L'enfant tyran, 21ème colloque de l'Aleph, le samedi 7 novembre 2020

C’est avec une grande fierté que l’Aleph annonce la tenue de son 21 ème colloque, le samedi 7 novembre 2020 à Skema à Lille.

(Initialement prévu le 21 mars 2020, le colloque a été reporté en raison des mesures prises par le gouvernement français pour lutter contre la pandémie de coronavirus).

« Il n’est pas rare de voir arriver en consultation des parents exténués, dépassés par leur enfant qui semble ne répondre à aucune de leurs demandes, sur qui rien ne semble avoir prise. Ils décrivent alors les altercations systématiques avec les camarades de classe et les frères et sœurs, les conflits avec les enseignants et éducateurs, les exigences alimentaires et vestimentaires, les nombreuses activités extra-scolaires commencées et vite arrêtées, les devoirs non faits, les difficultés d’apprentissage, les troubles du sommeil, l’impossibilité de se faire obéir, etc….. ».

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Argument, formulaire d’inscription et programme à cette adresse

Sigmund Freud: « Sur les transformations des pulsions particulièrement dans l’érotisme anal »

Voici la version de l’article publiée dans la Revue Française de Psychanalyse, Tome II, n° 4, Éd. Doin et Cie, 1928, pp. 609-616. Elle est traduite en français par Edouard Pichon et Henri Hoesli.

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Guidé par les observations psychanalytiques, j’ai émis, il y a quelques années, l’hypothèse que, quand un même sujet était à la fois soigneux, parcimonieux et têtu, la rencontre de ces trois traits de caractère indiquait un renforcement de la composante érotico anale dans sa constitution psychique. Ces modes de réaction particulièrement chers au moi du sujet se développeraient, au cours de l’évolution de celui ci, par consommation de l’érotisme anal.

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Ambitions pour l’enfant / L’ambition des enfants

19ème colloque de l’ALEPH et du CP-ALEPH

Samedi 24 mars 2018

SKEMA, amphi A

« L’ambition emprunte sa force au désir de l’autre, fantasmatique ou réel, sans s’y réduire. Son intérêt réside dans l’orientation décisive qu’elle donne à la vie du sujet, qu’il s’agisse de son ambition ou, s’il est encore trop jeune ou timide, de celle de ses parents, professeurs ou camarades. Les buts de l’ambition sont multiples : médiocres, nocifs, criminels ou innovants, géniaux ou inouïs… »

Pour lire la suite de l’argument: https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/fr/19eme-colloque-de-l-aleph-et-du-cp-aleph-ambitions-pour-l-enfant-l-ambition-des-enfants-lille.html

Bulletin d’inscription : https://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/index.php?option=com_phocadownload&view=category&id=41&Itemid=256&lang=fr

 

Fantasmes et tueries…

Quel enfant, parmi ceux que nous recevons en consultation, n’a pas évoqué les attentats des frères Kouachi et de Coulibaly ?
D’une façon ou d’une autre, les enfants en parlent ou y pensent. Mais, certains de ces enfants nous en disent un peu plus.

Ethan qui a six ans, me raconte ces attentats à sa façon : « Alors, Chérif voulait tuer tout le monde. Mais, ses copains pouvaient venir avec lui car ils n’avaient pas d’armes.

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« Deux mensonges d’enfant », par S. Freud (1913)

Le texte de S. Freud, figurant ci-dessous, est publié dans Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1988 (texte traduit par D. Berger et J. Laplanche)


« Il est naturel que les enfants mentent lorsque ce faisant ils imitent les mensonges des adultes. Mais un certain nombre de mensonges d’enfants bien élevés ont une signification particulière; ils devraient faire réfléchir les éducateurs au lieu de les exaspérer. Ils se produisent sous l’influence de motifs amoureux d’une force extrême et deviennent néfastes lorsqu’ils provoquent un malentendu entre l’enfant et la personne qu’il aime. Continuer la lecture de « « Deux mensonges d’enfant », par S. Freud (1913) »

Contrôler les enfants

Le documentaire de Marie-Pierre Jaury, réalisé en 2009, « L’enfance sous contrôle », commence de façon effrayante.

