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Author: Emmanuel Fleury

Le traitement de l’autisme par la méthode ABA n’est ni efficace, ni scientifique !

Les critiques à l’encontre de la méthode ABA fusent dans le monde pédiatrique, médical et scientifique. La méthode ABA n’y apparaît ni efficace, ni scientifique ! 

La méthode ABA est une méthode cognitivo-comportementale de prise en charge éducative de l’autisme.

D’ailleurs, s’agit-il d’un traitement ou d’une psychothérapie ? Ne serait-ce pas plutôt une méthode d’éducation de l’enfant ?

Il lui est reproché :

– son absence d’efficacité selon l’étude de Spreckley et Boyd  (1)

– l’évaluation de la méthode manque de rigueur scientifique selon l’étude de Zachary Warren (2), ce que les pédiatres américains ont remarqué (3)

– l’absence de preuve des allégations de bons résultats par les promoteurs de la méthode ABA, selon l’étude de l’université Vanderbilt pour l’agence américaine pour la qualité des soins (Agency for Healthcare Research and Quality). Trop peu d’enfants participent à ces études. Donc, leurs résultats n’ont pas de pertinence statistique (4)

Je résume : la méthode ABA n’est pas efficace. Les études qui affirment le contraire ne sont ni pertinentes sur le plan scientifique et statistique, ni convaincantes en ce qui concerne leurs arguments. Elles ne remplissent donc pas les critères scientifiques exigés pour parler de preuve (evidence).

________________________

1- Spreckley, M. ; Boyd R. (2009) « Efficacity of applied behavioral intervention in preschool children with autism … a systematic review and meta analysis », Journal of Pediatrics 154, 3, pp. 338-344, http://www.jpeds.com/article/S0022-3476(08)00777-4/abstract

2- Zachary Warren, http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2011/04/04/peds.2011-0426.abstract

3- http://efleury.fr/laba-laisse-les-pediatres-americains-sceptiques/

4- « Therapies for children with autism spectrum disorders ». Comparative effectiveness review, n° 26. Autism report for the Agency for Healthcare Researchand Quality, 14-04-2011, http://www.effectivehealthcare.ahrq.gov/ehc/products/106/656/CER26_Autism_Report_04-14-2011.pdf

L'ABA laisse sceptiques les pédiatres américains

L’Association Américaine de Pédiatrie se montre légèrement sceptique quand elle examine l’efficacité des méthodes éducatives intensives de traitement de l’autisme (ABA). 

L’association des pédiatres américains avait déjà pris position pour mettre en garde les familles d’enfants autistes contre « les mythes et les idées fausses  » qui circulent à propos du traitement de l’autisme.

Cette fois-ci, l’association prend position pour nuancer les résultats de la méthode ABA dans le traitement de l’autisme. L’association prend en compte les résultats récents de l’étude de Zachary Warren et de ses collaborateurs dans le Tenesse (2). Il s’agit d’une méta-analyse dans laquelle, les auteurs estiment que 23 des études sur l’efficacité de l’ABA sont mauvaises sur le plan scientifique, et 10 de qualité médiocre. Une seule étude leur parait remplir les critères d’un minimum de sérieux et de rigueur scientifique.

Du coup, l’association des pédiatres prend ses distances sur la prétendue spectaculaire efficacité des méthodes telles que l’ABA dans la prise en charge de l’autisme : « les éléments de preuve n’ont pas fourni de preuve solide en faveur d’une approche d’intervention précoce unique (1) » (« the existing evidence did not provide strong evidence in favor of any single early intervention approach »).

Ces termes euphémiques, assez caractéristiques de l’idéologie de la médecine « basée sur les preuves », indique seulement qu’il n’y a pas d’unanimité au sein de l’association des pédiatres sur l’efficacité de la méthode ABA.

C’est tout. Pas plus, pas moins. Pas de quoi en faire un fromage, quoi !

Avec beaucoup de réalisme, cette association réclame que les prétendus bon résultats de l’ABA soient confirmés par des études plus convaincantes à l’avenir. Il leur faudrait en effet, des recherches plus poussées pour les convaincre.

