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Tag Archives: psychanalyse

La psychanalyse : ca marche à long-terme !

Il est prouvé que la psychanalyse est un traitement efficace à long-terme.

L’étude de Brett D. Thombs et de ses collaborateurs, du département de psychiatrie de l’université Mc Gill de Montreal, Quebec, Canada, a porté sur l’efficacité de la psychanalyse (psychothérapie psychodynamique à long-terme). Cette étude est publiée dans le prestigieux journal américain de médecine (JAMA). 

Il s’agit d’une méta-analyse, c’est-à-dire de l’analyse des résultats de plusieurs autres études qui sont comparées entre elles. A propos de patients souffrant de troubles complexes comme des troubles de la personnalité, ou des troubles dépressifs et anxieux.

Les résultats de cette étude montrent la supériorité de la psychanalyse aux psychothérapies courtes (c’est-à-dire les thérapies comportementales).

  La conclusion de cette étude est claire et nette : « Il est évident que les psychothérapies psychodynamiques à long-terme sont un traitement efficace pour des troubles mentaux complexes » (« There is evidence that long-term psychodynamic psychothérapy is an effective treatment for complex mental disorders »).

   Référence Brett D. Thombs, Marielle Bassel, Lisa R. Jewett, « Analyzing Effectiveness of Long-term Psychodynamic Psychotherapy », JAMA, 2009, 301(9), 930

Extrait de l’article : http://jama.ama-assn.org/content/301/9/930.1.extract 

 Récapitulons : 

  1. les TCC sont moins efficaces et plus coûteuses que la psychanalyse: http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/
  2. la psychanalyse a des résultats supérieurs aux thérapies courtes http://efleury.fr/superiorite-de-la-psychanalyse-sur-les-psychotherapies-courtes/
  3. les effets de la psychanalyse sont durables : http://efleury.fr/la-psychanalyse-apporte-des-bienfaits-durables/

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Analyzing Effectiveness of Long-term Psychodynamic Psychotherapy

Brett D. Thombs, PhD, brett.thombs@mcgill.ca; 

Marielle Bassel, BA;

Lisa R. Jewett, BA, Department of Psychiatry, McGill University, Montreal, Quebec, Canada

To the Editor: Drs Leichsenring and Rabung1 reported that long-term psychodynamic psychotherapy (LTPP) is more effective than shorter forms of psychotherapy for complex mental disorders based on a between-group effect size of 1.8 from 7 comparative trials that they meta-analyzed. The authors did not indicate that they were concerned about this and other surprisingly large effect sizes they reported.

Between-group effect sizes can be presented as group differences in terms of standard deviations or as point biserial correlations between group (eg, LTPP vs shorter-term therapies) and treatment effect. They are equivalent and convertible using a formula or tables.2 The authors, however, apparently erroneously calculated within-group pre-post effect sizes and point biserial correlations between group and within-group effect sizes, which is altogether different. It seems that they converted these correlations between group and within-group pre-post effect sizes to produce deviation-based effect sizes that do not appear reasonable.

La psychiatrie n'existe pas ! Jean Oury

« La psychiatrie n’existe pas ! (….) Il n’y a pas la psychanalyse comme ça, dans un casier, la neurologie dans un autre casier, la médecine dans un autre…. c’est pas vrai ! Quand on voit quelqu’un, c’est tout ça à la fois ! »

Jean Oury, citéphilo 2011, Psychiatrie et résistance, « La psychiatrie n’existe pas ! »

Et aussi : « Lacan, il faut le connaître par cœur. C’est comme le guide Michelin quand on veut voyager ! Pour pas se tromper ! C’est pas plus compliqué qu’on croit  »

Le podcast : http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=86e411b4-5ba9-4224-b982-ce3020090c5a

 

 

L'unanimité en faveur des pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l'autisme

L’unanimité pour la pratique de la psychanalyse dans l’accompagnement des personnes autistes et contre la position du député Fasquelle selon qui il faudrait l’abandonner

Ces jours-ci, nous avons l’honneur de prendre connaissance de la proposition de loi de Mr le député Fasquelle Daniel, UMP, maire du Touquet, une station balnéaire du Nord de la France, pour nous expliquer sa « décision mûrement réfléchie » :

1- il faudrait « arrêter » les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes

2- les prises en charges d’inspiration psychanalytique seraient « déconseillées »

