Participants à textura, un groupe psychanalytique orienté par Freud et Lacan à Köln (Cologne, Allemagne), nous sommes très préoccupés d’apprendre que la pratique de la psychanalyse pourrait bientôt devenir impossible en Grande‐Bretagne du fait que la plupart des pratiques psychanalytiques seraient rendues illégales. Il s’agit des standardisations actuellement envisagées de la psychothérapie, dans laquelle le législateur britannique inclut aussi la clinique psychanalytique et sa pratique dans la cure analytique. Le Health Professions Council britannique a reçu pour mission d’établir des standards nationaux pour toute activité psychothérapique. A cet effet ont déjà été élaborées plus de 450 règlementations qui s’appliqueraient à toute thérapie psychanalytique. Feraient partie de ces prescriptions, qui se verraient imposées à chaque psychanalyste mais aussi à chaque thérapeute, des règlements qui fixeraient presque tous les aspects du cadre, de la pratique et du style du travail psychanalytique et psychothérapique. Elles concerneraient, par exemple, le moment, où une intervention devrait être posée, des instructions sur l’expression de « sentiments appropriés », jusqu’au but recherché par ce processus. La fin d’une cure psychanalytique comme de diverses psychothérapies ne serait donc conditionnée ni par la parole de ceux qui s’adressent à un psychanalyste ou à un psychothérapeute, ni par l’orientation de celui‐ci, ni par la singularité de l’accomplissement de chaque travail. L’espace à protéger du travail analytique et psychothérapique serait ainsi détruit et rendu impossible. Comme nous avons pu le savoir, la grande majorité des psychanalystes praticiens ainsi que des psychothérapeutes en Grande‐Bretagne – malgré leurs différences théoriques – s’accordent sur le fait qu’une telle intervention est inacceptable pour tous ceux qui pratiquent la psychanalyse en tant qu’analysant ou analyste, et qu’en outre différentes formes de psychothérapie deviendraient impossibles du fait de ne pas être « standardisables ».


Orientés par Lacan, nous sommes convaincus que cette régulation de la psychanalyse et de la psychothérapie qui est poussée à l’ extrême en Grande‐Bretagne, mais qui existe dans toute l’Europe, contredit fondamentalement non seulement la théorie et la pratique des découvertes Freudiennes, dont principalement l’inconscient, mais aussi les travaux d’autres psychanalystes qui ‐chacun à sa façon‐ ont poursuivi la cause de Freud et ses questions. La lecture par Lacan de l’oeuvre de Freud et ses apports à la pratique et la théorie de la psychanalyse nous montre le chemin à suivre. Cette orientation comprend également ce que Lacan a lui‐même toujours prôné : la considération et l’interrogation des écrits et de la pratique des collègues appartenant à d’autres courants. En Grande‐Bretagne, nommons parmi eux principalement Mélanie Klein, Winfred Bion, Donald Winnicott et Michael Balint. Nous recevons ces ordonnances britanniques si menaçantes également comme une attaque destructrice envers la tradition psychanalytique et sa transmission.


Nous rappelons que la formation du psychanalyste comprend de grandes exigences quant à la qualité de ce travail. En font partie une très longue expérience personnelle de la cure psychanalytique, la lecture des textes fondateurs de la psychanalyse, la participation à des séminaires et groupes de travail, ainsi que la supervision et l’analyse de contrôle. Comme il ne s’agit pas ‐en ce qui concerne la psychanalyse‐ d’une technique « standardisable », mais d’une éthique toujours ouverte à ceux qui viennent avec leur souffrance singulière à la cure par la parole, la psychanalyse ne peut être transmise qu’à travers des cheminements de formation qui durent des années et qui ne sont pas réglables par l’Etat. Ceci implique également, que les psychanalystes sont constamment appelés depuis Freud à questionner leur travail, à échanger de façon critique avec leurs collègues, à reprendre toujours à nouveau leur propre analyse ou à retourner en supervision. L’évaluation requise du travail psychanalytique existe bel et bien depuis son début dans une forme propre et souvent particulièrement intense. Lacan tout particulièrement, mais aussi Freud, ont en outre toujours incité les psychanalystes à analyser de façon critique la mesure du savoir de leur temps.

