year, whereas the long-term therapy was more effective after 3years of follow-up. Psychoanalysis was most effective at the 5-year follow-up, which also marked the end of the psychoanalysis.

CONCLUSIONS:

Psychotherapy gives faster benefits than psychoanalysis, but in the long run psychoanalysis seems to be more effective. Results from trials, among patients suitable for psychoanalysis and with longer follow-up, are needed before firm conclusions about the relative effectiveness of psychoanalysis and psychotherapy in the treatment of mood and anxiety disorders can be drawn.

Copyright © 2011 Elsevier B.V. All rights reserved

 

Psychothérapeute, mode d'emploi !

Vendredi 17 décembre 2010, 20 h 30

à l’URIOPSS, 34 rue Patou à Lille

Avec François-Régis Dupond Muzart
Juriste, Président de l’Association « Analyser »

 

Le Cartel Santé mentale de l’A.l.e.p.h.
Vous invite à une soirée organisée par l’Association pour L’Etude de la Psychanalyse et de son Histoire et le Collège de Psychanalystes-ALEPH

 

« La loi relative au titre de psychothérapeute a, non sans mal, de-puis l’amendement du député Bernard Accoyer en , trou-vé son application par décret du mai . Désormais, pour faire usage du titre de psychothérapeute, il faudra respecter un cadre strict défini par cette loi et ce décret. Cette soirée sera l’occasion de mieux comprendre les enjeux d’une telle évolu-tion législative en matière de santé mentale. François-Régis Du-pond Muzart répondra notamment en juriste de Droit public aux questions que se posent en particulier les psychanalystes, les psychologues, les psychothérapeutes, les médecins et qui concernent le devenir de la profession ou activité professionnelle que désigne le titre de psychothérapeute. »
Ouvert à tous ; frais : participation 8 €, réduit 4 €

Psychothérapeute, mode d’emploi !

Vendredi 17 décembre 2010, 20 h 30

à l’URIOPSS, 34 rue Patou à Lille

Avec François-Régis Dupond Muzart
Juriste, Président de l’Association « Analyser »

 

Le Cartel Santé mentale de l’A.l.e.p.h.
Vous invite à une soirée organisée par l’Association pour L’Etude de la Psychanalyse et de son Histoire et le Collège de Psychanalystes-ALEPH

 

« La loi relative au titre de psychothérapeute a, non sans mal, de-puis l’amendement du député Bernard Accoyer en , trou-vé son application par décret du mai . Désormais, pour faire usage du titre de psychothérapeute, il faudra respecter un cadre strict défini par cette loi et ce décret. Cette soirée sera l’occasion de mieux comprendre les enjeux d’une telle évolu-tion législative en matière de santé mentale. François-Régis Du-pond Muzart répondra notamment en juriste de Droit public aux questions que se posent en particulier les psychanalystes, les psychologues, les psychothérapeutes, les médecins et qui concernent le devenir de la profession ou activité professionnelle que désigne le titre de psychothérapeute. »
Ouvert à tous ; frais : participation 8 €, réduit 4 €

Bienvenue dans le désert de l’évaluation !

En ce mois de juin 2010, il parait très nettement que les réactions au livre de Michel Onfray se tarissent. Les auteurs ne semblent plus vouloir intervenir, à ce sujet pour le moins…

A mon avis, leur attention se porte (enfin) sur un objet pertinent. La promulgation du décret « relatif à l’usage du titre de psychothérapeute » paru au journal officiel le 20 mai 2010, en est la cause essentielle. Après-coup, les affabulations de Michel Onfray paraissent comme l’écran de fumée qui cache les véritables enjeux de la relation de la philosophie à la psychanalyse. Ceux du statut de la psychanalyse dans la pensée.

Cette fumée dissipée, c’est : « bienvenue dans le désert du réel » ! Read more »

Les TCC sont inefficaces et coûteuses

L’étude de Durham montre que les TCC (Thérapies Cognitivo Comportementales) sont inefficaces, aussi bien dans le traitement de l’angoisse que celui de la psychose. De plus, son coût est plus élevé que les autres thérapies dans le traitement de l’angoisse.