3- elles seraient « unanimement décriées » par les associations de parents

4- il faudrait « abandonner » la psychanalyse elle-même

5- il faudrait « faire interdire » la psychanalyse « sous toutes ses formes » dans le traitement de l’autisme

6- la France serait en retard sur la prise en charge de l’autisme

7- d’autres pays que la France auraient déjà « abandonné » la psychanalyse

8- ces autres pays que la France utiliseraient maintenant les méthodes d’éducation (ABA, PECS, TEACCH, etc…. )

9- donc, il faudrait donc « généraliser » les « méthodes éducatives et comportementales » et « réaffecter les financements existants à ces méthodes »

10- au profit de traitements « opérants »

Cette démonstration est sans doute «mûre », nous en sommes convaincus….

Voici les réactions « unanimes » aux propos du député Fasquelle, à qui il est recommandé de continuer cette « réflexion ». La pratique de la psychanalyse fait l’unanimité en sa faveur dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes autistes (les syndicats des psychologues et des psychiatres, les centres ressources autisme ainsi que l’union de défense des personnes handicapées et de leurs familles) :

  1. – Lettre ouverte à Daniel Fasquelles de Mme le député Edwige Antier, UMP

  2. – Le parti communiste français : « Une ingérence totalitaire » 

  3. – L’UNAPEI s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes, communiqué du 20 01 2012

  4. – communiqué de l’association TEAdir, des pères, des mères et des parents de personnes avec TSA – trouble du spectre de l’autisme

  5. – Le syndicat des psychiatres des hôpitaux , « Projet de loi pour interidre la psychanalyse : à quand un procès en hérésie contre la psychiatrie ? »

  6. – le Syndicat national des psychologues : « Soins psychiques : la liberté est en danger ! »

  7. – la fédération française des psychologues et de psychologie : « Les psychologues dénoncent le projet de loi de D. Fasquelles« 

  8. – communiqué de l’ANCRA (associations des centre ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  9. – « L’autisme grande cause nationale ? », le collectif des 39

  10. – Position de la CIPPA (Coordination internationale entre psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes avec Autisme), communiqué du 26 01 2012

  11. – « Nos convictions » par l’institut psychanalytique de l’enfant, lacanquotidien n° 148

  12. – Communiqué de la société psychanalytique de Paris : « Autisme et psychanalyse »

  13. – « Une loi pour interdire la psychanalyse dans l’autisme ?, Pr Jacques Hochmann, Le Monde, 26 01 2012

  14. – « Autisme et psychanalyse », Philippe Grimbert, The Huffington post

  15. – « Storytelling et jugement », Eric Laurent, lacanquotidien n° 142

  16. – Le commentaire de François-Régis Dupond Muzart, le 24 01 2012

  17. – Autisme : trois psys répondent aux accusations du film « Le mur », collectif des 39rue 89

  18. – La page autisme du site Oedipe : http://www.oedipe.org/fr/autisme#body

  19. – Un forum sur le thème de la législation de la prise en charge de l’autisme sur le site Oedipe, à cette adresse

  20. – communiqué de l’ANCRA (associations des centres ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  21. – Bernard Dugué, philosophe, « Autisme et psychanalyse : le député Fasquelle joue au Lyssenko »

  22. – Jean-Claude Maleval, « Ecoutez les autistes ! » 

  23. – CNAPE (convention nationale des associations de protection de l’enfance) : http://efleury.fr/wp-content/uploads/CNAPE-CA-03-02-2012.jpg 

  24. – communiqué de l’appel des 39 : à propos des initiatves actuelles contre la psychanalyse 

  25. – Jean-François Rey, « c’est la psychiatrie qu’on attaque », Le Monde

  26. – Société de l’Information Psychiatrique : communiqué

  27. – éditorial de Charles Melman, ALI, « Au député Fasquelle »: http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Edito_Au_depute_Fasquelle

  28. – Communiqué du Cercle Freudien : http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3238

  29. – Communiqué de l’InterCoPsychos, « on ne saurait imposer par la loi, l’orientation de travail d’un praticien ou d’une institution » : http://intercopsychos.blogvie.com/2012/02/24/autisme-le-communique-du-comite-de-liaison-des-psychologues-clips/

