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Monthly Archives: février 2012

La psychiatrie n'existe pas ! Jean Oury

« La psychiatrie n’existe pas ! (….) Il n’y a pas la psychanalyse comme ça, dans un casier, la neurologie dans un autre casier, la médecine dans un autre…. c’est pas vrai ! Quand on voit quelqu’un, c’est tout ça à la fois ! »

Jean Oury, citéphilo 2011, Psychiatrie et résistance, « La psychiatrie n’existe pas ! »

Et aussi : « Lacan, il faut le connaître par cœur. C’est comme le guide Michelin quand on veut voyager ! Pour pas se tromper ! C’est pas plus compliqué qu’on croit  »

Le podcast : http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=86e411b4-5ba9-4224-b982-ce3020090c5a

 

 

Ne me soignez pas (avec l'ABA), je suis comme ça !

Les autistes du mouvement anti-ABA, plaident pour que l’on abandonne les thérapies comportementales comme ABA ou TEACH, ils souhaitent que l’on tienne compte de leur différence.

Le mouvement anti-ABA ou mouvement « anti-cure » ou encore « Autism Right Mouvement » (mouvement pour les droits des autistes), est animé par les autistes.

Ces mouvements anti-ABA estiment que les méthodes de traitement de l’autisme comme l’ABA ou les ICM (méthodes comportementales intensives), sont « physiquement nuisibles » ou « mentalement nuisibles ». Voire même dangereuses !

Ils s’opposent à ce que le traitement ABA leur soit appliqué: « Ne nous soignez pas, nous ne sommes pas malades ! Nous sommes comme ça ! » (1).

Ces autistes s’opposent aux associations de parents qui sont parfois tournées en dérision. Les autistes leur reprochent en effet, de vouloir trop en faire pour les aider (2).

Vous pouvez obtenir de très nombreux renseignements et comprendre le sens de ces mouvements anti-ABA, en lisant les articles de François Sauvagnat (3) et de Eric Laurent (4). Maria Lucia Martin signale aussi un article assez intéressant, « Fiers d’être autistes » (5). La page Wikipédia est assez complète (6).

L’idée de ces mouvements anti-ABA, c’est que l’autisme est une façon d’être, un mode de réaction à ce qui leur arrive dans la vie. Leur symptôme, en somme, leur permet de se battre à leur façon. Tenter de supprimer ces symptômes, vouloir gommer leurs différences, serait même une grande perte.

L’autisme, un mode de vie ?

Comme l’explique le Pr Baron-Cohen, directeur du centre de recherche sur l’autisme de Cambridge : “ parler d’un « remède à l’autisme » est une approche massue. La crainte est que dans ce processus d’alléger les difficultés, les qualités spéciales – telles que la remarquable attention au détail, et la capacité à sa concentrer pendant de longues périodes en profondeur sur un sujet sans importance – serait perdu. L’autisme est à la fois un handicap et une différence. Nous devons trouver les moyens d’atténuer le handicap, tout en respectant et en valorisant la différence” (7).

C’est la position de James Meyerding, autiste, qui dénonce l’ABA (8). La lecture de son blog est passionnante ! Elle plaide pour la neurodiversité.

Dans un autre registre, Michelle Dawson, autiste, a témoigné au procès Auton. En effet, le gouvernement du Canada avait arrêté le financement du traitement de l’autisme par la méthode ABA. Le tribunal a jugé que cette décision respectait le droit à l’égalité des enfants (9).

Dawson a montré en quoi ce traitement ABA est un « misbehavior ». Elle explique en détail et de façon convaincante, pourquoi la thérapie comportementale n’est ni scientifique, ni morale (10). Très intéressant de se plonger dans la lecture de ses articles !

Les groupes anti-ABA les plus importants sont :

______________________________________________________

  1. http://www.nytimes.com/2004/12/20/health/20autism.html

  2. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  3. http://forumdespsychiatres.org/index.php?option=com_content&view=article&id=340:les-tcc-mises–nu-par-franois-sauvagnat&catid=86:psychothrapie&Itemid=33

  4. http://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2012/02/LQ-164.pdf

  5. http://www.scienceshumaines.com/fiers-d-etre-autistes-la-neurodiversite-un-mouvement-polemique_fr_26739.html

  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Autism_rights_movement#cite_note-Harmon-5

  7. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  8. http://www.planetautism.com/jane/index.html

  9. http://en.wikipedia.org/wiki/Auton_(Guardian_ad_litem_of)_v._British_Columbia_(Attorney_General

  10. http://www.sentex.net/~nexus23/naa_aba.html

Ne me soignez pas (avec l’ABA), je suis comme ça !