La transmission de l’expérience particulière de la psychanalyse est soumise à des conditions spécifiques. En font partie sa temporalité propre ainsi que la nécessité de concepts qui tiennent compte du fait qu’il s’agit en psychanalyse finalement de quelque chose d’indisponible. Ceci échappe à la logique de notre société marquée par le néo‐libéralisme. La psychanalyse examine et explore le lien social entre les humains, ainsi que les formes dominantes de la science en questionnant leurs formes de discours et leur rapport au subjectif dans le sens du singulier.


Nous avons l’impression que la psychanalyse et la psychothérapie sont de plus en plus appelées à devenir les moyens d’un contrôle étatique ou social, voire même judiciaire. Il est par l’exemple déjà avéré qu’en Grande‐Bretagne des citoyens soupçonnés de terrorisme doivent être saisis et « traités » dans des cabinets de psychanalystes, ce qui ferait office d’une rééducation.


Toutes ces évolutions méconnaissent qu’il ne s’agit pas en psychanalyse du statistiquement « normable », du rapidement saisissable et fixable, mais du singulier de la parole dans la rencontre entre l’analysant et l’analyste, qui a rapport à des règles de jeu « qui doivent puiser leur signification dans le contexte du plan de jeu » (Sigmund Freud : Zur Einleitung der Behandlung (1913), GW VIII, p.454). Ceci correspond à la cure analytique en tant que travail de culture et contredit l’idée du « citoyen transparent », de la création de normes pour tout et de la possibilité de contrôler les processus de socialisation. Dans cette mesure, nous ne considérons surtout pas les événements en Grande‐Bretagne et dans d’autres pays d’Europe, l’Allemagne y comprise, dans le sens d’intérêts catégoriels proprement dits. Pour nous, l’essence de la psychanalyse que Freud a nommée « travail de culture » est entièrement en jeu. Il s’agit quant à cette essence de l’affirmation de la loi du désir humain face à un Autre compris comme un tout, de l’ Autre de l’Etat et de son autorité. A travers la tentative d’une règlementation de la cure psychanalytique, la « normation » est par contre élevée au niveau de la « loi ».
Pour nous, en Allemagne, ainsi que pour nos collègues anglais, les Etats Généraux en France qui ont pu collecter plus de 15000 signatures en juillet 2008, représentent un espoir. Celles‐ci s’adressent à l’Assemblée Nationale contre d’avantage de régulation des conditions requises pour une installation comme psychothérapeute et pour renforcer le poids de la psychanalyse. Ces « Etats Généraux » comprennent également des psychanalystes de courants théoriques différents.

Nous soutenons avec insistance par cette résolution, également dans le cadre de la solidarité avec le College for psychanalysts à Londres, ainsi qu’avec le Center for freudian and analytic research, les efforts de nos collègues anglais pour rendre intelligible aux administrations sanitaires et aux hommes politiques de leur pays la valeur d’une psychanalyse aussi peu réglementée que possible par l’Etat, et ceci également dans le sens de la tradition démocratique de la Grande‐Bretagne qui donne une valeur particulière au citoyen émancipé. Nous parions par ailleurs sur le fait que le pays qui a accueilli Sigmund Freud lors de son émigration va rester fidèle à la tradition de cette hospitalité par rapport à la psychanalyse, ainsi que pour la transmission de l’oeuvre de ceux qui en Grande‐Bretagne ont repris la cause Freudienne et ont continué à la développer.