L’essai clinique est réalisé par l’équipe de Durham en Ecosse, de 1985 à 2001, elle est randomisée, en aveugle et contrôlée par les échelles appropriées. Les patients souffraient de troubles anxieux généralisé, de trouble panique, du syndrome de stress post-traumatique ou de psychose. Sur les 1071 personnes entrées dans l’étude en 85, 489 ont participé à l’évaluation à la fin de l’étude (46% des entrants d’origine) en 2001.

Résultats

Troubles anxieux

Le traitement par la TCC n’a pas supprimé la pathologie. Quand des effets positifs ont été constaté au début, ils avaient disparus à la fin. Un traitement par la TCC plus intensif n’améliorait pas la symptomatologie durablement.

L’analyse coûts-efficacité a montré aucun avantage de la TCC par rapport aux non-TCC.

Les coûts de la TCC étaient plus élevés que les non-TCC.

Psychose

La TCC n’apportait aucune différence par rapport aux traitements non-TCC.

L’analyse coût-efficacité a montré aucun avantage de la TCC par rapport aux non-TCC.

Article original ci-dessous:

Long-term outcome of cognitive behaviour therapy clinical trials in central Scotland

RC Durham,1* JA Chambers,1,2 KG Power,2,3 DM Sharp,4 RR Macdonald,2 KA Major,5 MGT Dow2,6 and AI Gumley7

Health Technology Assessment 2005; Vol 9: number 42

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1 Psychiatry and Behavioural Sciences, Division of Pathology and Neuroscience, University of Dundee, UK
2 Department of Psychology, University of Stirling, UK
3 Department of Clinical Psychology, NHS Tayside, UK
4 Institute of Rehabilitation, University of Hull Medical School, UK
5 Health Economics, NHS Ayrshire and Arran, UK
6 Department of Clinical Psychology, NHS Fife, UK
7 Department of Psychological Medicine, University of Glasgow, UK

* Corresponding author

Executive Summary

Objectives

The aim of this study was to consider the following:

  • What is the long-term outcome of participants in clinical trials of cognitive behaviour therapy (CBT) for anxiety disorders and psychosis?
  • Are there significant differences in effectiveness and cost-effectiveness associated with receiving CBT in comparison with alternative treatments?
  • Are there significant differences in effectiveness associated with receiving different intensities of CBT?
  • How well can long-term outcome be predicted from data from the original clinical trials?

Design

An attempt was made to contact and interview all of the participants in eight randomised, controlled, clinical trials of CBT for anxiety disorders and two randomised, controlled, clinical trials of CBT for schizophrenia conducted between 1985 and 2001. Case note reviews of healthcare resources used in the 2 years prior to entering the trials and the 2 years prior to follow-up interview were undertaken.

Setting

The clinical trials were conducted in mixed rural and urban settings in five localities in central Scotland. Anxiety disorder trials were conducted mainly in primary care and included three with generalised anxiety disorder, four with panic disorder and one with post-traumatic stress disorder (PTSD). The psychosis studies (one on relapse prevention and one with chronic disorder) were conducted in secondary care.

Participants

An attempt was made to follow up all 1071 entrants to the 10 studies, of whom 125 were not available to be contacted. Of the 946 who were available, 489 agreed to participate (46% of original entrants, 52% of those available to contact).

Method

Follow-up interviews took place between 1999 and 2003, 2–14 years after the original treatment. Interviews for Trials 1–8 were conducted by a research psychologist blind to original treatment condition. Interviews for Trials 9 and 10 were conducted by community psychiatric nurses also blind to treatment condition. Case note reviews were completed following the interview.

Main outcome measures

For Trials 1–8 the main interview-based outcome measures were: Anxiety Disorders Interview Schedule – DSM-IV for diagnosis and co-morbidity, Clinical Global Severity (0–8) and the Hamilton Anxiety Rating Scale. The main patient-rated measures were: Brief Symptom Inventory, SF-36 II, Clinical Global Improvement (1–7), and the Positive and Negative Affect Scale. For Trials 9 and 10 the primary outcome measure was the interview-based Positive and Negative Syndrome Scale (PANSS).

Results

Anxiety disorder studies (Trials 1–8)

Over half of the participants (52%) had at least one diagnosis at long-term follow-up, with significant levels of co-morbidity and health status scores comparable to the lowest 10% of the general population. Few participants had none or only mild symptoms (18%) and a significant proportion (30%) had subthreshold symptoms of at least moderate severity. Only 36% reported receiving no interim treatment for anxiety over the follow-up period with 19% receiving almost constant treatment. Patients with PTSD did particularly poorly. There was a 40% real increase in healthcare costs over the two time periods, mainly due to an increase in prescribing. A close relationship was found between poor mental and physical health for those with a chronic anxiety disorder.