Les autistes du mouvement anti-ABA, plaident pour que l’on abandonne les thérapies comportementales comme ABA ou TEACH, ils souhaitent que l’on tienne compte de leur différence.

Le mouvement anti-ABA ou mouvement « anti-cure » ou encore « Autism Right Mouvement » (mouvement pour les droits des autistes), est animé par les autistes.

Ces mouvements anti-ABA estiment que les méthodes de traitement de l’autisme comme l’ABA ou les ICM (méthodes comportementales intensives), sont « physiquement nuisibles » ou « mentalement nuisibles ». Voire même dangereuses !

Ils s’opposent à ce que le traitement ABA leur soit appliqué: « Ne nous soignez pas, nous ne sommes pas malades ! Nous sommes comme ça ! » (1).

Ces autistes s’opposent aux associations de parents qui sont parfois tournées en dérision. Les autistes leur reprochent en effet, de vouloir trop en faire pour les aider (2).

Vous pouvez obtenir de très nombreux renseignements et comprendre le sens de ces mouvements anti-ABA, en lisant les articles de François Sauvagnat (3) et de Eric Laurent (4). Maria Lucia Martin signale aussi un article assez intéressant, « Fiers d’être autistes » (5). La page Wikipédia est assez complète (6).

L’idée de ces mouvements anti-ABA, c’est que l’autisme est une façon d’être, un mode de réaction à ce qui leur arrive dans la vie. Leur symptôme, en somme, leur permet de se battre à leur façon. Tenter de supprimer ces symptômes, vouloir gommer leurs différences, serait même une grande perte.

L’autisme, un mode de vie ?

Comme l’explique le Pr Baron-Cohen, directeur du centre de recherche sur l’autisme de Cambridge : “ parler d’un « remède à l’autisme » est une approche massue. La crainte est que dans ce processus d’alléger les difficultés, les qualités spéciales – telles que la remarquable attention au détail, et la capacité à sa concentrer pendant de longues périodes en profondeur sur un sujet sans importance – serait perdu. L’autisme est à la fois un handicap et une différence. Nous devons trouver les moyens d’atténuer le handicap, tout en respectant et en valorisant la différence” (7).

C’est la position de James Meyerding, autiste, qui dénonce l’ABA (8). La lecture de son blog est passionnante ! Elle plaide pour la neurodiversité.

Dans un autre registre, Michelle Dawson, autiste, a témoigné au procès Auton. En effet, le gouvernement du Canada avait arrêté le financement du traitement de l’autisme par la méthode ABA. Le tribunal a jugé que cette décision respectait le droit à l’égalité des enfants (9).

Dawson a montré en quoi ce traitement ABA est un « misbehavior ». Elle explique en détail et de façon convaincante, pourquoi la thérapie comportementale n’est ni scientifique, ni morale (10). Très intéressant de se plonger dans la lecture de ses articles !

Les groupes anti-ABA les plus importants sont :

______________________________________________________

  1. http://www.nytimes.com/2004/12/20/health/20autism.html

  2. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  3. http://forumdespsychiatres.org/index.php?option=com_content&view=article&id=340:les-tcc-mises–nu-par-franois-sauvagnat&catid=86:psychothrapie&Itemid=33

  4. http://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2012/02/LQ-164.pdf

  5. http://www.scienceshumaines.com/fiers-d-etre-autistes-la-neurodiversite-un-mouvement-polemique_fr_26739.html

  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Autism_rights_movement#cite_note-Harmon-5

  7. http://www.guardian.co.uk/society/2007/aug/07/health.medicineandhealth

  8. http://www.planetautism.com/jane/index.html

  9. http://en.wikipedia.org/wiki/Auton_(Guardian_ad_litem_of)_v._British_Columbia_(Attorney_General

  10. http://www.sentex.net/~nexus23/naa_aba.html

L'unanimité en faveur des pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l'autisme