Ainsi, nous nous adressons à nos collègues de l’Assoziation für die Freudsche Psychoanalyse (Association pour la psychanalyse Freudienne), des archives Lacan à Brégence (Bregenz), de la Freud‐Lacan‐Gesellschaft (Association de psychanalyse, Berlin), du Psychoanalytisches Kolleg (Collège clinique psychanalytique), du Lehrhaus für Psychoanalyse (Ecole de psychanalyse) à Hambourg, du Kasseler Forum für Psychoanalyse (Forum de psychanalyse) à Kassel, pli à Munich, du Psychoanalytischer Salon Berlin ( Salon psychanalytique à Berlin), du Lacan Seminar à Zürich et du Neue Wiener Gruppe (Nouveau groupe de Vienne, Autriche), avec lesquels nous travaillons depuis de longues années.

Au‐delà de ces associations (germanophones), cet appel et la demande de le signer s’adresse également aux autres cercles psychanalytiques, ainsi qu’à tous ceux qui accordent de la valeur à la cause Freudienne et à la psychanalyse en tant que travail de culture.

Nous allons remettre cette liste de signatures à nos collègues anglais en février 2009 et la communiquer aux Etats Généraux en France dans le cadre de leur engagement « Sauvons la clinique ». Jusque‐là, nous vous invitons à joindre votre signature à cet appel en l’adressant à l’adresse mail de Michael Meyer zum Wischen, Psychanalyste à Köln, Allemagne : praxismzw@web.de

Traduction par Gabrielle Devallet‐Gimpel (Toulouse)

Les auteurs

Klaus Findl, bildender Künstler, Köln

Miriam Goretzki-Wagner, Coach, Bonn

Andreas Hammer, Dipl.-Psych., Köln

Fotini Ladaki-Schmidt, Dipl.-Psych., psychoanalytische Praxis, Köln

Béatrice Ludwig, Linguistin, Köln

Jean-Baptiste Mariaux, PhD., Köln

Dr. med. Michael Meyer zum Wischen, psychoanalytische Praxis, Köln

Karin Schlechter, bildende Künstlerin, Köln

Les signataires:

Karin Adler, Psychoanalytikerin, Paris

Eckhard Bär, Psychoanalytiker, Sozialarbeiter, Suchtherapeut, Kassel

Ute Bergmann-Näher, Ärztin, psychoanalytische Praxis, Rottenburg / Tübingen

Michel Borsotto, Psychoanalytiker, Coaraze Andréa Bryan, bildende Künstlerin, Köln

Cristina Burckas, Lic. Psych., psychoanalytische Praxis, Freiburg

Christine Chagneaud, Psychologin, Psychoanalytikerin, Albi

Patrick Coadou, Employé mairie, Villeneuve Les Bouloc, Psychopathologie clinique université du Mirail, Toulouse.

Prof. Dr. Marcus Coelen, Institut für romanistische Philologie LMU München, Psychoanalytiker, München

Geneviève Condou, Klinische Psychologin, Toulouse

Gabrielle Devallet-Gimpel, Psychiaterin, Psychoanalytikerin, Blagnac

Harold Dielmann, Dipl.-Psych., psychoanalytische Praxis, Köln

Dr. U. Oudée Dünkelsbühler, Dozentin und Psychoanalytikerin, Hamburg

Dr. phil. Susanne Gottlob, Psychoanalytikerin, Hamburg

Marylène Guery, Dipl.-Psych., psychotherapeutisch-psychoanalytische Praxis, Köln

Annemarie Hamad, Psychoanalytikerin, Paris

Maire Jaanus, Professor of English and Comparative Literature, Barnard College/Columbia University, New York, NY

Franz Kaltenbeck, Psychoanalytiker in Paris und Lille, sowie in der medizinisch-psychologischen Abteilung der Haftanstalt Sequedin am Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille

Eva Kiefer, psychoanalytische Praxis, Salzburg

Bernhard Kreuz, Dipl.-Psych., psychoanalytische Praxis, Neckartenzlingen / Tübingen