Treatment with CBT was associated with a better long-term outcome than non-CBT in terms of overall symptom severity but not with regard to diagnostic status. The positive effects of CBT found in the original trials were eroded over longer time periods. No evidence was found for an association between more intensive therapy and more enduring effects of CBT. Long-term outcome was found to be most strongly predicted by the complexity and severity of presenting problems at the time of referral, by completion of treatment irrespective of modality and by the amount of interim treatment during the follow-up period. The quality of the therapeutic alliance, measured in two of the studies, was not related to long-term outcome but was related to short-term outcome.

The cost-effectiveness analysis showed no advantages of CBT over non-CBT. For the participants as a whole, CBT was associated with slightly higher costs than non-CBT and slightly higher benefits. For participants who completed CBT, versus all other participants, CBT was associated with somewhat lower costs and slightly higher benefits. The costs of providing CBT in the original trials was only a very small proportion (6.4%) of the overall costs of healthcare for this population, which are high for both physical and mental health problems.

Psychosis studies (Trials 9 and 10)

Outcome was generally poor and only 10% achieved a 25% reduction in total PANSS scores from pretreatment to long-term follow-up. Nearly all participants (93%) reported almost constant treatment over the follow-up period at a significantly higher level than for the anxiety disorder patients. Treatment with CBT was associated with more favourable scores on the three PANSS subscales. However, there were no significant differences between CBT and non-CBT groups in the proportions achieving clinically significant change and very few psychosis patients maintained a 25% reduction in PANSS scores from post-treatment to long-term follow-up regardless of treatment modality.

Cost-effectiveness analysis showed no advantages of CBT over non-CBT. Healthcare costs fell over the two time periods mainly owing to a reduction in inpatient costs.

Conclusions

The implications for healthcare are:

  • Psychological therapy services need to recognise that anxiety disorders tend to follow a chronic course and that good outcomes with CBT over the short term are no guarantee of good outcomes over the longer term.
  • Clinicians who go beyond standard treatment protocols of about 10 sessions over a 6-month period are unlikely to bring about greater improvement.
  • Poor outcomes over the long term are related to greater complexity and severity of presenting problems at the time of referral, failure to complete treatment irrespective of modality and the amount of interim treatment during the follow-up period.
  • The relative gains of CBT are greater in anxiety disorders than in psychosis.

Recommendations for future research

Longitudinal research designs over extended periods of time (2–5 years), with large numbers of participants (500+), are required to investigate the relative importance of patient characteristics, therapeutic alliance and therapist expertise in determining the cost-effectiveness of CBT in the longer term.

A better understanding of the mechanisms by which poor treatment responders become increasingly disabled by multiple physical and mental disorders will require close collaboration between researchers in the clinical, biological and social sciences.

Publication

Durham RC, Chambers JA, Power KG, Sharp DM, Macdonald RR, Major KA, et al. Long-term outcome of cognitive behaviour therapy clinical trials in central Scotland. Health Technol Assess 2005;9(42).

NHS R&D HTA Programme

The research findings from the NHS R&D Health Technology Assessment (HTA) Programme directly influence key decision-making bodies such as the National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) and the National Screening Committee (NSC) who rely on HTA outputs to help raise standards of care. HTA findings also help to improve the quality of the service in the NHS indirectly in that they form a key component of the ‘National Knowledge Service’ that is being developed to improve the evidence of clinical practice throughout the NHS.

The HTA Programme was set up in 1993. Its role is to ensure that high-quality research information on the costs, effectiveness and broader impact of health technologies is produced in the most efficient way for those who use, manage and provide care in the NHS. ‘Health technologies’ are broadly defined to include all interventions used to promote health, prevent and treat disease, and improve rehabilitation and long-term care, rather than settings of care.

The HTA Programme commissions research only on topics where it has identified key gaps in the evidence needed by the NHS. Suggestions for topics are actively sought from people working in the NHS, the public, service-users groups and professional bodies such as Royal Colleges and NHS Trusts.