L’unanimité pour la pratique de la psychanalyse dans l’accompagnement des personnes autistes et contre la position du député Fasquelle selon qui il faudrait l’abandonner

Ces jours-ci, nous avons l’honneur de prendre connaissance de la proposition de loi de Mr le député Fasquelle Daniel, UMP, maire du Touquet, une station balnéaire du Nord de la France, pour nous expliquer sa « décision mûrement réfléchie » :

1- il faudrait « arrêter » les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes

2- les prises en charges d’inspiration psychanalytique seraient « déconseillées »

3- elles seraient « unanimement décriées » par les associations de parents

4- il faudrait « abandonner » la psychanalyse elle-même

5- il faudrait « faire interdire » la psychanalyse « sous toutes ses formes » dans le traitement de l’autisme

6- la France serait en retard sur la prise en charge de l’autisme

7- d’autres pays que la France auraient déjà « abandonné » la psychanalyse

8- ces autres pays que la France utiliseraient maintenant les méthodes d’éducation (ABA, PECS, TEACCH, etc…. )

9- donc, il faudrait donc « généraliser » les « méthodes éducatives et comportementales » et « réaffecter les financements existants à ces méthodes »

10- au profit de traitements « opérants »

Cette démonstration est sans doute «mûre », nous en sommes convaincus….

Voici les réactions « unanimes » aux propos du député Fasquelle, à qui il est recommandé de continuer cette « réflexion ». La pratique de la psychanalyse fait l’unanimité en sa faveur dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes autistes (les syndicats des psychologues et des psychiatres, les centres ressources autisme ainsi que l’union de défense des personnes handicapées et de leurs familles) :

  1. – Lettre ouverte à Daniel Fasquelles de Mme le député Edwige Antier, UMP

  2. – Le parti communiste français : « Une ingérence totalitaire » 

  3. – L’UNAPEI s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes, communiqué du 20 01 2012

  4. – communiqué de l’association TEAdir, des pères, des mères et des parents de personnes avec TSA – trouble du spectre de l’autisme

  5. – Le syndicat des psychiatres des hôpitaux , « Projet de loi pour interidre la psychanalyse : à quand un procès en hérésie contre la psychiatrie ? »

  6. – le Syndicat national des psychologues : « Soins psychiques : la liberté est en danger ! »

  7. – la fédération française des psychologues et de psychologie : « Les psychologues dénoncent le projet de loi de D. Fasquelles« 

  8. – communiqué de l’ANCRA (associations des centre ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  9. – « L’autisme grande cause nationale ? », le collectif des 39

  10. – Position de la CIPPA (Coordination internationale entre psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes avec Autisme), communiqué du 26 01 2012

  11. – « Nos convictions » par l’institut psychanalytique de l’enfant, lacanquotidien n° 148

  12. – Communiqué de la société psychanalytique de Paris : « Autisme et psychanalyse »

  13. – « Une loi pour interdire la psychanalyse dans l’autisme ?, Pr Jacques Hochmann, Le Monde, 26 01 2012

  14. – « Autisme et psychanalyse », Philippe Grimbert, The Huffington post

  15. – « Storytelling et jugement », Eric Laurent, lacanquotidien n° 142

  16. – Le commentaire de François-Régis Dupond Muzart, le 24 01 2012

  17. – Autisme : trois psys répondent aux accusations du film « Le mur », collectif des 39rue 89

  18. – La page autisme du site Oedipe : http://www.oedipe.org/fr/autisme#body

  19. – Un forum sur le thème de la législation de la prise en charge de l’autisme sur le site Oedipe, à cette adresse

  20. – communiqué de l’ANCRA (associations des centres ressources autisme) :http://www.autismes.fr/fr/actualites/actualites/communique-ancra-a-proposition-loi-visant-l%E2%80%99arret-pratiques-psychanalytiques-dans-l%E2%80%99accompagnement-personnes-autistes,.html

  21. – Bernard Dugué, philosophe, « Autisme et psychanalyse : le député Fasquelle joue au Lyssenko »

  22. – Jean-Claude Maleval, « Ecoutez les autistes ! » 

  23. – CNAPE (convention nationale des associations de protection de l’enfance) : http://efleury.fr/wp-content/uploads/CNAPE-CA-03-02-2012.jpg 