Les articles concernés :

  1. http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2011/04/04/peds.2011-0426.abstract
  2. http://www.healthychildren.org/English/news/Pages/Evidence-Review-of-Interventions-for-Autism.aspx?nfstatus=401&nftoken=00000000-0000-0000-0000-000000000000&nfstatusdescription=ERROR%3a+No+local+token

Temple Grandin

Temple Grandin est une autiste qui a révolutionné l’élevage et l’abattage des animaux aux USA.
Vous pouvez consulter sa présentation sur Wikipédia. Elle est l’auteur de plusieurs livres autobiographiques, dont : Ma vie d’autiste, Odile Jacob, 1986. En 2010, un film lui est consacré.

Quand sa mère apprend le diagnostic, elle se lance dans l’apprentissage de la lecture, genre PECS. Sa mère lui montre le panneau « chien » marqué en dessous, « chien », et tente de le lui faire répéter. Temple regarde ailleurs ce qui l’intéresse, les méandres compliqués d’un lustre du plafond. Cette méthode basée sur les images ne peut pas marcher, c’est assez évident. Car, Temple voit déjà tout en images. En quelque sorte, elle est bien plus rapide que la méthode, cela ne peut que l’ennuyer. Comment se concentrer sur une image débile quand on est capable de photographier deux pages d’un livre en un coup d’oeil ? Elle pense en images, elle voit.

Nous comprenons alors la détresse de sa mère. Les faux espoirs induits par les promesses des promoteurs de cette méthode ne viennent-ils pas alimenter cette détresse. Bien évidement, Temple résiste. Bien sûr que sa mère n’y arrivera pas en la gavant d’images. Cela ne donne-t-il pas à sa mère un motif supplémentaire de désespoir ? Non seulement ma fille est différente, mais en plus, cette méthode que tout le monde dit si efficace, ne semble même pas marcher avec elle !

Le psychanalyste est ridicule avec ses interprétations massives, à priori, à l’emporte pièce. Il se trouve inévitablement à côté de la plaque.

Seule sa tante Anne parvient à quelque chose avec elle. Sa tante va juste dans sa direction. Elle accepte ses suggestions, même les plus farfelues comme la machine à câlins. Elle nomme les choses si Temple le demande. Comme lorsque Temple ne sait pas ce qui caractérise sa chambre, sa tante affiche un mot à la porte où il est écrit, « la chambre de Temple ». Et Temple fait le reste !

La psychiatrie n'existe pas ! Jean Oury

« La psychiatrie n’existe pas ! (….) Il n’y a pas la psychanalyse comme ça, dans un casier, la neurologie dans un autre casier, la médecine dans un autre…. c’est pas vrai ! Quand on voit quelqu’un, c’est tout ça à la fois ! »

Jean Oury, citéphilo 2011, Psychiatrie et résistance, « La psychiatrie n’existe pas ! »

Et aussi : « Lacan, il faut le connaître par cœur. C’est comme le guide Michelin quand on veut voyager ! Pour pas se tromper ! C’est pas plus compliqué qu’on croit  »

Le podcast : http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=86e411b4-5ba9-4224-b982-ce3020090c5a

 

 

Ne me soignez pas (avec l'ABA), je suis comme ça !

Les autistes du mouvement anti-ABA, plaident pour que l’on abandonne les thérapies comportementales comme ABA ou TEACH, ils souhaitent que l’on tienne compte de leur différence.

Le mouvement anti-ABA ou mouvement « anti-cure » ou encore « Autism Right Mouvement » (mouvement pour les droits des autistes), est animé par les autistes.

Ces mouvements anti-ABA estiment que les méthodes de traitement de l’autisme comme l’ABA ou les ICM (méthodes comportementales intensives), sont « physiquement nuisibles » ou « mentalement nuisibles ». Voire même dangereuses !

Ils s’opposent à ce que le traitement ABA leur soit appliqué: « Ne nous soignez pas, nous ne sommes pas malades ! Nous sommes comme ça ! » (1).