Un chercheur canadien, Richard E. Tremblay, fait part de sa certitude dont je me suis aussitôt demandé si elle n’était pas délirante. Il pense que dès le tout premier âge de la vie, un enfant agité deviendra délinquant aussi sûrement que le tabac donne le cancer ! Puis, le journaliste nous explique que des équipes médicales de neuroradiologie et de pédopsychiatrie se sont déjà donné la mission de dépister ces enfants en France, à Lyon (équipe INSERM du Pr O. Revol). Si possible, dès l’âge de trois ans !!!control-toys-lovely-strait-jacket Continuer la lecture de « Contrôler les enfants »

« Jeux d’enfant », samedi 6 avril 2013 à Lille

14ème COLLOQUE DE L’ALEPH ET DU CP-ALEPH

Samedi 6 avril 2013, à la SKEMA de Lille (Euralille), amphi A

Programme du colloque à télécharger en cliquant iciBulletin d’inscription à télécharger en cliquant ici

 » Explorant l’enfance où se joue l’avenir d’un être humain, la psychanalyse ne pouvait pas négliger ce que Freud appela « l’occupation la plus chère et la plus intense de l’enfant », – le jeu. En 1908, il le met à la base même de « l’activité poétique », issue de celle du fantasme. Tout enfant se comporte, selon lui, comme un poète ; il crée son propre monde. Dans son séminaire Les psychoses, Lacan entérine cette idée que le poète engendre un monde. Par contre, les Mémoires d’un névropathe du Président Schreber ne relèvent pas de la poésie, car leur auteur n’y crée pas un monde à lui, il décrit son aliénation extrême, étant donné qu’il est devenu l’objet de la jouissance de l’Autre. Freud prend, comme d’ailleurs l’enfant lui-même, le jeu très au sérieux : « Il serait alors injuste de dire qu’il ne prend pas ce monde au sérieux; tout au contraire, il prend très au sérieux son jeu, il y emploie de grandes quantités d’affect. Le contraire du jeu n’est pas le sérieux, mais la réalité1 ». Freud a raison d’y rajouter que l’enfant distingue fort bien la réalité et le monde de ses jeux et appuie même souvent son monde sur des objets réels. N’a-t-il pas observé comment son petit-fils Heinerle a su répondre au départ de sa mère et plus précisément à l’alternance de la présence et de l’absence de celle-ci par le jeu d’une bobine où il saluait l’apparition et la disparition de cet objet par deux sons que Freud interpréta comme les mots fort (absent) et da (ici) ?  »

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"Le cahier" : soirée cinéma débat

Projection du film suivie d’un débat
Vendredi 8 mars 2013 à 20h00

L’ALEPH et le CP-ALEPH, avant leur colloque « Jeux d’enfant », vous proposent d’assister à la projection, suivie d’un débat, du film iranien de Hana MAKHMALBAF: LE CAHIER

Ce film, sorti en 2007, parle de la vie quotidienne des Afghans de la région de Bâmiyân, où les statues des Bouddhas sont détruites car considérées comme impies. Il montre comment la guerre et la violence du monde des adultes influencent les enfants dans leur vie quotidienne, mais aussi que leurs jeux, s’ils restent des jeux d’enfants, peuvent être ambigus et marqués par la mort qui rode et menace leur existence, particulièrement celle des filles. Pour survivre, faut-il jouer à être morte ou l’être un peu?

Renseignements: ibaldet@aleph-savoirs-et-clinique.org, 06 24 68 26 42 

La soirée se déroulera à l’URIOPPS, centre Vauban

199-201 rue Colbert, immeuble Douai, 5è étage, Lille
Métro: port fluvial
PAF: 8 € – tarif réduit: 4 €

Le roman familial des névrosés par Sigmund Freud

(1909) [1]

Que l’individu au cours de sa croissance se détache de l’autorité de ses parents, c’est un des effets les plus nécessaires mais aussi les plus douloureux du développement. Il est tout à fait nécessaire que ce détachement s’accomplisse et l’on peut admettre que chaque être humain ayant évolué normalement l’a, dans une certaine mesure, réalisé. En vérité, le progrès de la société repose d’une façon générale sur cette opposition des deux générations. D’un autre côté, il est une classe de névrosés dont on peut reconnaître que l’état est conditionné par le fait qu’ils ont échoué dans cette tâche. Continuer la lecture de « Le roman familial des névrosés par Sigmund Freud »