  24. – communiqué de l’appel des 39 : à propos des initiatves actuelles contre la psychanalyse 

  25. – Jean-François Rey, « c’est la psychiatrie qu’on attaque », Le Monde

  26. – Société de l’Information Psychiatrique : communiqué

  27. – éditorial de Charles Melman, ALI, « Au député Fasquelle »: http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Edito_Au_depute_Fasquelle

  28. – Communiqué du Cercle Freudien : http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3238

  29. – Communiqué de l’InterCoPsychos, « on ne saurait imposer par la loi, l’orientation de travail d’un praticien ou d’une institution » : http://intercopsychos.blogvie.com/2012/02/24/autisme-le-communique-du-comite-de-liaison-des-psychologues-clips/

  30. – position du Pr Mottron, « Le pouvoir de l’autisme », http://www.asperger.asn.au/images/pdf_files/articles/changing%20perceptions%20-%20the%20power%20of%20autism.pdf

  31. – Interview de Daniel Karlin par Eric Favereau dans Libération, le 14 02 2012, « Les enfants ne sont pas des chiens savants », http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,25681

  32. – Communiqué de Espace analytique, association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes, à la Haute Autorité de Santé, http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/ESPANALY.htm

  33. – Roland Gori, le nouveau totalitarisme culturel de la pensée simplificatrice

  34. – conférence de presse au Lutécium, le dimanche 4 mars 2012, Jacques-Alain Miller, autisme et psychanalyse

  35. – Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), « Pour le maintien de pratiques humanistes et diverses auprès des enfants autistes et de toute personne en souffrance », texte du communiqué

  36. – Manifeste pour une pratique humaniste auprès des sujets dits autistes et de leurs familles, http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21248

  37. Position des CEMEA, Dominique Besnard, http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3499

Et….. rappelez-vous ce qu’en pense Jacqueline Berger : http://efleury.fr/lautisme-nest-pas-une-fatalite/   

Enfin, signez la pétition en ligne en faveur de l’abord clinique de l’autisme



La maltraitance de l'enfant autiste par la méthode ABA

La punition de l’enfant autiste fait bel et bien partie de la méthode ABA. Fessée, choc électrique, son ou odeur désagréable. Ces punitions sont non seulement considérées comme efficaces mais aussi, nécessaires et inévitables. Alors que les punitions comme « dire non » sont inefficaces ou aggravent le comportement contre lequel les auteurs luttent. Une lecture critique de l’ouvrage de Catherine Maurice.

Mon commentaire est une lecture critique d’un extrait de l’ouvrage suivant : Intervention béhaviorale auprès des jeunes enfants autistes, sous la direction de Catherine Maurice, avec Gina Green et Stephen C. Luce, éditions de la Chenelière, De Boeck, Bruxelles, 2006

L’extrait en question peut être consulté en suivant ce lien : http://tinyurl.com/7wrus5r

Les premières recherches destinées à trouver une méthode permettant de modifier le comportement des enfants autistes, en particulier à réduire la fréquence des stéréotypies et des automutilations, ont été réalisée entre 1960 et 1970.

Le fait que ces méthodes puissent « paraître négatives » serait excusable car les recherches réalisées après les années 1970, ne « contiennent guère d’exemples de punition » et que « comme nous ne savions rien sur l’autisme », il était « inutile de songer à modifier le comportement autistique ».

Donc, entre les années 1970 et les années 1970, les punitions ont été utilisées car, de toute façon, leur auteur ne s’attendaient pas à ce qu’elles « modifient » le comportement de l’enfant.

Avec les méthodes arrivées après les années 1970, la punition reçoit une définition plus large, « fonctionnelle ». Il s’agirait de toute méthode susceptible de diminuer la fréquence d’apparition du comportement contre lequel on lutte. Pour intégrer ces méthodes parmi la catégorie des punitions, il faut et il suffit que la fréquence du comportement diminue ensuite. Le terme de « aversif » vient signifier « l’effet sur la personne » qui peut être « nuisible, désagréable ou douloureux » (Lovaas et Favell, 1987). Le stimulus aversif ne sert pas forcément de punition si la fréquence du comportement ne diminue pas ensuite.

Donc, les auteurs prétendent ne plus utiliser la punition, car ce ne serait plus la même punition.