Ursula Lefkowitz, Psychoanalytikerin, Rambouillet

Dr.med. Chrisian Kläui, Psychiater und Psychoanalytiker, Basel

Christian Kohner-Kahler, Bewährungshilfe, Universität Wien, FH Linz

Corinne Maier, Psychoanalytikerin, Brüssel

Barbara Meyer zum Wischen, Dipl.-Psych., psychotherapeutische Praxis, Köln

Dr.med. André Michels, Psychiater und Psychoanalytiker, Luxemburg und Paris

Catherine Moser-Fride, Dipl.-Psych., Paris IV Sorbonne, psychoanalytische Praxis, Elchingen (bei Ulm)

Andreas Gottfried Müller, Dip.-Psych., psychoanalytische Praxis, Bremen

Dr.med. Peter Müller, Arzt und Psychoanalytiker, Karlsruhe

Susanne Müller, Dipl.-Psych., Kunstwissenschaftlerin, Paris

Prof. Dr. Karl Josef Pazzini, Koordinator des Psychoanalytischen Kollegs; Universität Hamburg, Fakultät für Erziehungswissenschaft, Psychologie und Bewegungswissenschaft, Sektion 1, Bildungstheorie, Bildende Kunst, Hamburg

Univ.-Prof. Dr. August Ruhs, Universitätsklinik für Psychoanalyse und Psychotherapie, Wien

Avi Rybnicki, Psychoanalytiker, Tel Aviv

Pieretta Sakellariou, psychologue clinicienne, plasticienne, Toulouse

Marie-Jean Sauret, psychanalyste (APJL), professeur des universités, Toulouse Dr.med Georges Schmit, psychoanalytische und psychiatrische Praxis, Brüssel

Dr. phil Bernhard Schwaiger, Dipl.-Psych., psychologischer Psychotherapeut, Neustrelitz

Madlen Sell, Dipl.-Psych., Freiburg i. Br.

Véronique Sidoit, Psychoanalytikerin, Paris

Khadija Taoujni, Étudiante en psychothérapie, Paris

Laure Thibaudeau, Psychoanalytikerin, Paris

Dr. med. Michael Turnheim, Universitätsdozent, Psychiater, Psychoanalytiker, Wien, Paris

Dr. Johanna Vennemann-Bär, psychologische Psychotherapeutin, Psychoanalytikerin, Hann.-Münden, Rom

Rivka Warshahawsky, Psychoanalytikerin, Klinische Psychologin, Israel

Mai Wegener, psychoanalytische Praxis, Berlin

Dr. phil. Peter Widmer, psychoanalytische Praxis, Zürich

Mag. Dr. phil. Markus Zöchmeister, psychoanalytische Praxis, Salzburg

 