Ces autistes s’opposent aux associations de parents qui sont parfois tournées en dérision. Les autistes leur reprochent en effet, de vouloir trop en faire pour les aider (2).

Vous pouvez obtenir de très nombreux renseignements et comprendre le sens de ces mouvements anti-ABA, en lisant les articles de François Sauvagnat (3) et de Eric Laurent (4). Maria Lucia Martin signale aussi un article assez intéressant, « Fiers d’être autistes » (5). La page Wikipédia est assez complète (6).

L’idée de ces mouvements anti-ABA, c’est que l’autisme est une façon d’être, un mode de réaction à ce qui leur arrive dans la vie. Leur symptôme, en somme, leur permet de se battre à leur façon. Tenter de supprimer ces symptômes, vouloir gommer leurs différences, serait même une grande perte.

L’autisme, un mode de vie ?

Comme l’explique le Pr Baron-Cohen, directeur du centre de recherche sur l’autisme de Cambridge : “ parler d’un « remède à l’autisme » est une approche massue. La crainte est que dans ce processus d’alléger les difficultés, les qualités spéciales – telles que la remarquable attention au détail, et la capacité à sa concentrer pendant de longues périodes en profondeur sur un sujet sans importance – serait perdu. L’autisme est à la fois un handicap et une différence. Nous devons trouver les moyens d’atténuer le handicap, tout en respectant et en valorisant la différence” (7).

C’est la position de James Meyerding, autiste, qui dénonce l’ABA (8). La lecture de son blog est passionnante ! Elle plaide pour la neurodiversité.

Dans un autre registre, Michelle Dawson, autiste, a témoigné au procès Auton. En effet, le gouvernement du Canada avait arrêté le financement du traitement de l’autisme par la méthode ABA. Le tribunal a jugé que cette décision respectait le droit à l’égalité des enfants (9).

Dawson a montré en quoi ce traitement ABA est un « misbehavior ». Elle explique en détail et de façon convaincante, pourquoi la thérapie comportementale n’est ni scientifique, ni morale (10). Très intéressant de se plonger dans la lecture de ses articles !

Les groupes anti-ABA les plus importants sont :

______________________________________________________

  1. http://www.nytimes.com/2004/12/20/health/20autism.html

  2. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  3. http://forumdespsychiatres.org/index.php?option=com_content&view=article&id=340:les-tcc-mises–nu-par-franois-sauvagnat&catid=86:psychothrapie&Itemid=33

  4. http://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2012/02/LQ-164.pdf

  5. http://www.scienceshumaines.com/fiers-d-etre-autistes-la-neurodiversite-un-mouvement-polemique_fr_26739.html

  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Autism_rights_movement#cite_note-Harmon-5

  7. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  8. http://www.planetautism.com/jane/index.html

  9. http://en.wikipedia.org/wiki/Auton_(Guardian_ad_litem_of)_v._British_Columbia_(Attorney_General

  10. http://www.sentex.net/~nexus23/naa_aba.html

Ne me soignez pas (avec l’ABA), je suis comme ça !

Les autistes du mouvement anti-ABA, plaident pour que l’on abandonne les thérapies comportementales comme ABA ou TEACH, ils souhaitent que l’on tienne compte de leur différence.

Le mouvement anti-ABA ou mouvement « anti-cure » ou encore « Autism Right Mouvement » (mouvement pour les droits des autistes), est animé par les autistes.

Ces mouvements anti-ABA estiment que les méthodes de traitement de l’autisme comme l’ABA ou les ICM (méthodes comportementales intensives), sont « physiquement nuisibles » ou « mentalement nuisibles ». Voire même dangereuses !

Ils s’opposent à ce que le traitement ABA leur soit appliqué: « Ne nous soignez pas, nous ne sommes pas malades ! Nous sommes comme ça ! » (1).

Ces autistes s’opposent aux associations de parents qui sont parfois tournées en dérision. Les autistes leur reprochent en effet, de vouloir trop en faire pour les aider (2).