Mais, parmi ces méthodes « fonctionnelles », les « chocs électriques immédiats, la fessée ou l’introduction d’un son, d’une odeur ou d’un goût désagréable » sont bel et bien présents en tant « punition ».

De ce point de vue, il n’y a aucune nouveauté dans la méthode.

Les auteurs constatent que les « châtiments corporels tels que la fessée étaient d’usage plus courant à cette époque » (avant les années1 970). Mais, ils reconnaissent aussi continuer à utiliser la punition.

Le choc électrique est utilisé en raison de se « effets douloureux » mais, il présenterait « l’avantage » que « l’intensité de la douleur peut être contrôlée ».

Les auteurs prétendent que « aujourd’hui, nous n’avons plus besoin des méthodes douloureuses préconisées lors des premières mises en application de certaines interventions aversives ». Toutefois, Lovaas en 1987, note tout de même, après 1970, que « quelques enfants de son groupe expérimental ont été l’objet de punitions corporelles ».

D’ailleurs, « il s’avère parfois nécessaire de préconiser certaines méthodes qui, sur le plan comportemental, sont perçues comme des punitions ».

Enfin, « en de rares occasions, il semble n’exister aucune autre solution que les méthodes de punition ».

Donc, non seulement, les auteurs continuent à pratiquer la punition. Mais encore, ils considèrent que la punition est « nécessaire ». Rien dans leur esprit n’est en place pour les détourner de la punition.

Mais en plus, comme il n’existe « aucune autre solution », les auteurs se sentent obligé à pratiquer la punition.

Mais, puisque le superviseur « a déjà vécu ce genre de situation », que ces méthodes de punition sont misent en place « sous la supervision d’un professionnel » et que cette supervision sera « examinée par au moins deux experts en analyse du comportement travaillant pour une agence qui a accès à un comité des droits de la personne », tout va bien !

Rien à craindre, n’est-ce pas ?

Si le choc électrique est présenté comme « très efficace », la punition comme « dire non » ne semble pas donner les mêmes résultats. « Il est très ardu d’éliminer un comportement pour de bon, tout comme d’administrer une punition avec efficacité, notamment parce qu’elle abouti rarement à un changement durable, peu importe le cadre. En outre, la punitions déclenche parfois un autre comportement perturbateur (Favelle et Greene, 1981 ; Luce et Christian, 1981) ».

Donc, le stimulus aversif aggrave et complique le comportement qu’il est pourtant destiné à diminuer.

De plus, comme les punitions ne sont plus les mêmes qu’en 1970, parce que il y a aussi les punitions fonctionnelles comme « dire non » . Mais, les punitions comme « dire non » ne fonctionnent pas, elle ne diminuent pas la fréquence du comportement. Ou alors elles provoquent un autre comportement. Donc, les nouvelles punitions d’après 1970, ne sont même plus des punitions !

C’est un aveu d’échec. Les punitions « fonctionnelles » comme « dire non », ne fonctionnent pas ou aggravent le comportement. C’est la raison pour laquelle les auteurs en concluent qu’il n’existe « aucune autre solution » que la punition.

Mais, qui parle de maltraitance à enfant ?

On se le demande !

 

Pétition internationale pour l'abord clinique de l'autisme

PÉTITION INTERNATIONALE

POUR L’ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

à l’initiative de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

(Université populaire Jacques-Lacan)

Les associations,

les professionnels impliqués à divers titres dans l’accueil, le soin et l’accompagnement des sujets autistes,

les parents dont les enfants sont accueillis en structure médicale ou médico-sociale,

les citoyens concernés, français ou non, tous signataires de cette pétition

–       demandent à ce que la psychanalyse, ses recherches et ses praticiens, cessent d’être diffamés par des allégations visant à les déconsidérer ;

–       souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte le souci légitime des familles, sans négliger pour autant le travail que, depuis des décennies, les équipes de professionnels accomplissent auprès des enfants et des adultes autistes dans le cadre des secteurs de psychiatrie, des consultations privées, des institutions médico-sociales. Ce travail bénéficie, dans de très nombreux cas, de la formation psychanalytique des intervenants ;

Suite du texte de la pétition et page de signaturehttp://www.lacanquotidien.fr/blog/petition/