Research suggestions are carefully considered by panels of independent experts (including service users) whose advice results in a ranked list of recommended research priorities. The HTA Programme then commissions the research team best suited to undertake the work, in the manner most appropriate to find the relevant answers. Some projects may take only months, others need several years to answer the research questions adequately. They may involve synthesising existing evidence or conducting a trial to produce new evidence where none currently exists.

Additionally, through its Technology Assessment Report (TAR) call-off contract, the HTA Programme is able to commission bespoke reports, principally for NICE, but also for other policy customers, such as a National Clinical Director. TARs bring together evidence on key aspects of the use of specific technologies and usually have to be completed within a short time period.

Criteria for inclusion in the HTA monograph series

Reports are published in the HTA monograph series if (1) they have resulted from work commissioned for the HTA Programme, and (2) they are of a sufficiently high scientific quality as assessed by the referees and editors.

Reviews in Health Technology Assessment are termed ‘systematic’ when the account of the search, appraisal and synthesis methods (to minimise biases and random errors) would, in theory, permit the replication of the review by others.

The research reported in this monograph was commissioned by the HTA Programme as project number 96/39/18. The contractual start date was in January 1999. The draft report began editorial review in April 2004 and was accepted for publication in May 2005. As the funder, by devising a commissioning brief, the HTA Programme specified the research question and study design. The authors have been wholly responsible for all data collection, analysis and interpretation, and for writing up their work. The HTA editors and publisher have tried to ensure the accuracy of the authors’ report and would like to thank the referees for their constructive comments on the draft document. However, they do not accept liability for damages or losses arising from material published in this report.

The views expressed in this publication are those of the authors and not necessarily those of the HTA Programme or the Department of Health.

Editor-in-Chief: Professor Tom Walley
Series Editors: Dr Peter Davidson, Dr Chris Hyde, Dr Ruairidh Milne, Dr Rob Riemsma and Dr Ken Stein
Managing Editors: Sally Bailey and Sarah Llewellyn Lloyd

© 2005 Crown Copyright

L'amendement modifiant l'article 52 de la loi du 9 août 2004 relatif au titre de psychothérapeute, a été adopté par l'Assemblée nationale le jeudi 5 mars 2009

L’amendement proposé par le gouvernement, ci-dessous, modifiant l’article 52 de la loi du 9 août 2004 relatif au titre de psychothérapeute, a été adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le jeudi 5 mars 2009 à 23h47.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a personnellement présenté cet amendement à l’Assemblée.
M. Le Guen pour le Groupe socialiste est brièvement intervenu pour soutenir cet amendement, en indiquant que « l’on arrivait enfin à quelque chose de structuré concernant le titre de psychothérapeute ». Il n’y pas eu d’autre intervention à propos de cet amendement, hormis celle du rapporteur qui a soutenu aussi cet amendement.
L’urgence ayant été déclarée par le gouvernement sur la loi de "réforme de l’hôpital" ("HPST"), il n’y aura qu’une seule lecture dans chaque chambre. Il reste l’examen au Sénat.

(Information diffusée et commentée par François-Régis Dupont Muzard).

______________________

Amendement permettant l’application des dispositions des deux derniers alinéas de l’article 99 du Règlement

APRÈS L’ART. 22

N° 2083 Rect.

ASSEMBLÉE NATIONALE

5 mars 2009


RÉFORME DE L’HÔPITAL – (n° 1210)

Commission Gouvernement AMENDEMENT N° 2083 Rect. présenté par le Gouvernement

———-

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 22, insérer l’article suivant :

Les troisième et quatrième alinéas de l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article et les conditions de formation théorique et pratique en psychopathologie clinique que doivent remplir l’ensemble des professionnels souhaitant s’inscrire au registre national des psychothérapeutes. Il définit les conditions dans lesquelles les ministères chargés de la santé et de l’enseignement supérieur agréent les établissements autorisés à délivrer cette formation.

« L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

« Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.

« Le décret en Conseil d’État précise également les dispositions transitoires dont pourront bénéficier les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de la psychothérapie à la date de publication du décret. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Compte tenu de la sensibilité des troubles qu’ils cherchent à améliorer, qui touchent à l’intimité psychique et relationnelle de l’individu souvent en situation de grande vulnérabilité, les psychothérapeutes doivent disposer d’un haut niveau de connaissance et de compétence pour prendre en charge de façon adaptée les personnes qui ont recours à eux.