Vous pouvez obtenir de très nombreux renseignements et comprendre le sens de ces mouvements anti-ABA, en lisant les articles de François Sauvagnat (3) et de Eric Laurent (4). Maria Lucia Martin signale aussi un article assez intéressant, « Fiers d’être autistes » (5). La page Wikipédia est assez complète (6).

L’idée de ces mouvements anti-ABA, c’est que l’autisme est une façon d’être, un mode de réaction à ce qui leur arrive dans la vie. Leur symptôme, en somme, leur permet de se battre à leur façon. Tenter de supprimer ces symptômes, vouloir gommer leurs différences, serait même une grande perte.

L’autisme, un mode de vie ?

Comme l’explique le Pr Baron-Cohen, directeur du centre de recherche sur l’autisme de Cambridge : “ parler d’un « remède à l’autisme » est une approche massue. La crainte est que dans ce processus d’alléger les difficultés, les qualités spéciales – telles que la remarquable attention au détail, et la capacité à sa concentrer pendant de longues périodes en profondeur sur un sujet sans importance – serait perdu. L’autisme est à la fois un handicap et une différence. Nous devons trouver les moyens d’atténuer le handicap, tout en respectant et en valorisant la différence” (7).

C’est la position de James Meyerding, autiste, qui dénonce l’ABA (8). La lecture de son blog est passionnante ! Elle plaide pour la neurodiversité.

Dans un autre registre, Michelle Dawson, autiste, a témoigné au procès Auton. En effet, le gouvernement du Canada avait arrêté le financement du traitement de l’autisme par la méthode ABA. Le tribunal a jugé que cette décision respectait le droit à l’égalité des enfants (9).

Dawson a montré en quoi ce traitement ABA est un « misbehavior ». Elle explique en détail et de façon convaincante, pourquoi la thérapie comportementale n’est ni scientifique, ni morale (10). Très intéressant de se plonger dans la lecture de ses articles !

Les groupes anti-ABA les plus importants sont :

______________________________________________________

  1. http://www.nytimes.com/2004/12/20/health/20autism.html

  2. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  3. http://forumdespsychiatres.org/index.php?option=com_content&view=article&id=340:les-tcc-mises–nu-par-franois-sauvagnat&catid=86:psychothrapie&Itemid=33

  4. http://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2012/02/LQ-164.pdf

  5. http://www.scienceshumaines.com/fiers-d-etre-autistes-la-neurodiversite-un-mouvement-polemique_fr_26739.html

  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Autism_rights_movement#cite_note-Harmon-5

  7. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  8. http://www.planetautism.com/jane/index.html

  9. http://en.wikipedia.org/wiki/Auton_(Guardian_ad_litem_of)_v._British_Columbia_(Attorney_General

  10. http://www.sentex.net/~nexus23/naa_aba.html

L'unanimité en faveur des pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l'autisme

L’unanimité pour la pratique de la psychanalyse dans l’accompagnement des personnes autistes et contre la position du député Fasquelle selon qui il faudrait l’abandonner

Ces jours-ci, nous avons l’honneur de prendre connaissance de la proposition de loi de Mr le député Fasquelle Daniel, UMP, maire du Touquet, une station balnéaire du Nord de la France, pour nous expliquer sa « décision mûrement réfléchie » :

1- il faudrait « arrêter » les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes

2- les prises en charges d’inspiration psychanalytique seraient « déconseillées »

3- elles seraient « unanimement décriées » par les associations de parents

4- il faudrait « abandonner » la psychanalyse elle-même

5- il faudrait « faire interdire » la psychanalyse « sous toutes ses formes » dans le traitement de l’autisme

6- la France serait en retard sur la prise en charge de l’autisme

7- d’autres pays que la France auraient déjà « abandonné » la psychanalyse

8- ces autres pays que la France utiliseraient maintenant les méthodes d’éducation (ABA, PECS, TEACCH, etc…. )

9- donc, il faudrait donc « généraliser » les « méthodes éducatives et comportementales » et « réaffecter les financements existants à ces méthodes »

10- au profit de traitements « opérants »

Cette démonstration est sans doute «mûre », nous en sommes convaincus….