  30. – position du Pr Mottron, « Le pouvoir de l’autisme », http://www.asperger.asn.au/images/pdf_files/articles/changing%20perceptions%20-%20the%20power%20of%20autism.pdf

  31. – Interview de Daniel Karlin par Eric Favereau dans Libération, le 14 02 2012, « Les enfants ne sont pas des chiens savants », http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,25681

  32. – Communiqué de Espace analytique, association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes, à la Haute Autorité de Santé, http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/ESPANALY.htm

  33. – Roland Gori, le nouveau totalitarisme culturel de la pensée simplificatrice

  34. – conférence de presse au Lutécium, le dimanche 4 mars 2012, Jacques-Alain Miller, autisme et psychanalyse

  35. – Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), « Pour le maintien de pratiques humanistes et diverses auprès des enfants autistes et de toute personne en souffrance », texte du communiqué

  36. – Manifeste pour une pratique humaniste auprès des sujets dits autistes et de leurs familles, http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21248

  37. Position des CEMEA, Dominique Besnard, http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3499

Et….. rappelez-vous ce qu’en pense Jacqueline Berger : http://efleury.fr/lautisme-nest-pas-une-fatalite/   

Enfin, signez la pétition en ligne en faveur de l’abord clinique de l’autisme



Pétition internationale pour l'abord clinique de l'autisme

PÉTITION INTERNATIONALE

POUR L’ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

à l’initiative de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

(Université populaire Jacques-Lacan)

Les associations,

les professionnels impliqués à divers titres dans l’accueil, le soin et l’accompagnement des sujets autistes,

les parents dont les enfants sont accueillis en structure médicale ou médico-sociale,

les citoyens concernés, français ou non, tous signataires de cette pétition

–       demandent à ce que la psychanalyse, ses recherches et ses praticiens, cessent d’être diffamés par des allégations visant à les déconsidérer ;

–       souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte le souci légitime des familles, sans négliger pour autant le travail que, depuis des décennies, les équipes de professionnels accomplissent auprès des enfants et des adultes autistes dans le cadre des secteurs de psychiatrie, des consultations privées, des institutions médico-sociales. Ce travail bénéficie, dans de très nombreux cas, de la formation psychanalytique des intervenants ;

Suite du texte de la pétition et page de signaturehttp://www.lacanquotidien.fr/blog/petition/

La psychanalyse apporte des bienfaits durables

Une étude Jonathan Shedler montre que pour la dépression, l’anxiété, la panique et le stress, la psychanalyse a des effets « au moins aussi grands » que ceux des TCC (thérapies cognitivo-comportementales) ou des médicaments. Y compris neuf mois après l’arrêt de la thérapie, alors que les avantages des autres thérapies diminuent dans le temps.

Nous savions déjà que:  

      1. les TCC sont moins efficaces et plus coûteuses que la psychanalyse: http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/
      2. la psychanalyse a des résultats supérieurs aux thérapies courtes http://efleury.fr/superiorite-de-la-psychanalyse-sur-les-psychotherapies-courtes/

L’article de Shedler se trouve à cette adresse : http://www.nvpp.nl/JonathanShedlerStudy20100202.pdf

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Psychodynamic Psychotherapy Brings Lasting Benefits through Self-Knowledge

Patients Continue to Improve After Treatment Ends

Jonathan Shedler, PhD, January 25, 2010, Université of Colorado Denver School of Medecine, American Psychologist, vol. 65, n°2

WASHINGTON—Psychodynamic psychotherapy is effective for a wide range of mental health symptoms, including depression, anxiety, panic and stress-related physical ailments, and the benefits of the therapy grow after treatment has ended, according to new research published by the American Psychological Association.

Psychodynamic therapy focuses on the psychological roots of emotional suffering. Its hallmarks are self-reflection and self-examination, and the use of the relationship between therapist and patient as a window into problematic relationship patterns in the patient’s life. Its goal is not only to alleviate the most obvious symptoms but to help people lead healthier lives.

The American public has been told that only newer, symptom-focused treatments like cognitive behavior therapy or medication have scientific support,” said study author Jonathan Shedler, PhD, of the University of Colorado Denver School of Medicine. “The actual scientific evidence shows that psychodynamic therapy is highly effective. The benefits are at least as large as those of other psychotherapies, and they last.”