C’est pourquoi il est apparu indispensable que toutes les personnes qui utilisent le titre de psychothérapeute aient suivi au cours de leur cursus, une formation théorique et clinique de psychopathologie clinique. Les concepts et approches qui seront développées dans cette formation exigent, pour leur bonne compréhension, un niveau élevé universitaire de type Master 2 de psychologie ou de psychanalyse ou Doctorat de médecine.

Les professionnels qui, dans leur cursus de formation initiale, auront déjà suivi tout ou partie des modules développés dans cette formation pourront bien sûr bénéficier de dispenses totales ou partielles.

Une formation n’est de qualité que lorsque l’établissement dans lequel elle est délivrée est, lui-même, de qualité, c’est pourquoi il est nécessaire d’agréer ces établissements.

Il est en outre nécessaire de prévoir des dispositions permettant de tenir compte de la situation particulière des professionnels déjà installés depuis plusieurs années.

Le forfait psy en entreprise: psychothérapie comportementale à la solde du patron

ASP entreprise est une association de comportementalistes, comme l’indique sa plaquette de présentation qui ne détaille d’ailleurs pas quels sont praticiens psychologues ou psychiatres en exercices. ASP propose un contrat aux entreprises: le « forfait psy ». C’est-à-dire, une convention, établie à l’avance, sur la durée, le tarif et le résultat d’une psychothérapie. Une psychothérapie calibrée selon les besoins de l’entreprise. Des psychothérapeutes à la solde du patron.

En effet, comme le révèle Marie-Joelle Gros dans Libération, après convention avec la direction d’une société, ASP entreprise propose aux salariés un carnet de 10 séances avec un psychothérapeute. Ce psychothérapeute est imposé à l’employé dans la mesure où le psy doit avoir passé un contrat avec la direction de la société, ses coordonnées sont fournies avec le carnet.

Il y avait les centres de vacances Sncf, les hôpitaux psychiatriques mutualistes de la MGEN, etc, nous avons maintenant la psy tarifée au forfait ! Un symptôme moderne du malaise dans les entreprises…

Surtout, il ne faudrait pas penser que le carnet psy engage la responsabilité de l’employeur, c’est le contraire.

Une fois terminé ses dix séances, le salarié se rendant compte que son malaise dans l’entreprise est plus important qu’il ne le croyait est prié de payer de sa poche. Bon vent ! Ce n’est plus le problème de la direction de l’entreprise, cela se dégrade  en un « problème personnel et intime » à l’employé. L’entreprise se dédouane ainsi à peu de frais de sa responsabilité dans la souffrance de ses salariés au travail.

Qui pourra alors reprocher une maltraitance hypocrite à sa direction ? N’aura-t-elle pas eu le soucis de financer le forfait-psy ? N’aura-t-elle eu des égards, certifiés et approuvés par ASP entreprise, pour le bien-être de ses salariés ? N’aura-t-elle pas fait le nécessaire pour soutenir ses salariés ?

 

Les débuts contestés du «ticket psy»

Mise en place par certaines entreprises pour lutter contre le stress au travail, l’initiative est décriée par les praticiens, Le Figaro, 26 01 2009, par Anne Jouan

Le «ticket psy» a été récemment mis en place par ASP, une société qui se présente comme «spécialisée en conseil et expertise dans le développement des conditions de qualité de vie au travail». De quoi s’agit-il ? ASP propose à une dizaine d’entreprises clientes des carnets de «tickets psy» (chaque carnet en contient entre 5 et 10). Un peu sur le modèle des tickets­-repas. Ces derniers sont délivrés aux salariés intéressés par le médecin du travail. «Il s’agit de consultations d’écoute et de conseil, explique Valentine Burzynski, directrice générale d’ASP. Notre objectif est d’offrir des espaces où le salarié peut prendre du recul par rapport à sa situation.»

Sa société revendique une petite centaine de praticiens dans toute la France. Il s’agit pour l’essentiel de psychologues, puis de psychothérapeutes, seuls quelques psychiatres seraient concernés. Ces praticiens sont entièrement rémunérés par ASP, suite à un contrat conclu entre les deux parties, le patient ne donnant au psy que le ticket.