Voici les réactions « unanimes » aux propos du député Fasquelle, à qui il est recommandé de continuer cette « réflexion ». La pratique de la psychanalyse fait l’unanimité en sa faveur dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes autistes (les syndicats des psychologues et des psychiatres, les centres ressources autisme ainsi que l’union de défense des personnes handicapées et de leurs familles) :

  1. – Lettre ouverte à Daniel Fasquelles de Mme le député Edwige Antier, UMP

  2. – Le parti communiste français : « Une ingérence totalitaire » 

  3. – L’UNAPEI s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes, communiqué du 20 01 2012

  4. – communiqué de l’association TEAdir, des pères, des mères et des parents de personnes avec TSA – trouble du spectre de l’autisme

  5. – Le syndicat des psychiatres des hôpitaux , « Projet de loi pour interidre la psychanalyse : à quand un procès en hérésie contre la psychiatrie ? »

  6. – le Syndicat national des psychologues : « Soins psychiques : la liberté est en danger ! »

  7. – la fédération française des psychologues et de psychologie : « Les psychologues dénoncent le projet de loi de D. Fasquelles« 

  8. – communiqué de l’ANCRA (associations des centre ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  9. – « L’autisme grande cause nationale ? », le collectif des 39

  10. – Position de la CIPPA (Coordination internationale entre psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes avec Autisme), communiqué du 26 01 2012

  11. – « Nos convictions » par l’institut psychanalytique de l’enfant, lacanquotidien n° 148

  12. – Communiqué de la société psychanalytique de Paris : « Autisme et psychanalyse »

  13. – « Une loi pour interdire la psychanalyse dans l’autisme ?, Pr Jacques Hochmann, Le Monde, 26 01 2012

  14. – « Autisme et psychanalyse », Philippe Grimbert, The Huffington post

  15. – « Storytelling et jugement », Eric Laurent, lacanquotidien n° 142

  16. – Le commentaire de François-Régis Dupond Muzart, le 24 01 2012

  17. – Autisme : trois psys répondent aux accusations du film « Le mur », collectif des 39rue 89

  18. – La page autisme du site Oedipe : http://www.oedipe.org/fr/autisme#body

  19. – Un forum sur le thème de la législation de la prise en charge de l’autisme sur le site Oedipe, à cette adresse

  20. – communiqué de l’ANCRA (associations des centres ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  21. – Bernard Dugué, philosophe, « Autisme et psychanalyse : le député Fasquelle joue au Lyssenko »

  22. – Jean-Claude Maleval, « Ecoutez les autistes ! » 

  23. – CNAPE (convention nationale des associations de protection de l’enfance) : http://efleury.fr/wp-content/uploads/CNAPE-CA-03-02-2012.jpg 

  24. – communiqué de l’appel des 39 : à propos des initiatves actuelles contre la psychanalyse 

  25. – Jean-François Rey, « c’est la psychiatrie qu’on attaque », Le Monde

  26. – Société de l’Information Psychiatrique : communiqué

  27. – éditorial de Charles Melman, ALI, « Au député Fasquelle »: http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Edito_Au_depute_Fasquelle

  28. – Communiqué du Cercle Freudien : http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3238

  29. – Communiqué de l’InterCoPsychos, « on ne saurait imposer par la loi, l’orientation de travail d’un praticien ou d’une institution » : http://intercopsychos.blogvie.com/2012/02/24/autisme-le-communique-du-comite-de-liaison-des-psychologues-clips/

  30. – position du Pr Mottron, « Le pouvoir de l’autisme », http://www.asperger.asn.au/images/pdf_files/articles/changing%20perceptions%20-%20the%20power%20of%20autism.pdf

  31. – Interview de Daniel Karlin par Eric Favereau dans Libération, le 14 02 2012, « Les enfants ne sont pas des chiens savants », http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,25681

  32. – Communiqué de Espace analytique, association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes, à la Haute Autorité de Santé, http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/ESPANALY.htm

  33. – Roland Gori, le nouveau totalitarisme culturel de la pensée simplificatrice

  34. – conférence de presse au Lutécium, le dimanche 4 mars 2012, Jacques-Alain Miller, autisme et psychanalyse