To reach these conclusions, Shedler reviewed eight meta-analyses comprising 160 studies of psychodynamic therapy, plus nine meta-analyses of other psychological treatments and antidepressant medications. Shedler focused on effect size, which measures the amount of change produced by each treatment. An effect size of 0.80 is considered a large effect in psychological and medical research. One major meta-analysis of psychodynamic therapy included 1,431 patients with a range of mental health problems and found an effect size of 0.97 for overall symptom improvement (the therapy was typically once per week and lasted less than a year). The effect size increased by 50 percent, to 1.51, when patients were re-evaluated nine or more months after therapy ended. The effect size for the most widely used antidepressant medications is a more modest 0.31. The findings are published in the February issue of American Psychologist, the flagship journal of the American Psychological Association.

The eight meta-analyses, representing the best available scientific evidence on psychodynamic therapy, all showed substantial treatment benefits, according to Shedler. Effect sizes were impressive even for personality disorders—deeply ingrained maladaptive traits that are notoriously difficult to treat, he said. “The consistent trend toward larger effect sizes at follow-up suggests that psychodynamic psychotherapy sets in motion psychological processes that lead to ongoing change, even after therapy has ended,” Shedler said. “In contrast, the benefits of other ‘empirically supported’ therapies tend to diminish over time for the most common conditions, like depression and generalized anxiety.”

Pharmaceutical companies and health insurance companies have a financial incentive to promote the view that mental suffering can be reduced to lists of symptoms, and that treatment means managing those symptoms and little else. For some specific psychiatric conditions, this makes sense,” he added. “But more often, emotional suffering is woven into the fabric of the person’s life and rooted in relationship patterns, inner contradictions and emotional blind spots. This is what psychodynamic therapy is designed to address.”

Shedler acknowledged that there are many more studies of other psychological treatments (other than psychodynamic), and that the developers of other therapies took the lead in recognizing the importance of rigorous scientific evaluation. “Accountability is crucial,” said Shedler. “But now that research is putting psychodynamic therapy to the test, we are not seeing evidence that the newer therapies are more effective.”

Shedler also noted that existing research does not adequately capture the benefits that psychodynamic therapy aims to achieve. “It is easy to measure change in acute symptoms, harder to measure deeper personality changes. But it can be done.”

The research also suggests that when other psychotherapies are effective, it may be because they include unacknowledged psychodynamic elements. “When you look past therapy ‘brand names’ and look at what the effective therapists are actuallydoing, it turns out they are doing what psychodynamic therapists have always done—facilitating self-exploration, examining emotional blind spots, understanding relationship patterns.” Four studies of therapy for depression used actual recordings of therapy sessions to study what therapists said and did that was effective or ineffective. The more the therapists acted like psychodynamic therapists, the better the outcome, Shedler said. “This was true regardless of the kind of therapy the therapists believed they were providing.”

Article: “The Efficacy of Psychodynamic Psychotherapy,” Jonathan K. Shedler, PhD, University of Colorado Denver School of Medicine; American Psychologist, Vol. 65. No.2.

Contact Jonathan Shedler, PhD, by e-mail or by phone at (303) 715-9099 and by cell at (970) 948-4576.

The American Psychological Association, in Washington, D.C., is the largest scientific and professional organization representing psychology in the United States and is the world’s largest association of psychologists. APA’s membership includes more than 150,000 researchers, educators, clinicians, consultants and students. Through its divisions in 54 subfields of psychology and affiliations with 60 state, territorial and Canadian provincial associations, APA works to advance psychology as a science, as a profession and as a means of promoting health, education and human welfare.

 

 

 

 

 

Supériorité de la psychanalyse sur les psychothérapies courtes

L’étude de Paul Knekt et de ses collaborateurs, de l’institut national pour la santé de Helsinki en Finlande, montre l’efficacité de la psychanalyse sur un suivi de 5 ans, ainsi que sa supériorité par rapport aux psychothérapies pour des patients souffrant de dépression ou d’anxiété. Les psychothérapies « courtes » apparaissent dès lors comme des traitements « insuffisants ».

Nous savions déjà que les TCC sont inefficaces et coûteuses : http://efleury.fr/les-tcc-sont-inefficaces-et-coteuses/

L’article de Paul Knekt : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21316768

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Quasi-experimental study on the effectiveness of psychoanalysis, long-term and short-term psychotherapy on psychiatric symptoms, work ability and functional capacity during a 5-year follow-up.