Appendice

THE COLLEGE OF PSYCHOANALYSTSUK PRESS RELEASE

Under proposed new government guidelines, most forms of psychoanalysis could become illegal in 2009. The Government aims to regulate talking therapies next year and has already started the process of assessing the field. The Health Professions Council has been given the task of regulating talking therapies, with its partner Skills for Health (SfH) charged with developing National Occupational Standards for therapeutic work. Nearly all the psychotherapy and psychoanalytic organisations protested that HPC was inappropriate for talking cures, yet this has been totally ignored and HPC imposed as the regulator. The psychodynamic and psychoanalytic organisations in this country are already regulated by two main bodies (UKCP and BPC) which have been developed through the profession over the last twenty-five years. Each of the member organisations of UKCP and BPC has strict codes of ethics, practice and complaints procedures, and is inspected periodically by the regulatory body. Yet the new developments will render the existing regulatory structures for the most part obsolete. With this comes a new vision of what psychodynamic and psychoanalytic work actually is. For HPC and SfH, psychoanalytic work is seen more as an intervention to be applied – like a drug – TO patients than a long and painstaking work done BY patients. This view of therapy as an external intervention is reflected in the government’s plan to ‘give’ therapy to young Muslims they suspect of harbouring aspirations to terrorism: psychotherapy becomes a tool of social control rather than a choice made by the individual to explore their own life. A consultation process was begun by SfH in 2007, and the results just published in draft form.More than 450 rules have been listed for psychodynamic and psychoanalytic therapy. They dictate every aspect of how therapists should organise their sessions, how they should ‘monitor’ themselves and how they should carry out their work. They go into minute detail about the timing of interventions, the setting of the therapy, its aims – and even the expression of appropriate ‘feelings’. Such an application of externally-imposed rules – most of which were expressly contraindicated by Freud, Jung and the analysts who followed, such as Klein, Lacan and Winnicott – removes the very foundation on which such therapies are based, namely the freedom of both parties to work together authentically and creatively. If these rules are accepted, then it will no longer be possible for analysts – and many therapists – to work in this country. The SfH project shows how analytic work is being forced into the current culture of outcomes, where everything can be predicted in advance and evaluated in relation to the expected results. Analysis, however, involves an open-ended relationship, where results may emerge that were never predicted or even thought of by the person in analysis. The very distinction between conscious and unconscious motivation that lies at the heart of analytic work is ignored by the proposed regulations which encourage a ‘false self’, a box-ticking clinician, always fearful of being watched by the authorities and anxious to please them. If analysis has an aim, it is to help patients free themselves from irrational forms of authority, exactly those that now threaten to constrain the work of analysts. According to the government roadmap, HPC will establish a list of reputable practitioners, which will mean effectively those who adopt their particular formulations as to what psychoanalysis is about. All the documentation published to date by HPC shows a serious misunderstanding of the nature of analytic work, together with a new insistence on ‘good character’ defined in highly rigid ways. If this goes ahead, then members of the public will no longer have the freedom to choose their analyst. Rather, they will have to select a practitioner from a list which only includes those who practise a particular form of therapy. How did this situation come about after the long process of consultation with the profession? The working parties at SfH which have drafted the new rules are made up almost exclusively of members from one single highly partisan grouping, concerned to define psychoanalytic psychotherapy in a very narrow frame. This narrow frame fits a particular technique developed by the Chair of the SfH National Strategy Group together with the Chair of the SfH Working Group known as ‘Mentalization Based Therapy’ (MBT). Some research shows evidence for the value of this technique for particular NHS patient categories, but it represents a tiny minority of the total psychoanalytic therapy that is undertaken, mostly in the private sector. Its techniques and ethical framework are entirely opposed to most traditional psychoanalytic work. The Working Group and the National Strategy group, under these chairs, have excluded contributions which do not meet this narrow frame. SfH had promised seats on the working parties to representatives of other groupings, yet these were then withheld and SfH have admitted that they have not chosen to develop their work democratically. Requests for documents about the consultation process obtained under the Freedom of Information Act have shown astonishing failure to follow proper procedures and the hijacking of the consultation by a small and ambitious group of individuals. Thousands of therapists have been writing to MPs and politicians about the current situation, seeking a recognition of the fact that analytic work cannot be reduced to a set of rules to be mechanistically applied to a patient with predictable outcomes, but involves an exploration of the meaning of an individual’s history which can never be guessed in advance. Analytic work, for the majority of analysts, should be regulated by the bodies established by the profession and not by the State. For more information contact:

Haya Oakley (Site for Contemporary Psychoanalysis) – 07929 559 817 Julia Carne (Psychoanalytic Consortium) – 07774 903204 Darian Leader (Centre for Freudian Analysis and Research) – 07952 520 540 Sian Ellis (Association for Group and Individual Psychotherapy) – 07949 088 963 Joe Suart (The Guild of Psychotherapists) – 07772 510 475 Anne Worthington (The Guild of Psychotherapists) – 07904 870