  35. – Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), « Pour le maintien de pratiques humanistes et diverses auprès des enfants autistes et de toute personne en souffrance », texte du communiqué

  36. – Manifeste pour une pratique humaniste auprès des sujets dits autistes et de leurs familles, http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21248

  37. Position des CEMEA, Dominique Besnard, http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3499

Et….. rappelez-vous ce qu’en pense Jacqueline Berger : http://efleury.fr/lautisme-nest-pas-une-fatalite/   

Enfin, signez la pétition en ligne en faveur de l’abord clinique de l’autisme



La maltraitance de l'enfant autiste par la méthode ABA

La punition de l’enfant autiste fait bel et bien partie de la méthode ABA. Fessée, choc électrique, son ou odeur désagréable. Ces punitions sont non seulement considérées comme efficaces mais aussi, nécessaires et inévitables. Alors que les punitions comme « dire non » sont inefficaces ou aggravent le comportement contre lequel les auteurs luttent. Une lecture critique de l’ouvrage de Catherine Maurice.

Mon commentaire est une lecture critique d’un extrait de l’ouvrage suivant : Intervention béhaviorale auprès des jeunes enfants autistes, sous la direction de Catherine Maurice, avec Gina Green et Stephen C. Luce, éditions de la Chenelière, De Boeck, Bruxelles, 2006

L’extrait en question peut être consulté en suivant ce lien : http://tinyurl.com/7wrus5r

Les premières recherches destinées à trouver une méthode permettant de modifier le comportement des enfants autistes, en particulier à réduire la fréquence des stéréotypies et des automutilations, ont été réalisée entre 1960 et 1970.

Le fait que ces méthodes puissent « paraître négatives » serait excusable car les recherches réalisées après les années 1970, ne « contiennent guère d’exemples de punition » et que « comme nous ne savions rien sur l’autisme », il était « inutile de songer à modifier le comportement autistique ».

Donc, entre les années 1970 et les années 1970, les punitions ont été utilisées car, de toute façon, leur auteur ne s’attendaient pas à ce qu’elles « modifient » le comportement de l’enfant.

Avec les méthodes arrivées après les années 1970, la punition reçoit une définition plus large, « fonctionnelle ». Il s’agirait de toute méthode susceptible de diminuer la fréquence d’apparition du comportement contre lequel on lutte. Pour intégrer ces méthodes parmi la catégorie des punitions, il faut et il suffit que la fréquence du comportement diminue ensuite. Le terme de « aversif » vient signifier « l’effet sur la personne » qui peut être « nuisible, désagréable ou douloureux » (Lovaas et Favell, 1987). Le stimulus aversif ne sert pas forcément de punition si la fréquence du comportement ne diminue pas ensuite.

Donc, les auteurs prétendent ne plus utiliser la punition, car ce ne serait plus la même punition.

Mais, parmi ces méthodes « fonctionnelles », les « chocs électriques immédiats, la fessée ou l’introduction d’un son, d’une odeur ou d’un goût désagréable » sont bel et bien présents en tant « punition ».

De ce point de vue, il n’y a aucune nouveauté dans la méthode.

Les auteurs constatent que les « châtiments corporels tels que la fessée étaient d’usage plus courant à cette époque » (avant les années1 970). Mais, ils reconnaissent aussi continuer à utiliser la punition.

Le choc électrique est utilisé en raison de se « effets douloureux » mais, il présenterait « l’avantage » que « l’intensité de la douleur peut être contrôlée ».

Les auteurs prétendent que « aujourd’hui, nous n’avons plus besoin des méthodes douloureuses préconisées lors des premières mises en application de certaines interventions aversives ». Toutefois, Lovaas en 1987, note tout de même, après 1970, que « quelques enfants de son groupe expérimental ont été l’objet de punitions corporelles ».

D’ailleurs, « il s’avère parfois nécessaire de préconiser certaines méthodes qui, sur le plan comportemental, sont perçues comme des punitions ».

Enfin, « en de rares occasions, il semble n’exister aucune autre solution que les méthodes de punition ».