Knekt PLindfors OLaaksonen MARenlund CHaaramo PHärkänen TVirtala EHelsinki Psychotherapy Study Group.

Source

Social Insurance Institution, Helsinki, Finland. paul.knekt@thl.fi

Abstract

BACKGROUND:

Psychotherapy is apparently an insufficient treatment for some patients with mood or anxiety disorder. In this study the effectiveness of short-term and long-term psychotherapies was compared with that of psychoanalysis.

METHODS:

A total of 326 psychiatric outpatients with mood or anxiety disorder were randomly assigned to solution-focused therapy, short-term psychodynamic and long-term psychodynamic psychotherapies. Additionally, 41 patients suitable for psychoanalysis were included in the study. The patients were followed from the start of the treatment and assessed 9 times during a 5-year follow-up. The primary outcome measures on symptoms were the Beck Depression Inventory, the Hamilton Depression and Anxiety Rating Scales, and the Symptom Check List, anxiety scale. Primary work ability and functional capacity measures were the Work Ability Index, the Work-subscale of the Social Adjustment Scale, and the Perceived Psychological Functioning Scale.

RESULTS:

A reduction in psychiatric symptoms and improvement in work ability and functional capacity was noted in all treatment groups during the 5-year follow-up. The short-term therapies were more effective than psychoanalysis during the first year, whereas the long-term therapy was more effective after 3years of follow-up. Psychoanalysis was most effective at the 5-year follow-up, which also marked the end of the psychoanalysis.

CONCLUSIONS:

Psychotherapy gives faster benefits than psychoanalysis, but in the long run psychoanalysis seems to be more effective. Results from trials, among patients suitable for psychoanalysis and with longer follow-up, are needed before firm conclusions about the relative effectiveness of psychoanalysis and psychotherapy in the treatment of mood and anxiety disorders can be drawn.

Copyright © 2011 Elsevier B.V. All rights reserved

 

Psychanalyse et psychiatrie, 12 ème colloque de l'Aleph, samedi 26 mars 2011, Skena Euralille à Lille

12e Colloque de l\\\'ALEPH

12ème colloque de l’ALEPH
samedi 26 mars 2011
Psychanalyse et psychiatrie

Le lien de la psychanalyse avec la psychiatrie relève d’abord de la nécessité d’une coopération thérapeutique. Dans certaines situations cliniques — angoisses aigües, délires qui mettent en jeu la vie du patient ou d’autrui, anorexies graves… —, le psychanalyste doit évidemment associer un(e) psychiatre à la cure psychanalytique qui ne pourrait pas venir, seule, à bout de telles crises. Les thérapies psychanalytiques exigent parfois un soutien pharmacologique. Inversement, des psychiatres adressent à des psychanalystes des malades qui sortent de l’hôpital pour qu’ils puissent leur parler régulièrement de leurs problèmes.Mais la psychanalyse et la psychiatrie communiquent aussi au niveau du savoir
clinique et théorique. Au cours de l’histoire, depuis la découverte de l’inconscient par Freud, de nombreuses passerelles ont été jetées de l’une à l’autre. Freud n’a pas toujours séparé de façon stricte les névroses d’avec les psychoses, englobant d’abord ces deux structures cliniques sous le terme de « psychonévroses ». Il savait pourtant établir de fins diagnostics différentiels pour les délimiter. En lisant, autour des années 1910, les Mémoires d’un névropathe du Président Daniel Paul Schreber, Freud se penche sur le cas d’un malade qui a passé une grande partie de sa vie dans des hôpitaux psychiatriques. Se laissant instruire par le système paraphrénique de Schreber et par son transfert délirant sur son psychiatre, le professeur Flechsig, il élucide la pensée psychotique grâce à ses propres concepts : notamment la libido et le narcissisme. Dès 1905, Freud commença à correspondre régulièrement avec les psychiatres du Burghölzli, près de Zürich (Eugen Bleuler, Carl Gustav Jung, Karl Abraham, Max Eitingon, Ludwig Binswanger). Échanges fertiles mais chargés aussi de conflits et d’ambivalence, voire d’incompréhension
réciproque. Paul Schilder, un psychiatre et psychanalyste autrichien, a contribué aux deux disciplines. Très tôt, son travail sur l’image du corps a obtenu la reconnaissance de ses pairs. En France aussi, psychiatres et psychanalystes étaient compagnons de route. Ainsi l’émulation entre Jacques Lacan et Henri Ey, deux fleurons de la psychiatrie française, a-t-elle favorisé leurs productions scientifiques respectives. Et quand François Tosquelles, condamné à mort par le régime de Franco, s’enfuit en France pour s’installer à l’hôpital de Saint-Alban en Lozère et y fonder la psychiatrie institutionnelle, il a dans ses bagages la thèse de Jacques Lacan, De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité.Les temps ont changé. D’une part, la psychiatrie, en cherchant ses assises dans la biologie et dans les recherches sur le cerveau, s’éloigne de cette pratique de la parole que doit rester la cure inventée par Freud, même si un certain nombre d’analystes s’évertuent aujourd’hui à fonder une « neuro-psychanalyse », se référant, non sans raison, aux travaux pré-analytiques de Freud sur le système nerveux. Rivalisant avec l’analyse au niveau de la thérapie, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) reprochent à la cure
psychanalytique sa longue durée et prétendent obtenir des résultats rapides. Mais à quel prix ? On peut s’interroger sur ces méthodes qui passent par l’écrasement du symptôme au détriment du sujet.