«Un gadget qui donne bonne conscience à l’entreprise»

Du côté des psychologues, on est plutôt sceptique sur la démarche. Le syndicat national de la profession regrette notamment que la liste des praticiens ne soit pas connue. «Avec le ticket-restaurant, on peut manger presque n’importe où, estime son secrétaire général adjoint, Jacques Borgy. Or avec ce ticket-là, les patients ne peuvent pas avoir accès à tous les psychologues, car le choix se fait à partir d’une liste établie par l’entreprise.» Le syndicat déplore également le manque de clarté sur la formation de ces praticiens. La position du Syndicat des psychiatres français est « pour le moins réservée», déplorant, au nom de principes éthiques, que des psychiatres aient adhéré à une démarche comme celle-là assimilée à du «racolage». La mise en place de ce ticket relève de «la psychologisation croissante de la société, comme s’il fallait toujours avoir recours à un psy », regrette Jean-Pierre Capitain, son président, pour qui ce système de tickets s’apparente à «un gadget qui donne bonne conscience à l’entreprise».

Le Conseil de l’ordre des médecins se montre également très critique. «Nous sommes choqués, car la médecine n’est pas un commerce», martèle Pierrick Cressard, président de la section éthique et déontologie de l’Ordre. Ce dernier insiste sur le fait que les contrats signés entre les praticiens et l’ASP n’ont aucune valeur puisqu’ils n’ont pas été enregistrés auprès des conseils départementaux de l’Ordre, comme cela doit être le cas. À cela s’ajoute le fait, toujours selon l’Ordre, que ce n’est pas à une entreprise de choisir un praticien mais bien au patient puisqu’en France le choix du praticien est libre.

Cette polémique entre les différents types de praticiens de la «psy» intervient dans un contexte particulier. Le Conseil de l’ordre et les représentants des syndicats psychiatriques sont en discussion avec le ministère de la Santé pour que le titre de psychothérapeute soit défini par le Conseil d’État, car, estime le conseil, «on ne se dit pas psy comme on se dit diseuse de bonne aventure.» Aujourd’hui en France, les psychiatres ont fait une dizaine d’années d’études de médecine, les psychologues cinq ans à l’université de lettres, alors que les psychothérapeutes n’ont pas de formation spécifique sanctionnée par des diplômes d’État.

 

 

Chaud divan, sur le modèle du Ticket-Restaurant, le Ticket-Psy vient d’être lancé

 

Marie-Joelle Gros, Libération 21 01 2009

«Je peux vous payer en Ticket-psy ?» Après le Ticket-Restaurant, puis le Chèque-Vacances, voici le dernier-né des coupons destinés aux salariés : le Ticket-Psy, qui permet de s’offrir une séance de psychothérapie aux frais de son employeur.

La formule est toute récente. Mais déjà, dans différents domaines d’activités (banque, transports de fonds, informatique…), des entreprises auraient franchi le pas et souscrit un abonnement. L’idée a germé au sein d’un cabinet de prévention des risques psychosociaux, ASP Entreprises, spécialisé dans les problématiques de stress au travail. Mal-être, dépression, la souffrance psychique liée à l’activité professionnelle a cessé d’être tabou en France depuis une quinzaine d’années. Mais, «dès que l’on réfléchit à des solutions, deux visions s’opposent : repenser l’organisation du travail ou soutenir les gens», résume Valentine Burzynski, directrice générale d’ASP Entreprises. Autant sortir de cette polémique et considérer la souffrance au travail en tant que telle, quelle qu’en soit la raison».

Médecine du travail. On ne va pas chercher ses Ticket-Psy à la direction des ressources humaines comme on le fait pour les Ticket-Restaurant. Impératif de confidentialité oblige. C’est à la médecine du travail qu’il faut s’adresser. Les médecins du travail sont souvent en première ligne pour constater les symptômes et expressions d’un mal-être. Mais leur mission n’est pas de proposer un traitement au cas par cas. En outre, les salariés ne sont pas tenus d’attendre leur convocation à la médecine du travail (obligatoire tous les deux ans), mais peuvent demander un carnet de Ticket-Psy dès que le besoin se fait sentir. Les coordonnées des thérapeutes partenaires sont fournies en même temps que les coupons.

Une centaine de psychologues, psychothérapeutes et psychiatres seraient déjà entrés dans le réseau du Ticket-Psy. «Nous les avons recrutés en fonction de leur expérience et de leur connaissance du monde de l’entreprise», explique ASP. A Paris et Lyon, l’offre semble assez dense et un salarié peut se voir proposer plusieurs professionnels et faire son choix. Si le contact passe mal avec l’un, il aura la possibilité de s’adresser à un autre. Ailleurs sur le territoire, ce n’est pas toujours possible. En tout cas pour l’instant.