Donc, non seulement, les auteurs continuent à pratiquer la punition. Mais encore, ils considèrent que la punition est « nécessaire ». Rien dans leur esprit n’est en place pour les détourner de la punition.

Mais en plus, comme il n’existe « aucune autre solution », les auteurs se sentent obligé à pratiquer la punition.

Mais, puisque le superviseur « a déjà vécu ce genre de situation », que ces méthodes de punition sont misent en place « sous la supervision d’un professionnel » et que cette supervision sera « examinée par au moins deux experts en analyse du comportement travaillant pour une agence qui a accès à un comité des droits de la personne », tout va bien !

Rien à craindre, n’est-ce pas ?

Si le choc électrique est présenté comme « très efficace », la punition comme « dire non » ne semble pas donner les mêmes résultats. « Il est très ardu d’éliminer un comportement pour de bon, tout comme d’administrer une punition avec efficacité, notamment parce qu’elle abouti rarement à un changement durable, peu importe le cadre. En outre, la punitions déclenche parfois un autre comportement perturbateur (Favelle et Greene, 1981 ; Luce et Christian, 1981) ».

Donc, le stimulus aversif aggrave et complique le comportement qu’il est pourtant destiné à diminuer.

De plus, comme les punitions ne sont plus les mêmes qu’en 1970, parce que il y a aussi les punitions fonctionnelles comme « dire non » . Mais, les punitions comme « dire non » ne fonctionnent pas, elle ne diminuent pas la fréquence du comportement. Ou alors elles provoquent un autre comportement. Donc, les nouvelles punitions d’après 1970, ne sont même plus des punitions !

C’est un aveu d’échec. Les punitions « fonctionnelles » comme « dire non », ne fonctionnent pas ou aggravent le comportement. C’est la raison pour laquelle les auteurs en concluent qu’il n’existe « aucune autre solution » que la punition.

Mais, qui parle de maltraitance à enfant ?

On se le demande !

 

Pétition internationale pour l'abord clinique de l'autisme

PÉTITION INTERNATIONALE

POUR L’ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

à l’initiative de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

(Université populaire Jacques-Lacan)

Les associations,

les professionnels impliqués à divers titres dans l’accueil, le soin et l’accompagnement des sujets autistes,

les parents dont les enfants sont accueillis en structure médicale ou médico-sociale,

les citoyens concernés, français ou non, tous signataires de cette pétition

–       demandent à ce que la psychanalyse, ses recherches et ses praticiens, cessent d’être diffamés par des allégations visant à les déconsidérer ;

–       souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte le souci légitime des familles, sans négliger pour autant le travail que, depuis des décennies, les équipes de professionnels accomplissent auprès des enfants et des adultes autistes dans le cadre des secteurs de psychiatrie, des consultations privées, des institutions médico-sociales. Ce travail bénéficie, dans de très nombreux cas, de la formation psychanalytique des intervenants ;

Suite du texte de la pétition et page de signaturehttp://www.lacanquotidien.fr/blog/petition/

La psychanalyse apporte des bienfaits durables

Une étude Jonathan Shedler montre que pour la dépression, l’anxiété, la panique et le stress, la psychanalyse a des effets « au moins aussi grands » que ceux des TCC (thérapies cognitivo-comportementales) ou des médicaments. Y compris neuf mois après l’arrêt de la thérapie, alors que les avantages des autres thérapies diminuent dans le temps.

Nous savions déjà que:  

      1. les TCC sont moins efficaces et plus coûteuses que la psychanalyse: http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/
      2. la psychanalyse a des résultats supérieurs aux thérapies courtes http://efleury.fr/superiorite-de-la-psychanalyse-sur-les-psychotherapies-courtes/

L’article de Shedler se trouve à cette adresse : http://www.nvpp.nl/JonathanShedlerStudy20100202.pdf

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Psychodynamic Psychotherapy Brings Lasting Benefits through Self-Knowledge

Patients Continue to Improve After Treatment Ends

Jonathan Shedler, PhD, January 25, 2010, Université of Colorado Denver School of Medecine, American Psychologist, vol. 65, n°2

WASHINGTON—Psychodynamic psychotherapy is effective for a wide range of mental health symptoms, including depression, anxiety, panic and stress-related physical ailments, and the benefits of the therapy grow after treatment has ended, according to new research published by the American Psychological Association.