Malgré les tensions qui résultent de la désaffection, voire de l’hostilité vis à vis de la psychanalyse dont témoignent ces courants psychiatriques, les psychanalystes ouverts aux changements dans le monde restent solidaires d’une psychiatrie qui respecte le sujet et le lien social qu’implique le discours psychanalytique. Ils s’entendent évidemment avec les psychiatres qui s’orientent encore sur ce qu’apporte la psychanalyse ainsi qu’avec les représentants d’une psychiatrie humaniste et sociale. Mais ils apprécient également les représentants de la psychiatrie « biologiste » qui s’investissent dans leur recherche scientifique sans pour autant forclore le sujet ni sa parole.

L’heure n’est ni aux rivalités imaginaires ni aux luttes pour la pureté analytique. Si les psychanalystes de l’ALEPH sont toujours attachés au principe de la psychanalyse profane, formulé par Freud en 1926, ils ne se font aucune illusion quant à la possibilité de le maintenir comme auparavant. Qui nierait le pouvoir de la psychiatrie dans la Cité ? Force est pourtant de constater que l’analyse n’est pas non plus dépourvue d’une autre sorte de pouvoir. Il lui est légué non pas par l’autorité politique mais par la grâce du transfert, critique de la suggestion, par la force performative de la parole, et par la puissance explicative de sa théorie.

Responsables de la santé mentale, dorénavant investie d’un pouvoir renouvelé par les autorités gouvernementales, les psychiatres sont pourtant loin d’être d’accord avec la législation actuelle sur les malades mentaux et se sentent déstabilisés par le poids décisionnel donné à l’administration de l’hôpital. Ils savent que tout chercheur qui affronte la question du sujet sera toujours suspect aux yeux d’un pouvoir tenté par la manipulation des foules. Voilà pourquoi la psychanalyse et la psychiatrie auraient intérêt à renouer rapidement le dialogue.

Pour le 12ème colloque de l’ALEPH, nous proposons un tel dialogue. Nous parlerons des liens entre la psychanalyse et la psychiatrie au niveau de notre expérience quotidienne, de même que dans la théorie et dans leurs histoires respectives. Nous exposerons les résultats acquis dans nos rencontres avec des malades dans les services hospitaliers, notamment ceux issus des présentations cliniques. Et nous inviterons des psychiatres de différents courants de pensée à échanger avec nous, dans un but tant thérapeutique qu’épistémologique.

Franz Kaltenbeck

« Un monde sans fou ? » ou les dérives de la psychiatrie, projection du film le 12 février 2011, à Lille

Avant le 12ème colloque de l’ALEPH, « Psychanalyse et psychiatrie », samedi 26 mars 2011, de 9 h à 18 h 30
Projection du film « Un monde sans fou? », documentaire réalisé par Philippe Borrel,
Samedi 12 février, de 14 h à 16 h 30, Skena Euralille, Lille

PAF : 8 e.(TR : 5 e.)

Renseignements : www.aleph.asso.fr

Le documentaire s’ouvre sur une tombe, celle d’un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d’avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge.