«Recul». Pour l’entreprise, la valeur d’un ticket est de 100 euros, un montant qui comprend le règlement de la consultation du psy et les frais annexes. Un salarié peut légitimement demander à bénéficier de deux carnets, soit dix séances de psychothérapie. «Ce volume de séances permet de prendre suffisamment de recul», estime ASP. Au bout de dix séances, si le salarié souhaite poursuivre sa psychothérapie, il devra le faire à ses frais. «Le rôle de l’employeur n’est pas de financer la thérapie du salarié, rappelle ASP. Nous préconisons un temps moyen qui permet de soulager des situations professionnelles, mais dès lors que l’on entre dans un travail plus personnel et intime, ce n’est plus la responsabilité de l’employeur.»

Ceux qui ont déjà fait une analyse ou une psychothérapie dans leur vie ne sont a priori pas concernés par ce dispositif. Le Ticket-Psy, qui se veut pratique et gratuit, offre peut-être à certains les moyens de franchir un cap. La question du coût d’une séance de psy est souvent considérée comme un frein à cette démarche. Avec la période de tensions qui s’annonce dans le monde du travail, le Ticket-Psy aura-t-il le temps de trouver son public ?

Ce service est trop neuf pour pouvoir en dresser un bilan. Les langues ne se sont pas encore déliées. On imagine mal un salarié demander à l’occasion de son recrutement si les Tickets-Psy font partie des avantages offerts par l’employeur. «Notre proposition ne laisse pas indifférent», note cependant ASP Entreprise, pour l’instant seule sur ce créneau. Au sein des entreprises, les délégués des comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) l’évoquent dans les négociations.

Depuis la loi de modernisation sociale de 2002, il est fait obligation à l’employeur de s’occuper de la santé physique de ses salariés, mais aussi de leur santé mentale. Il ne s’agit pas de dorloter l’intégralité de ses troupes. On considère qu’en moyenne 5 % des salariés ont besoin d’un soutien psychologique. De quoi convaincre les employeurs que la formule ne leur coûtera pas les yeux de la tête ?

Pathologies mentales complexes: les thérapies de longue durée plus efficaces

Une psychothérapie "psycho-dynamique" est un euphémisme pour ne pas utiliser le mot qui fâche: psychanalyse… Enfin, les plus fâchés sont les comportementalistes, cognitivistes, et tutti quanti, tenant du traitement minute en matière d’aide et de soutien à l’autre ! Comme s’il était possible de comprendre quelque chose d’aussi complexe que la vie d’une personne en cinq minute… 

Voici une dépêche de l’AFP sur l’intérêt de se hâter lentement….

Des psychothérapies durant au moins un an paraissent plus efficaces pour traiter des pathologies mentales complexes que des interventions de courte durée recourant plus intensivement à des médicaments, selon une méta-analyse publiée mardi.

"Dans cette méta-analyse, les psychothérapies psycho-dynamiques de longue durée (au moins un an ou 50 séances) ont été nettement plus efficaces que des traitements intensifs courts quant aux résultats d’ensemble tout comme pour cibler des problèmes particuliers et améliorer le fonctionnement de la personnalité du patient", écrit le Dr. Falk Leichsenring, de l’Université de Giessen en Allemagne, un des co-auteurs de ces travaux.

Cette méta-analyse a porté sur 23 études dont onze cliniques et 12 dites d’observation ayant couvert 1.053 patients au total.

"Les psychothérapies psycho-dynamiques ont produit d’importants effets durables sur des patients souffrant de troubles de la personnalité, de troubles mentaux multiples et d’instabilité mentale chronique", poursuivent les chercheurs dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 1er octobre.

"Les effets ont été mesurables pour l’ensemble des troubles et se sont accrus de façon notable entre la fin des séances de thérapies et les visites de suivi", ajoutent ces psychiatres.

En terme d’efficacité générale des deux types de traitements, les patients ayant bénéficié des psychothérapies psycho-dynamiques de longue durée ont enregistré en moyenne de meilleurs résultats dans plus de 96% des cas que ceux ayant été soumis aux thérapies intensives et brèves".

AFP 01.10.08