Psychodynamic therapy focuses on the psychological roots of emotional suffering. Its hallmarks are self-reflection and self-examination, and the use of the relationship between therapist and patient as a window into problematic relationship patterns in the patient’s life. Its goal is not only to alleviate the most obvious symptoms but to help people lead healthier lives.

The American public has been told that only newer, symptom-focused treatments like cognitive behavior therapy or medication have scientific support,” said study author Jonathan Shedler, PhD, of the University of Colorado Denver School of Medicine. “The actual scientific evidence shows that psychodynamic therapy is highly effective. The benefits are at least as large as those of other psychotherapies, and they last.”

To reach these conclusions, Shedler reviewed eight meta-analyses comprising 160 studies of psychodynamic therapy, plus nine meta-analyses of other psychological treatments and antidepressant medications. Shedler focused on effect size, which measures the amount of change produced by each treatment. An effect size of 0.80 is considered a large effect in psychological and medical research. One major meta-analysis of psychodynamic therapy included 1,431 patients with a range of mental health problems and found an effect size of 0.97 for overall symptom improvement (the therapy was typically once per week and lasted less than a year). The effect size increased by 50 percent, to 1.51, when patients were re-evaluated nine or more months after therapy ended. The effect size for the most widely used antidepressant medications is a more modest 0.31. The findings are published in the February issue of American Psychologist, the flagship journal of the American Psychological Association.

The eight meta-analyses, representing the best available scientific evidence on psychodynamic therapy, all showed substantial treatment benefits, according to Shedler. Effect sizes were impressive even for personality disorders—deeply ingrained maladaptive traits that are notoriously difficult to treat, he said. “The consistent trend toward larger effect sizes at follow-up suggests that psychodynamic psychotherapy sets in motion psychological processes that lead to ongoing change, even after therapy has ended,” Shedler said. “In contrast, the benefits of other ‘empirically supported’ therapies tend to diminish over time for the most common conditions, like depression and generalized anxiety.”

Pharmaceutical companies and health insurance companies have a financial incentive to promote the view that mental suffering can be reduced to lists of symptoms, and that treatment means managing those symptoms and little else. For some specific psychiatric conditions, this makes sense,” he added. “But more often, emotional suffering is woven into the fabric of the person’s life and rooted in relationship patterns, inner contradictions and emotional blind spots. This is what psychodynamic therapy is designed to address.”

Shedler acknowledged that there are many more studies of other psychological treatments (other than psychodynamic), and that the developers of other therapies took the lead in recognizing the importance of rigorous scientific evaluation. “Accountability is crucial,” said Shedler. “But now that research is putting psychodynamic therapy to the test, we are not seeing evidence that the newer therapies are more effective.”

Shedler also noted that existing research does not adequately capture the benefits that psychodynamic therapy aims to achieve. “It is easy to measure change in acute symptoms, harder to measure deeper personality changes. But it can be done.”

The research also suggests that when other psychotherapies are effective, it may be because they include unacknowledged psychodynamic elements. “When you look past therapy ‘brand names’ and look at what the effective therapists are actuallydoing, it turns out they are doing what psychodynamic therapists have always done—facilitating self-exploration, examining emotional blind spots, understanding relationship patterns.” Four studies of therapy for depression used actual recordings of therapy sessions to study what therapists said and did that was effective or ineffective. The more the therapists acted like psychodynamic therapists, the better the outcome, Shedler said. “This was true regardless of the kind of therapy the therapists believed they were providing.”

Article: “The Efficacy of Psychodynamic Psychotherapy,” Jonathan K. Shedler, PhD, University of Colorado Denver School of Medicine; American Psychologist, Vol. 65. No.2.

Contact Jonathan Shedler, PhD, by e-mail or by phone at (303) 715-9099 and by cell at (970) 948-4576.

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