Pourquoi tant de grands malades échappent-ils au soin, au point qu’on les retrouve massivement dans la rue ou en prison ? Aujourd’hui, les hôpitaux psychiatriques, confrontés à une crise de moyens et de valeurs, peinent à prendre en charge les malades au long cours. Parallèlement, une nouvelle politique de santé mentale se prépare en Europe et nous concerne tous. Demain, on ne parlera plus de folie, mais de troubles cérébraux, plus de malaise dans la société, mais de comportements à rééduquer.

Comment en est-on arrivé là ? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste ? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie?

Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l’œuvre dans cette exclusion : un monde sans fous, mais alors, que deviendront-ils ?

Ces questions, qu’aborde de front ce document, seront ensuite reprises lors du débat qui suivra la projection.

"Un monde sans fou ?" ou les dérives de la psychiatrie, projection du film le 12 février 2011, à Lille

Avant le 12ème colloque de l’ALEPH, « Psychanalyse et psychiatrie », samedi 26 mars 2011, de 9 h à 18 h 30
Projection du film « Un monde sans fou? », documentaire réalisé par Philippe Borrel,
Samedi 12 février, de 14 h à 16 h 30, Skena Euralille, Lille

PAF : 8 e.(TR : 5 e.)

Renseignements : www.aleph.asso.fr

Le documentaire s’ouvre sur une tombe, celle d’un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d’avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge.

Pourquoi tant de grands malades échappent-ils au soin, au point qu’on les retrouve massivement dans la rue ou en prison ? Aujourd’hui, les hôpitaux psychiatriques, confrontés à une crise de moyens et de valeurs, peinent à prendre en charge les malades au long cours. Parallèlement, une nouvelle politique de santé mentale se prépare en Europe et nous concerne tous. Demain, on ne parlera plus de folie, mais de troubles cérébraux, plus de malaise dans la société, mais de comportements à rééduquer.

Comment en est-on arrivé là ? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste ? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie?

Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l’œuvre dans cette exclusion : un monde sans fous, mais alors, que deviendront-ils ?

Ces questions, qu’aborde de front ce document, seront ensuite reprises lors du débat qui suivra la projection.

Jacques Lacan : la psychanalyse réinventée

« Jacques Lacan, la psychanalyse réinventée », documentaire réalisé par E. Kapnist et E. Roudinesco

Présentation sur Arte :  » Penseur inoubliable pour qui a assisté à l’une de ses conférences, Jacques Lacan s’intéresse tout d’abord à la folie, en particulier la folie féminine. Psychiatre à Sainte-Anne, il consacre sa thèse à la psychose paranoïaque. Mais il évolue rapidement vers la psychanalyse. Fils de famille bourgeoise et catholique, à la fois baroque et libertin, conformiste et extravagant, Lacan bouleverse les dogmes d’une psychanalyse entravée par des querelles d’écoles et des scléroses institutionnelles. « Je suis celui qui a lu Freud », dira-t-il. Comédien dans l’âme, à la fois séducteur et terrible, il impressionnait son public même si ses paroles restaient parfois obscures : « Quand je comprenais, je trouvais ça génial, déclare Françoise Dolto. Le reste, c’était plutôt un climat, peut-être en la mineur. » Théoricien de l’amour et du désir, il analyse les transformations de la famille occidentale, le déclin du patriarcat, les illusions de la révolution. Mais son apport théorique concerne principalement la réflexion psychanalytique sur l’inconscient. À la fin de sa vie, controversé sur sa pratique clinique, Lacan se verra aussi reprocher de « trop flirter avec la psychose. »

Ce documentaire d’Arte paru en 2001, se trouve sous la forme de 4 vidéos sur Youtube:

n°1 : http://www.youtube.com/watch?v=ahuNN96G7jM

n° 2 : http://www.youtube.com/watch?v=h5seDIumGwQ&feature=related

n° 3 : http://www.youtube.com/watch?v=ZYWf2nbF-wg

n° 4: http://www.youtube.com/watch?v=kfmYy0kb5Ho&feature=related

n° 5 : http://www.youtube.com/watch?v=WFS4hIZPP0U&NR=1

Présentation du documentaire sur le site d’Arte : http://www.artepro.com/programmes/65547/presentation.htm

Présentation du documentaire en PDF : http://www.artepro.com/fr_fichiers/fichiers/01364582.pdf

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